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Æquo pulsat pede [CW: sexe]
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Vautour
Sam 12 Aoû - 11:16


ft. Matvey Lykov - Source

fiche médicale
Sous les Briques

je suis celui qui erre sans envers – ou plutôt la propriétaire du fange (désolée). j’ai toujours 27 ans, je suis toujours admin ici et je déroge à mes propres règles histoire d’occuper un peu plus le territoire *long ricanement* et je vous adore tous, surtout toi là (je ne dirais pas qui)


nom : Vitold Chokowski, le polak, le grand con, le croque-mort, le feuj, le lent, la désolation, le lombric, Cyrano, la déprime, traine-savates, le soupir, la noirceur, l’éther, a laissé la place finalement à un bref mais tournoyant Vautour. Avec sa chevelure noire, ses yeux bruns tombant et surtout ce pif qui pourrait vous écorcher la rétine, le titre était tout trouvé et pourtant, c’est à peine s’il y répond, encore peu habitué. Il est le fourmillement un peu malsain dans la chevelure des plus jeunes, un rien d’escogriffe trop maigre et trop grand qui s’avère presque impressionnant. Il est un professeur et un adulte avant tout mais pour tous ceux dont l’imaginaire travaille, il est ce chacal, ce ravaleur de cadavre, qui semble vous attendre pour vaciller à vos côtés et vous emporter prestement, dans ces grandes ailes qui lui servent de bras sans plumes, dans l’antre secrète de sa propre chambre, pour mieux vous dévorer, les jours de shabbat.

âge : 27 ans.

âge d'arrivée : 27 ans, nouvelle rentrée scolaire de 1992

origines : Polonaises

groupe : Adultes

rang : Le croque-science.

rôle : Professeur de Sciences

affiliation avec l'envers : Effacé

raison de l'admission : Prise de poste.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Fort heureusement pour sa stabilité mentale, ou le peu qui lui reste, Vitold « Vautour » Chokowski ignore tout de la sombre réalité qui se cache entre les murs de la Maison. Des traditions, des sacrifices, des meurtres et de la hiérarchie enfantine ne lui transparaissent que des bribes d’un joug un peu oppresseur de quelques enfants capricieux. Conscient d’être arrivé dans un établissement pour « enfants à problèmes » - à comprendre ici que les problèmes sont justement les enfants et ce qu’ils font peser à la société, par leurs identités étrangement naturelles, bien que distordues – il pose un regard presque vide, froidement distant, sur ce qu’il effleure à peine.

Mais de nombreux cas se pencheront bientôt sur son spectre pour mieux le faire tomber dans le concret viscéral des imaginaires de chacun. Pour l’instant ce ne sont que des rumeurs. Et beaucoup trop d’enfants à qui il manque la première phalange du pouce droit, étonnement…

Comment perçoit-il L’Envers ? —

C’est un rideau de théâtre qui ne s’est pas encore levé pour lui. Mais nul doute que par ce qu’il dégage, son Envers sera aussi ténébreux, crépusculaire et lugubre que lui-même.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —

Les enfants sont des âmes tourmentées, handicapées, broyées ou amputées qui s’essayent tant bien que mal de retracer la ligne de cette longue fourmilière qu’est leur existence. Ils s’agitent, s’empêtrent, tentant de reprendre le contrôle d’une société presque idéale. Condamnant, jugeant, pardonnant dans toute la cruauté que leur jeune âge fait resplendir. Ils sont tous immatures, mineurs et profondément enfoncés dans les sables mouvants de leur incapacité à comprendre le sens même de la vie. Ils sont loin des turpitudes des adultes extérieurs, de ces comptables, professeurs, médecins, soudeurs, plombiers, politiciens et autres araignées qui sévissent et les trient comme autant de dossiers, de formulaires biodégradables. D’une certaine manière, de les voir encore attaché à cet utérus que forme la Maison, Vitold envie leur avortement. Ils sont incapables de survivre hors de cette bulle et par ce principe, rattachés à tout jamais à son cordon ombilical. On les assiste, comme des machines et cette paresse de vivre, toute sauvage et inconstante, lui donne autant mal au crâne qu’il lui arrive de soupirer de convoitise.

Les adultes forment l’autre ligne extrême de leur barrière. Grands, fermes, enseignants comme maitres de science se chamaillent, se brisent des coudes dans une chevauchée fantastique à qui saura les ignorer, les mépriser ou les assister le plus possible, ces bambins bavant, béats et analphabètes. Ils sont comme un summum sur un tas de déchets. Une image terne de réussite. Ils sont diplômés, pour certains. Ils savent la vie et l’étirent comme du chewing-gum. Ils ont fait déjà un bon bout de chemin et se croient les marionnettistes de cette large scène. Ils sont ceux envers qui Vautour pourrait être le plus familier. Mais ce n’est pas le cas. Implacable de distance, il évite autant que faire se peut leurs existences. Se fatigue de leur sérieux, de leur parler américain, de leurs manières, de leur politique, de leur métrotomie, leur sexualité acharnée, si conventionnelle et banal. Ils sont hypocrites, faux, bonimenteurs, fades. Ils sont chiants. Tellement chiants. Tellement capitalistes.

