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Je suis la souris, mais qui est le chat ? [Libre !]
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Mer 16 Aoû - 20:33


JE SUIS LA SOURIS,
MAIS QUI EST LE CHAT ?
RP Libre
Quelque part, un jour | L’Enfant avait basculé. Il se sentait traqué. Mais par qui ? Impossible à dire. Des formes mouvantes l’entouraient et semblaient se rapprocher dès qu’il leur tournait le dos. Des formes intangibles, mais pourtant bien présentes. Il les sentait. Il les entendait, même. Les sons étaient soumis à une étrange distorsion, comme passant par la pédale déréglée d’un guitariste new wave. Un bruissement se fit entendre derrière son épaule; l’Enfant se retourna en un sursaut apeuré, juste à temps pour voir s’enfuir un grand cerf deux fois plus gros qu’un véritable cervidé. L’Enfant n’en avait jamais vu hors de la Maison. Il était persuadé que tous étaient comme celui-ci, qu’il croisait si souvent ici, dans l’Envers. Grand, noir, menaçant mais pourtant toujours calme. Des yeux de braise qu’il dardait parfois sur l’Enfant, qui soutenait ce regard ardent sans ciller. S’il croyait l’impressionner avec ces yeux-là, il se fourvoyait. L’Envers était peuplé d’autres créatures bien plus inquiétantes que celles-ci.

Mais le Cerf n’était pas seul. Autour de lui s’agitaient toujours ces formes mouvantes qui semblaient devenir de plus en plus visibles et précises; leur couleur avait indiscutablement foncé depuis tout à l’heure. Oubliette se sentait piégé par ces forces inconnues. Il voulait les traverser pour leur échapper, mais cela signifiait s’en approcher, et rien que cette idée lui inspirait une terreur qui le glaçait sur place. Elles avançaient… et elles changeaient. L’Enfant se recroquevilla et mit la tête dans ses mains en tremblant, se forçant à fermer les yeux. Mais le yeux fermés, c’était pire. Derrière ses paupières closes, il y avait… autre chose. C’était là, cela s’approchait. C’était peut-être pire que les formes qui, elles, étaient bien là. Dans un sursaut incontrôlable, Oubliette écarquilla les yeux, sauta sur ses petites jambes et se mit à courir. Mais les formes étaient toujours là, toujours plus présente. Il se jeta sur elle et les toucha.

Il se sentit soudainement tomber, comme si un gouffre s’était ouvert sous ses faibles pieds. Il tombait, mais vers où donc ? Il préféra ne pas y penser. Il ferma les yeux, se concentrant sur l’idée de l’impact qui n’allait pas tarder à arriver, quand, enfin, sa chute prendrait fin…

Bientôt…

Et Oubliette ouvrit les yeux. Le véritable Oubliette cette fois, en chairs et en os. La pénombre l’entourait. Il se crut reparti vers les ténèbres de l’Envers. Pourtant, le décor n’avait pas ce vacillement si caractéristiques de ses escapades « là bas. » Le sol était ferme sous ses pieds, mais si dur… et si froid…

Oubliette se releva, époussetant son pantalon. Quelle poussière, ici… mais où était-il donc ?

Soudain, il comprit. Dans un état soudain, il avait du dévaler les escaliers menant au sous-sol. L’endroit était peu rassurant. Et si réel…

Réel, tout comme les pas qui venaient dans sa direction. Par réflexe, Oubliette fut pris d’une soudaine méfiance et recula en se plaquant contre le mur dans un renfoncement qui le rendait invisible. Quelqu’un ici, à cette heure ? Ou quelque chose…? L’enfant se rendit compte que l’effroi ne l’avait pas quitté. Il était toujours aussi tendu qu’avant. Mais que venait-il de voir, « là bas », au juste ? Impossible de se souvenir. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il se sentait bien mieux ici et que le nouveau venu venait trouver sa tranquillité à peine acquise.
© FRIMELDA


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Jeu 31 Aoû - 10:47

Je suis la souris, mais qui est le chat ?

Comme une inconsciente, te tu baladais dans le sous-sol. Tu avais entendu beaucoup de légendes sur cet endroit mais tu n’avais pas peur des racontars. Tu voulais voire ce qui se déroulait vraiment en ses lieux. Tu traînes ta petite main sur les murs sales en espérant y trouver une marque, un signe de la Maison. Mais tu ne trouves pas et ça te frustre. Puis tu abandonnes tes recherches et si tu jouais au soldat ? T’en as vu un dans un livre. Tu lèves haut les jambes et tu les claques fort sur le sol. Tu défiles, comme un petit pantin de bois. Ton visage affiche une expression très sérieuse, c’en est amusant à voir. Droite, gauche, droite, gauche. Tu patrouilles, tu vérifies si il n’y a pas d’ennemis dans ton chemin de ronde imaginaire. Ceux que tu inventes dans ta tête surgissent de nulles part et tu sors ton sabre imaginaire pourfendant ces intrus puis tu continues ta ronde.

Soudain, dans un renfoncement, tu en aperçois un autre. Celui-là, il n’est pas comme les autres mais tu ne t’en formalise pas. Après tout, un ennemi est un ennemi. Tu tends ton bras armée de ton sabre imaginaire et fais un geste brusque pour occire cette personne. Sauf que ta main touche quelque chose de mou. Tu t’aperçois que cette personne, c’est pas un ennemi imaginaire, c’est une vrai personne. Et si c’étais un vrai ennemi ? Que tu ais penser tellement fort que celui-ci était sortit de ton esprit pour se matérialiser devant toi ? Quoiqu’il en soit, tu es surprise et tu as peur. Tu recules précipitamment et te cognes dans le mur derrière toi. Si tu en avais été capable, tu aurais poussé un cri, mais tu ne peux pas. Tu te contentes d’ouvrir la bouche et de la refermer, comme un poisson. Tu caches tes yeux derrière tes mains. Tu pars sur cette règles enfantine qui dit que si tu ne vois pas l’autre, il ne te voit pas. Tu ne peux t’empêcher d’écarter tes doigts et d’observer celui qui te fait face.

Tu te rends compte que ce n’est qu’un enfant, qui a l’air aussi peu rassuré que toi. Tu veux le rassurer, et te rassurer par la même occasion, qu’il n’y a rien de grave. Tu essaies de te forcer à sourire et tu esquisses un timide coucou de la main droite. Qu’est-ce qu’il fait ici ? Tu aimerais bien lui demander. Tu fouilles activement tes poches et trouves ce que tu cherches : ton carnet et un crayon de papier. Tu l’ouvres à un page vierge et tu écris « Qui es-tu ? Pourquoi tu es là ? » puis tu lui colles sous le nez.


Je suis la souris, mais qui est le chat ? [Libre !]
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