En sommes, tout ce à quoi rêve Vautour ici-bas : c’est un lit douillet et un repos éternel.


Pensées en l'air


Marche lentement – économise ses mots – toujours vêtu de noir – extrêmement grand – extrêmement maigre – ne porte aucun bijou mise à part la grosse montre de son père – a toujours la nuque un peu penchée et douloureuse – parle polonais – pratique un judaïsme presque paresseux – respecte tout de même le shabbat, du vendredi soir à la fin du samedi – la nourriture polonaise lui manque – a donc souvent des aigreurs d’estomac – n’aime pas son métier – l’applique tout de même avec le sérieux qu’on lui connait – possède un carnet de dessin – fuit quelqu’un – peut-être même plusieurs – pratique le BDSM – bien évidemment personne n’est au courant – sa mère lui manque – paresseux – terne – a un énorme pif – ne correspond pas aux canons de beauté actuels – a fait pleurer une petite loir la première fois qu’il est entré dans la Maison – s’est fait d’abord surnommer Deuil – puis Médoc – puis une petite voix a chuchoté Vautour – essaye de rester à l’écart des règles de la Maison – considère d’ailleurs cette dernière comme une simple bâtisse avec son lot de chatons abandonnés – ne ressent pas vraiment de pitié – n’est pas dénué de sentiments pour autant – n’a juste plus la force de ressentir – ne l’a peut-être jamais eu – on le considère presque comme narcoleptique – voire comme dépressif – rêve effectivement à la mort – souvent.


Fragment d'Âme


Ils sont là. Ils me font peur. Père et fils, rassemblés pour un dernier adieu. La tombe avale tout juste celle qui n'aura eu de cesse de les aimer, enfantant pour l'un, nourrissant l'autre et je ne me rappelle que trop bien de ces mains douces un peu fripées qui caressaient le visage de mon neveu, quand il était plus petit que maintenant, l'amour qu'elle lui portait. Moi, déjà, Vitold me terrifiait.

Réchauffés par la présence de mon époux, aussi sobrement vêtu que je ne le suis, et sous la voix implacable du Rabbin qui prononce le Tsidouk Hadin, je jette quelques regards anxieux aux silhouettes derrière moi. Ils sont grands et nous dominent, mains croisées sur l’entrejambe et compassion inexistante – une raideur, à peine, une langueur et seigneur, ils sont moches. Si Hareld, le vieux, est déjà de cendre et de cernes, blanc et osseux, maigre et presque effrayant sous sa kippa, il est presque étonnant qu’à 16 ans à peine, son fils suive ses pas dans son dépérissement. Il reprendra la suite de ses aînés, comme tant d'autres avant lui et les Chokowski laisseront la marque de leur mal-être dans leur ressemblance malsaine. Dire que ma sœur a pu y contribuer me rend presque faible. Dieu sait que je les ai en horreur.

Tous ils sont osseux, vides et froids. Tous, ils parlent bas, semblent s'éreinter de socialiser et se fracassent au mur pour mieux nous éviter. Tous, ils excellent dans un domaine qui n'est qu'horreur, et tous profitent des larmes des pauvres gens pour perdurer dans leurs affaires blasphématoires de thanatopraxie, au sein de cet immeuble qu'Elena, ma pauvre sœur, tentait vainement de faire vivre.

J'agrippe la main de mon époux. Quand les autres se blottissent et crachotent leur morve, les vêtements déchirés au niveau du cœur pour marquer la perte, le vide, qu’Elena laisse derrière elle. Nous leur faisons peut-être pitié, s'ils sont capables d'empathie, mais à me tenir ainsi, le dos tourné, je sens peser sur ma nuque les yeux boueux de Vitold. 16 ans. Seulement 16 ans et déjà l’absence d’âme, de beauté, de gentillesse et d’intelligence qui sont pourtant le pendant de notre côté de la famille. 16 ans, l’âge de ma belle Agatha. Et de distinguer dans les lueurs le visage toujours radieux de ma famille, à mon âme se presse plus encore son contraire, leur présence qui reste dans la distance, eux qui ne se mêlent à rien d’autres qu’à eux-mêmes.

« Je ne veux pas qu'il s'en approche. » Et Anton de se tourner vers moi, aussi peu surpris qu'on pourrait l'être. Il connait mon désarroi et mon dégoût pour les Chokowski. Caresse plus doucement encore mon bras, met peut-être ma hargne sur le compte de ma perte, pour une fois. Je suis rapide à le détromper. « Il ressemble à un mort. Ils ressemblent tous deux à ce qu'ils préparent ! Leur emploi, leur foi, leur trogne leur... Il est hors de question qu'il fréquente Agatha. Enfin, Anton ! Nous ne sommes pas du même monde ! Nous ne sommes même plus de la même famille ! »

Et ce Vitold – ce gamin qui n’en est même pas un, avec son mètre 80 de désastre, maigre, osseux, laid à m'en faire frémir la nuque, les épaules quoiqu'un peu basses, la paupière lourde sur des cernes grandissantes et une vague odeur d’éther. D'un regard en arrière, je m'assure de leur distance. La moustache d'Hareld semble frissonner dans la brise - Boże mój, se pourrait-il qu'il pleure ?

« Je l'ai promis à ta soeur. » Me répond enfin mon traître de mari. Et offusquée, je manque de m'écarter. C'est à lui de me retenir et posant son regard clair sur la tombe fraiche du reste de carré juif dans cette ville désormais chrétienne de Solnica, chuchote bas. « La tuberculose l'a peut-être emportée, mais il lui reste un souvenir, une trace d’elle, ton neveu, et son père a insisté pour que le garçon connaisse autre chose que leur vie. »
« Parce que tu appelles ça la vie toi ? » Je manque de m'écrier et quelques têtes se tournent. Au regard que je leur lance, ni Vitold ni son père ne semblent nous avoir remarqué. Les jumeaux de costumes sombres à la cravate parfaite se tiennent épaule contre épaule, comme deux statues.

« Un anniversaire. » Je cède, peut-être pour mon malheur. Mais les larmes embuent bien vite mes yeux. Car si sa crinière noire et son nez tordu bien trop long sont bien de son père, ce regard marron, même un peu éteint, a tout pour me rappeler Elena. « Mais je ne ferai pas plus d'efforts pour eux. Et de toute façon, Agatha ne l'aimera pas. »

C'est tout ce que j'espère. Mais ce que je ne peux promettre. Et cela m'effraie.




Bras et jambes croisés, affalé sur une chaise, dans un complet noir aussi sombre que sa chevelure. Bien coiffé, poli, il a accepté un verre d'une bouteille rare mais n'en a pas pris une goutte - l'alcool ne le dégoûte pourtant pas mais entre cette pisse infâme et bulleuse et l'alcool à 50° dont son père se sert quotidiennement, il n'y a pas à hésiter. Il fumerait bien - malgré ses seize ans, cette habitude est comme une passation familiale, en plus de leurs nez tordus. Il soupire, une énième fois. Compte les zébrures discrètes au carrelage et s'enferme dans une bulle de réflexions anthropomorphiques, loin des rires, des discussions et des jeux de cette bande adolescente à laquelle on l'a forcé à se mêler.

C'est un anniversaire, somptueux et un gâteau a même été confectionné pour cette délectable occasion. Ils s'en sont empiffrés, bienheureux de changer des légumes quotidiens de ce village aux accents pittoresques. Et aux fenêtres brûlent un soleil haut, signe de victoire et de chance pour la jeune Agatha. C'est sa cousine, paraîtrait-il. Du côté de sa mère (pauvre maman) et tout ce qu'il en retient, c'est cette demeure luxueuse aux quartiers chics de Solnica – eux qui viennent de Varsovie, tout de même, quelle descente aux enfers – comme du regard désemparé et un peu furieux de sa chère tante.

Vitold compte les heures dans l'espoir d'un délai cordial de fuite. N'a pas le temps de penser plus, soigneusement dissimulé dans le coin d'ombre de cette cuisine plus froide que les autres pièces. Une jeune fille vient d’apparaître, les cheveux sombres maintenus par un bandeau blanc, la robe aussi claire et le sourire aux lèvres.

« Ah ! » Chante-t-elle gaiement. « Tu es là ! Je te cherchais parmi mes invités mais tu as su te faufiler ici sans que je ne m'en aperçoive. Je voulais faire ta connaissance. »

Vitold tourne son regard et dans le geste infime de sa nuque, on pourrait presque l'entendre grincer.

Loin de s'en offusquer, sa cousine vient sautiller de ses ballerines jusqu'à sa carcasse. Et s'assoie sur la table, avec la désinvolture de celles qui savent que rien ne peut leur résister.

« Pourquoi restes-tu ici ? Profite un peu de la nourriture, bois ton verre, viens prendre l'air ! »

« Je ne peux pas. » Répond le cadavérique. D'une voix basse, déjà trop grave. « Je suis allergique. »

Et Agatha rit.

« Maman m'a parlé de toi et de ta famille. Tantine a marié un thanatopracteur. Chrétien en plus. Et il parait que même cela, il le rate. Je ne savais pas ce que c'était – la thanatopraxie, j’entends – mais j'ai pu me renseigner de-ci-de-là. Et ça n’a absolument rien à voir avec la Hevra Kaddicha »
« Je sais… »
« Alors comme ça, tu t'occupes des morts ? » Vitold soupire. Déjà las. Éreinté de cette conversation à laquelle il ne peut se soustraire - par fainéantise plus que par flegme. L'école est déjà un supplice pour lui et il lui tarde d'avoir son diplôme pour obtenir ses droits d'entrée dans la petite école de médecine de Varsovie. Si la formation de son père commence déjà à aboutir, il y a encore tant de choses à apprendre que ses doigts en fourmillent. Et bien évidemment, la seule connaissance familiale ne lui parviendra pas à décrocher sa mention, sa licence de médecine tout d’abord, puis son année au sein même de celle qu’on surnomme « La Branche Sciée des Morts ».

En attendant, il y a elle. Et c'est déjà assez insupportable en soit pour ne pas lui rajouter un interrogatoire de trop longue durée. Surtout après le bûcher de sa mère, qui, assez confusément, commence à peine à lui manquer.

« Oui... » Murmure-t-il donc. Espérant la contenter. Bien mal lui prend.
« Mais je ne comprends pas. Si on les enterre. Pourquoi les préparer je veux dire… de manière… interne ? »
« On doit... les rendre présentables... » S'efforce-t-il d'expliquer.
« Certains sont en si mauvais état ? » « Oui... » « Oh - oh ! » Elle en balance les jambes, guillerette. La curiosité la faisant sourire mais rien, dans cette amabilité enjouée de jeune fille trop impétueuse, ne semble charmant, ou invitant.

« Raconte-moi un peu tout ça. J'ai une amie à l'école, vois-tu, qui a été emportée par un camion, c'est ce qu'on dit. On l'a retrouvé complètement déchirée sur le trottoir. Il parait que sa tête a fait le tour de sa nuque. Et que l'un de ses bras était… eh bien… dans un état où l’expression « la peau sur les os » prend tout son sens. Tu l'as peut-être vu ? »

Signe négatif de l'intéressé. Ils ne sont pas les seuls thanatopracteurs dans le coin et les juifs sont en petit nombre depuis la seconde guerre mondiale. Autant dire que le marché est presque florissant, surtout aux abords de Varsovie, voire à Cracovie.

« Tu m'as l'air si différent des autres. Toi, tu as sans doute déjà tout vu. Et nous, nous devons te sembler si peu intéressants... » Soupire Agatha à son tour, avant de lui jeter un regard en coin. « Mais tu sais ils m'agacent aussi. Ils sont bruyants et futiles. Et m'ennuient bien vite. Mère m'a obligé à les inviter mais c'est toi que je voulais. Je t'ai vu tu sais, à l’enterrement de ta maman. J'avais très envie de venir te parler mais je n'osais pas. Alors penses-tu, quand mère m'a dit que tu venais, j'ai sauté de joie. »

Grand bien lui fasse. Une chose qui ne changera sans doute jamais de ces prochaines années : sa volonté presque absurde d'être seul dans sa tranquillité. C'est un désir plus vivace encore que n'importe quelle flamme : celui de fuir la vie et ses représentations. Celui qui le pousse à sortir, paré d'une ombrelle. Et de répondre aux regards furieux ou angoissés, qu'il est seulement allergique, oui allergique au soleil – et à la vie dans son ensemble, à leur affreux quotidien.

Une leçon que son père lui a apprise. Maintes et maintes fois repassées. Et de manière assez obscure il repense aux mains de sa mère. A la façon dont elle prononçait son nom. A ce que sa disparition a changé pour lui. A ses pieds qui semblent s'enfoncer un peu plus au sol. Comme avalés par une ombre sournoise. Et à son unique intérêt qui perdure, maigre et essoufflé. Peut-être voué à disparaître à son tour.

« Il faudra que tu reviennes. Je veux que tu me racontes les corps. Je veux que tu me racontes tout ce que tu leur fais. Car tu les touches n'est-ce pas ? Tu as des couteaux ou des pinces. Ou des aiguilles pour les recoudre. Je voudrais venir te voir, à la morgue. Je veux te voir les travailler. Je veux voir leur splendeur - oh s'il te plait ! On ne montre jamais rien d'intéressant aux filles bien sages. »


Et elle rit encore, plus fort. Plus aigu (hihihi). C'est un peu perfide. Ça lui perce le crâne comme des tessons de bouteille - il ne pourra jamais l'oublier.

Mais la voix de sa tante hèle son nom, tout là-bas. Du côté de l'existence la plus saine. Et Agatha descend de table, flânant entre ombre et lumière. L'arrière un peu dansant, comme les jeunes filles qui savent d'instinct comment faire, pour allumer la flamme qui brûle aux ventres des hommes.

Celui de Vitold reste inerte.
Pour son propre mal.

« Nous nous reverrons. Je te ferai parvenir des invitations. On ira côtoyer ensemble leur Facilité. » Elle en parle comme d'une injure. Vitold n'a toujours pas tressailli.

Et elle part, en riant. La jolie demoiselle, aux théâtres des investis. Qui ne craignent pas la nuit, les monstres tapis sous le lit et oublient que ces cauchemars règnent en eux. Plus profondément enfoncés dans leur gorge que n'importe quel espoir, n'importe laquelle des continuités.

Le Début du Conte


Dix ans ont passé. Dix ans, l’absence d’une mère, dans les tréfonds d’un quotidien aussi lamentable que putride. Au son des cloches de fin de tant d’années d’études, d’un diplôme sévèrement gagné, et à peine le temps de s’en féliciter que le père a fini par disparaitre, lui aussi, d’un cancer aussi épouvantable que foudroyant, à l’ombre de ses quarante-trois ans. Seul Vitold reste, ainsi que quelques cadres photos, des souvenirs larmoyants sous un linceul de cendre et le hanoukkia, toujours disposé sur son buffet rituel pour l’hiver. Il n’est plus vraiment croyant, erre au Shabbat plus qu’il ne lit la Torah mais s’applique pourtant, à dormir, toujours dormir, s’éventant dans ses propres brumes, essayant de disparaitre loin du crochet de celle qui a fini par conquérir le territoire – chaque territoire – de son corps, et s’apprête désormais à grignoter son âme.

Agatha veut rallier son nom. Agatha se fiche bien de leur lien de sang, même ténu, même honni et des commentaires de sa mère qui a manqué d’en faire une crise cardiaque. Agatha s’acharne à être une bonne femme au foyer même si le foyer en question, c’est elle et les rejetons qu’elle veut lui imposer. Le futur est un crépuscule de dentelle et de rires perçants et rien que de le percevoir, dans ses pensées, lui donne foutrement mal à la tête. Alors il travaille, même si ce n’est pas synonyme de paix car il y a quelque chose de viscéralement malsain dans ses poursuites hasardeuses. Et la dernière fois, la toute dernière fois, c’est bien sur la table d’autopsie qu’elle a voulu baiser.

Finalement, les fourmis au bas-ventre ont fini par venir, appelées par une chair peu délicieuse, presque faisandée. Un rituel acharné dans lequel il se meurt, dépiauté comme un pourceau, dépossédé de ses sensations. Il ne jouit pas, n’en a pas besoin tant qu’il la satisfait elle. Et se sangle à ses chaines dans des soupirs trop profonds.

Oh, il ne dirait pas qu’il est martyrisé. Mais c’est l’enfer à coup sûr et il n’était pas certain, avant ça, qu’une juive comme Agatha puisse faire cela. Seulement, les croyances et la religion ne sont rien face à son propre culte. Elle est le temple, le dieu et le fouet. Elle est celle qui commande selon ses caprices et obtiendra tout ce qu’elle voudra.

Une humaine, pourrie gâtée, quoiqu’on en pense. Et pourtant c’est bien de lui dont on se méfie de la nuisance.

Il subsiste pour autant une seule liberté. Née de ses pensées vagabondes un rien revancharde quand la poussée de ses hormones lui laisse la possibilité de haïr et de reprendre. Quelque chose qui s’est forgé dans quelque chose de plus net qu’une simple colère brutale. Quelque chose de plus froid et de plus conciliant, comme s’il voulait lui prêter ses chaines, ou apprendre des siennes à être un peu plus lui-même.

Ce n’était qu’un croquis, une idée ébauchée. C’est devenu depuis une véritable bibliothèque. Des graffitis et des parchemins d’amour enchevêtré. Quelque chose qui sonne sale mais qui est inexplicablement parfait. Quelque chose d’aussi noué que son abdomen. Quelque chose d’aussi battu que ses propres sentiments. Et dans ces cordes, dans ces frappes, dans ces rougeurs flamboyantes de cire chaude et de picotements électriques, se cache là la vraie beauté essentielle. Le pardon. La fin d’un ressentiment et le contrôle absolu sur lui-même.

Pourtant, il est presque sûr, étonnement, qu’Agatha détestera. Ne s’attachant qu’à la vision simpliste d’un pêché bon à reprendre. Alors il dessine et se tait. Dessine et s’accomplit en tant qu’homme sans le vouloir. Dessine et attends que le monde vienne à sa fin.

Le mariage est prévu pour janvier 1992. Agatha aime les mariages d’hiver.

Lui voudrait mourir.





« Vitold ! » Sa voix perçante fait vriller le cristal des chandeliers et tandis qu’il referme la porte de l’accueil, affichant fermé, une sourde angoisse le fige. Août s’étiole en de rares pics de chaleur qui lui font larmoyer le front et aujourd’hui, Agatha a décidé de faire « un brin de ménage ». A savoir chasser les affaires de sa mère loin de ce qui pourrait attirer un semblant de sensibilité chez son fiancé. Et possiblement rattraper le grand lit pour en faire une couche nuptiale. Si la tante a coupé les ponts depuis quelques mois déjà, il ne passe pas un jour sans qu’il soit tranquille. Et soupirant, monte les marches de l’escalier, subissant l’ordre.

« Vitold viens ici ! »
« J’arrive… » Murmure-t-il, sachant qu’elle ne l’entend mais devine sans peine sa presque supplique. Et toujours vêtu de noir il franchit le couloir, jette un regard languissant à son ancienne chambre d’enfant – comme tout était plus simple alors.

Avant de comprendre. Agatha n’est pas dans la chambre de sa mère.

« I-ci ! »

Mais dans le boudoir de la bibliothèque.

L’éclair lui délave le teint. Et avançant à reculons, il entend le bruit des pages qu’on tourne comme du pied qui martèle le sol impatiemment. C’est à peine s’il se profile dans l’encadrement, sachant déjà le sort qu’on lui réserve.

Splendide en robe bleue et tablier blanc, les cheveux remontés sur un visage toujours poupon, Agatha relève ses yeux clairs vers lui. Et sourit, faussement.

« Ah ! Te voilà ! Tu me fais attendre. Moi qui voulais te montrer ma découverte… »

Elle hausse un sourcil. Fait claquer le cahier à la reliure de cuir et sous le manque de réponse du thanatopracteur, lève le ton.

« Tu ne dis rien ? » Dans ses tourments, elle crie presque. « Oh allez ne fait pas cette mine. Tu as fait exprès de laisser traîner ça là. » De fait, c’était passablement caché. « Pour que je le trouve et que je le juge. Je me disais que ça pouvait appartenir à ton père – il m’a toujours semblé un peu tordu et les dessins ressemblaient à ta mère mais alors là. Quand j’ai vu la signature… j’ai déchanté. » Elle siffle. Guère impressionnée en vérité.

Et Vitold comprend, dans son mal-être, que cette petite garce qui deviendra bientôt sa femme est folle de joie.

« Quelles saloperies… » Murmure-t-elle en souriant. Revenant aux esquisses. « Ça attache drôlement dans ton petit bouquin. C’est donc ça que tu avais en tête quand je te demandais de coucher ? Tu m’étonnes que tu n’y sois pas allé de grand cœur… »
« Coucher avant le mariage est pêché… »
« Oh ne me sors pas ton couplet de bon juif. Toi et moi savons très bien à quoi nous en tenir à ce sujet. Les apparences, tu les laisses pour les autres. Tu parles à ta petite femme là. Il est normal que je te sois possédée. »

Tu parles, ronge Vitold avec crainte. C’est bien lui le plus mis en cage.

« C’est élégant tout de même, toutes ses suspensions. Et cela, en bas à droite c’est quoi ? »

« … »
« Réponds. »
« Un godemichet. »
« Celui-là aussi tu l’as inventé ou tu en es devenu expert ? T’envoyer à Varsovie pour terminer tes études aura du bon. »
« Agatha. »
« Si c’était pour côtoyer des putes par contre et prendre des notes avec des cordages et des se… »
« Arrête. »
« Arrête ? Moi je dois arrêter ? » Elle brandit le livre, comme une menace. « La thanatopraxie c’est une chose mon cher, tes délires putrides avec tes cadavres aussi. Mais si tu penses lever la main sur moi, tu peux te brosser. Je pensais, disons, peut-être essayer. Avec une ceinture… quelques liens. Allez, pour te récompenser. »

C’est presque s’il ne sent pas son cœur bondir à cette idée. Et Vitold de se haïr d’être presque empressé d’espoir. Evidemment, c’est une faille dans laquelle Agatha s’engouffre immédiatement. Car rien ne peut venir de lui – non absolument rien. C’est à elle, et à elle seule de tout contrôler. De sa vie, de son métier, de ses habits même de ses rêves.

« Mais tu peux te la mettre derrière l’oreille si tu crois exercer sur moi ta petite vengeance d’attardé. »

Elle en est presque fière. Relève un rien le menton. Et agite son chiffon de l’autre main.

« Tu vas me prendre tout ce que tu as pu avoir comme idée folle dans ta petite caboche, l’extirper, le dessiner et quand tu auras expié, nous irons brûler ça dans la cheminée. »

Expié. Quelle pute. Le vocabulaire qui l’arrange quand ça lui permet de gagner.

Vitold en serre les poings.

« Je n’ai pas entendu. »

« … »
« On dit « Oui, Agatha. »
« … »
« On dit »
« On dit non. »

C’est sorti tout seul, je te le promets. Je n’y pensais pas vraiment et cela a bondi comme un lapin sur ma langue. Mais à te voir toute ébouriffée, avec les yeux qui te jaillissent des orbites, ça valait le coup d’être un peu moins con.

Il respire mieux à présent.

« Je dis non. »
« Vitold. »
« Je ne les brûlerai pas. »
« Vitold. »
« Je refuse, c’est à moi, c’est personnel et même si ça ne te plait pas j’ai le droit d’avoir un jardin secret. »

Le livre passe à quelques centimètres de son visage dans un tourbillon de pages et de dessins érotiques. Il doute qu’elle ait fait exprès de le rater. Surtout quand un autre suit aussitôt le tracé et vient le poursuivre dans le couloir.

« C’EST MOI TON JARDIN SECRET PETITE MERDE. C’EST MOI TON SEUL JARDIN SECRET TU ENTENDS ! ALORS TU VAS M’EMBARQUER TES SALOPERIES CAR JE NE COMPTE PAS PARTIR SANS QUE TU TE PLIES A MOI ! »

Il vacille près des escaliers. Et elle le suit encore, les ongles agrippant son cauchemar. Secouant ce peuplier de noir sans l’ombre d’une faiblesse. La garce est folle, la garce est forte. Et il manque de se prendre les pieds dans le tapis, éberlué.

« ESSAYE ENCORE UNE FOIS DE DESSINER TES PUTES TOUTE ATTACHEE ET JE TE JURE QUE JE TE »
« Je les brûlerai. »

Il y a un moment de pause, dans tout leur univers de poussière. Et c’est presque si elle hésite. De peur peut-être. De joie ?

« Qu’as-tu dit ? »

« J’ai dit : oui, Agatha. »
« … Ah ! »

La gifle cueille sa joue. Et ce pincement de douleur inévitable est comme une ancre.

« Ne t’avise plus jamais de me manquer de respect. Tu entends ? »
« Oui Agatha. »
« Bon. Bien ! »

Bon chien.

Il évitera de sourire, pour qu’elle ne puisse lire en lui. Ramasse simplement les carnets et l’écoute chanter ses retrouvailles à son ouvrage. De loin, ainsi, par l’encadrement d’une fenêtre, on pourrait presque croire à ce semblant de perfection qui l’agresse.

Agatha fait en sorte que tout soit tel qu’elle le veut. Jusqu’à racler, écorcher s’il faut la moindre individualité.

Vitold se contente de répondre « Oui, Agatha » presque sans y penser.

Jusqu’à laisser filer les jours comme les mois.

C’est en novembre, l’histoire oubliée, les cahiers finalement non brûlés, qu’elle rentre des courses, ses commissions en main. Posant sacs et gants, écharpes et bonnets, sur la table de la cuisine, elle le hèle. Perd patience, crie son nom. Attends dans l’indifférence, d’une neige qui n’en finit pas de tomber.

Il n’y a que le silence, les bougies éteintes. Quelques affaires qui manquent dans la commode comme une valise, sous l’escalier.

Les « Oui Agatha » et ce qui lui restait d’individualité, ce jour-là, s’en sont allés.






« Nom ? »
« Chokowski. »
« Prénom ? »
« Vitold. »
« Pays ? »
« Pologne. »
« Raison de votre visite ? »
« Visa de travail. »
« Avez-vous déjà répondu à une offre vous concernant ? »
« Non… »

Les néons explosent des caillots de sang au creux de son regard fatigué. Penché sur sa chaise, il est comme un géant qu’on aurait replié jusqu’à atteindre la bonne taille. Il a la main fermée sur une valise un peu vieille. Des chaussures pourtant neuves aux pieds. Il a autour du cou une cravate d’ébène. Et ses cheveux sont bien coiffés.

Kylie le pensait plombier, ou maçon, comme de nombreux autres. Mais à distinguer les lignes vives de son dossier, elle pince un peu les lèvres, soupire tout bas. Encore un énième cas de ce que l’administration peut produire en ce temps.

« Je vois que vous êtes diplômé de médecine, à Varsovie ? »

« Oui. »
« Thanatopracteur de profession ? »
« C’est exact. »
« Vous vouliez continuer dans cette branche ? »
« Précisément. »

Alors Kylie va avoir une mauvaise nouvelle à annoncer à monsieur Chokowski. A ses risques et périls. Le dernier immigré ayant manqué de lui coller une châtaigne en apprenant le sursis de son visa de travail. Mais c’est toujours ainsi, aux petites mains d’apprendre la vérité qui se languit de mordre derrière le rêve américain.

« Ça ne va pas être possible. »

Immanquablement, il fronce les sourcils.

« C’est votre parcours. »
Explique-t-elle en s’excusant presque. « Vous devez avoir un équivalent master ou une formation de trois ans en thanatopraxie. »
« J’ai une licence et une année, en plus de mon passif personnel. »
« Cela ne compte pas. Ici, les expériences ne valent pas les diplômes et c’est sur votre diplôme que vous avez été accepté. Seulement il y eut une erreur. »

Il ne semble pas comprendre.

« Regardez. » Pointe-t-elle du crayon, entourant son cheminement. Son résidu de vie. « Deux ans. Il vous manque seulement deux ans pour avoir l’équivalence. »
« Mais j’ai travaillé, de manière plus que correcte. J’avais mon propre établissement… »
« Pour trouver une place ici, il nous faut un peu plus. »

Son crayon tape trois fois et à chaque coup, elle le voit s’affaisser comme en rythme. Avec son grand nez comme une perche un peu triste. Sous le son des premières postes électroniques qui remplaceront bientôt les cliquetis des machines à écrire.

« Ecoutez… Votre visa expire dans six mois. Vous n’aurez jamais le temps. Je peux vous trouver une place ailleurs… Savez-vous eh bien… vous connaissez un peu la plomberie ? L’électricité ? Les cultures ? »
« Je suis thanatopracteur. Je veux exercer ma profession. »
« Editer votre visa pour reprendre vos études vous coûterez énormément de temps et d’argent. Il faut que vous travailliez ou vous serez bientôt à la rue. »

Il sait. L’hôtel qui l’abrite prend déjà cher et ampute suffisamment ses économies. Mais ce n’est pas le moment de regretter son départ précipité. Plus rien ne le retient à Solnica.

« J’ai… j’ai par contre une solution un peu risquée mais qui se tente. »


Il soupire. Et loin d’en prendre ombrage, Kylie sourit, vient lui tapoter sa main avant de fouiller dans ses dossiers.

« Avec votre licence, vous avez de quoi être utile ailleurs. Il vous faudrait seulement un diplôme supplémentaire. »

« C’est trop long. »
« Pas celui que je veux vous proposer. Formation en six mois, rien de bien méchant. Pour être professeur suppléant de sciences. J’aurais même un poste possible pour vous. Ils en changent quasiment chaque année, personne ne tient le coup et je les sais assez désespérés. »
« … Pour être professeur ? »
« Oui, ce n’est sans doute pas le graal pour vous mais ça pourrait vous permettre de tenir ? »

La chaise racle sur les carreaux. Lentement il se déplie.

« Merci mademoiselle Malcolm. »

« Attendez ! Hey ! » D’un geste elle le rattrape. Et cherche son regard.

« Six mois. Vous passez ça, vous obtenez votre Diplôme d’Aptitude aux Fonctions D’Enseignant. J’envoie votre cv à un établissement réservé pour des gamins en difficulté. Faible niveau d’apprentissage. C’est du quatre heures par semaine, six grand maximum. Vous êtes nourri logé, tout ça tombe dans votre poche. Vous vous inscrivez dans une fac de médecine. Vous passez votre équivalence en deux ans, en auditeur libre. Une fois diplômé vous revenez me voir et je vous promets, oui je vous promets de vous aider à fonder votre propre cabinet de thanatopracteur. Mais laissez-moi une chance de vous aider, monsieur Chokowski. »

Elle est là, avec son visage rond, ses espoirs de même pas trente ans, ses grands yeux bleus. Une fille qui veut s’accrocher à ce rêve pour essayer sans doute de remédier aux siens. Dans dix ans, elle sera aigrie, raciste, désabusée et les chassera sans même les regarder. Mais pour l’instant elle est jeune et pleine d’envie.

Et elle serait sans doute merveilleuse une fois ligotée.

Vitold soupire encore. Abandonne la partie et se rassoie. Sur un sourire satisfait de Kylie qui n’est pas sans lui rappeler Agatha.

Ah, les femmes.

« Et ça serait où, votre établissement pour jeunes à problème ? »


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Pieds-Nus
Sam 12 Aoû - 11:39
Hello et rebienvenue! hi Oh comme il est intéressant! Ca ne m'a pas échappé qu'il possède un carnet de dessins. Je viendrai te quémander un petit lien. <3 J'ai hâte de voir comment il va se débrouiller dans La Maison.


Lorian gribouille en #99cc66.


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Vautour
Sam 12 Aoû - 12:12
merci pour ton message adorable pieds-nus ! je vais te décevoir, le carnet de dessin est top secret mais il est certain que vautour, tout professeur qu'il est, restera très attentif aux créations des loirs donc nous verrons une fois validé pour un lien !


Rigor Mortis
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Pieds-Nus
Sam 12 Aoû - 13:00
Ah oui oui, quand je parlais du carnet de dessins, ce n'était pas pour le voir, mais pour le côté artiste/dessinateur. Et pour éventuellement, faire une base pour un lien. ^^ On en reparlera quand tu seras validé. <3


Lorian gribouille en #99cc66.


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Richter
Sam 12 Aoû - 16:16
comme on dit, rebienvenue !!!
ce personnage est magique et le "tueur de fleur" m'a achevé, ça lui va parfaitement bien et cette musique est magnifique (j'y suis peut-être un peu attachée car c'est un thème song d'un de nos otp avec le bouché //die)
je pose ça et je me cache

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Fange
Sam 12 Aoû - 17:17
*note donc que richter a très bon goût*




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Ours
Sam 12 Aoû - 19:15
Oui ce collegue je l'attendais tellement.
Le corps professoral aux noms d'animaux c'est beau

Et il est beau lui, dans sa juiverie (posté la fiche un shabbat en plus haha)

Bref je veux un lien on discute cela quand le coeur t en dis


Merci Quenotte:
 
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Vautour
Sam 12 Aoû - 20:45
j'avouuuue (pour le shabbat)
l'ironie est palpable heiiin ?

et je veux un rp avec toi. c'est fioutu. j'ai l'idée en tête depuis des plombes, c'est ça qui a motivé mon inscription un peu plus... *jette un regard au délai*

on va rien dire hinhin

à très vite !


Rigor Mortis
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Moustache
Sam 12 Aoû - 21:05
J'ai mis un peu de temps à lire cette fiche au vue de la taille, mais au final elle passe toute seule. héhé
Ce perso me rappelle un autre que j'ai déjà croisé quelque part *clin d’œil*

Re bienvenue à toi mister croque prof, et qui sait peut être à un de ses quatre en rp. sebastiancastellanos


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Brèche
Sam 12 Aoû - 21:50
Re-bienvenue comme on dit ! Comme d'hab ça se lit d'une traite, on veut en savoir plus et le découvrir via les rps, savoir si un jour Vautour chutera dans l'Envers lui aussi. (et il a de très bons goûts au sujet du bdsm je suis sûre fabulous )



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Vautour
Sam 12 Aoû - 21:55
je vous adore, merci pour vos petits mots vous êtes juste trop chou *sourit*

le bdsm et la mort = le bonheur.


Rigor Mortis
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Quenotte
Dim 13 Aoû - 22:59



Tu es validé




Ohmagranderouge.
Même si j'étais au courant je ne me lasse jamais de découvrir Vitold, qu'importe le contexte et la manière dont tu amènes sa présence. Vitold est beau, tout charognard soit-il. Il se pourrait bien qu'une fée se pose sur le bord de ton lit à force de persévérance.
Comme toujours, je n'ai rien à redire et je te laisse faire de nouveaux premiers pas parmi nous, dans l'attente de te croiser très bientôt en rp sous ce visage ma foi fort agréable.








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