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Les Apparitions
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La Rouge
La Rouge
Ven 23 Juin - 19:41



Apparitions


Ces personnages intrinsèquement liés à La Maison pourront occasionnellement apparaitre dans vos rp, plus particulièrement au cours d’animations et d’event. Vous pouvez également en faire la demande en contactant La Maison par messagerie privée. Sachez par ailleurs que nous vous encourageons à les citer au cours de vos aventures, à l’instar des prédéfinis qui font partie de l’univers quotidien de La Maison.

La Grande Rouge – Créature des murs.



La Maison est secrète. Elle est terrible, farouche, animal blessé muré à sa propre forêt.

Plus qu’une bâtisse, elle apparaît parfois, animale lors des plus sauvages rituels qu’effectuent les pensionnaires en son nom. C’est une créature famélique, sans voix ni genre qui s’élève, arrache, chéri et dévore. Les Sacrifices sont sa pitance, les contes l’eau à laquelle elle s’abreuve. Elle est reine de L’Envers, sa couronne toute de ramure élevée, déchirant l’obscurité des nuits égarées. Gare à son passage, aussi dévoué puissiez-vous être. Les mâchoires ne font aux visages pas de différence et la faim tenaille, perpétuelle à sa gueule rasoir.

Membres élimés pour crinière écarlate, elle se traîne de temps à autre sans jamais toutefois trop en dévoiler. Instinctive, sauvage, dénuée de paroles. Seuls quelques malheureux s’essayeraient à la comprendre, la défier d’un regard. D’autres, encore, ont fait les frais de leur curiosité, revenant avec quelques entailles, quelques plaies bien méritées. On ne dompte pas La Maison. On ne musèle pas les bêtes.

Les Cerfs eux-mêmes se montrent prudents à son égard. On la craint, on s’en tient savamment éloignés aux moindres apparitions, assourdi de respect. On la vénère et, pour les plus inconscients, on l’aime.

Profondément.

Mise à jour du 01/04/2108 : Elle n'était qu'une enfant. Une rescapée d'après-guerre laissée à La Maison. Elle était Reine et arpenteuse de L'Envers plus douée que quiconque. Elle était souveraine jusqu'à ce qu'on l'emmure. Qu'elle rennaisse dans La Maison au travers des âges, à la recherche d'un Roi réchappé de la mutinerie.

Banshee – Légendaire chef des Cerfs.



Cerf Blanc, royal.
On l'appelait aussi La Cigogne.
Qui était donc Banshee ?

Nombreux étaient ceux à se poser cette question quand le garçon déambulait à travers les couloirs, emmitouflé dans ses ponchos, couvertures et écharpes. Banshee le frileux, le débraillé aux pieds fourrées dans des chaussons à gueule d'animaux en peluche. Étrange gamin tout blanc, tout de neige ou de sucre. Albinos aux yeux de verre.

Imperturbable adolescent modelé dans le moelleux crépitant d'un nuage. D'une infrangible douceur que l'on qualifiait volontiers d'implacable. Jamais anxieux ni pressé en rien, et pourtant compétent, toujours présent aux moments opportuns. Aussi nébuleux en ses révélations que la Maison elle-même, prodiguant d'obscurs conseils, émettant réflexions et posant des sentences d'une voix délicate. Une langueur éthérée, un charisme relevé d'un imperceptible et doucereux malaise- l'apaisement du tombeau auréolait Banshee. Il n'en reste à ce jour pour la plupart des élèves qu'une simple silhouette à l'aura lénitive.

Qui était donc Banshee ? Aîné paisible veillant sur toutes ses ouailles, les initiant au mysticisme de la Maison. Une asphyxie frémissante au plus profond de la nuit. Qui était donc Banshee ? Sinon un prophète silencieux. Le plus influent et effacé des chefs.

Le dernier des grands disparus. L'échappé de la réalité, à jamais insaisissable. Et pourtant, il se chuchote qu’il erre encore en ces lieux. Qu'il est possible de l'apercevoir dans les méandres de L'Envers...



La Blanche – Celle qui aimait les Pinpins.



Elle s’appelait Sylvia et elle était belle comme un cœur. Mais elle a oublié son nom (Je suis Sil, ou la Blanche maintenant hihihi) Toute blonde, avec ses grands yeux verts d’eau. Toute heureuse, toute gentille et toute jeune, l’infirmière. Avec sa douceur maternelle du haut de sa vingtaine, c’était à se demander ce qu’elle fichait ici. Elle était celle qui racontait toujours de belles histoires. Qui vous peignait les cheveux. Qui collectionnait les lapins et dans L’Envers, tout n’était qu’un grand pré de lagomorphes blancs aux yeux rouges. On disait seulement d’elle qu’elle aimait trop et qu’elle était trop stupide. Que quelque chose dans sa tête s’enclenchait peut-être un peu mal, comme une horloge aux rouages coincés. Que parfois, peu souvent, elle se perdait.

Mais c’était avant. Avant que les souvenirs n’atteignent cette époque. Avant que les voix ne racontent son histoire. Avant le Grand Bain de Javel. Noyée, la petite joliette. Délavée, comme une sœur de Banshee. On l’avait retrouvé flottante dans un bassin, encombrée de draps et de lessive. Morte dans ses produits chimiques. Toute nue, comme à la naissance.

Puis L’Envers l’avait emporté.

Elle veut de la couleur ! Qu’elle chante et rit et danse. Elle veut aussi vous aider, vous qui êtes si mignon, vous qui êtes à croquer. Elle a les bras encombrés de lapins. Elle est toujours toute nue, comme sortie de son bain.

Mais faites bien attention, vous les imprudents, les trop jeunes, qui pourraient croire en sa sympathie. Car La Blanche a aiguisé ses dents et la couleur, elle la trouve dans votre sang. Son intelligence, elle la picore dans votre cervelle. Et sa couche, elle la creuse dans votre intestin grêle.

Elle ronge et griffe et mort et son rire suraigu vous perce comme des aiguilles.

Maintenant elle n’est plus La Valide, La Blanche. Et ne vous aidera pas à l’être. Fuyez fuyez, prenez soin de vous. Et ne vous laissez pas emporter par les histoires qu’elle tisse autour de vous. Comme la pire, la plus morfale des araignées.


Le Grand Pape – Directeur actuel de La Maison.



Le Grand Pape. Et pourtant, sans foi. Ni en un Dieu quelconque, ni même en son travail. Il a trop vu au cours de ces années pour ne pas être devenu insensible aux marmots qui peuplent la Maison, à leurs malheurs aussi bien qu'à leurs rires. Car la plupart d'entre eux sont déjà perdus. Ceux qui ne sortiront jamais que pour aller s'enfermer dans une autre institution, comme ceux qui s'en iront ricocher dans le monde extérieur. Alors qu'importe ? Leurs peines et leurs joies ne l'atteignent plus. A vrai dire il les craint. Les trouve presque écœurants, d'être aussi désaxés, aussi semblablement détruits d'une année à l'autre. Un peu plus inquiétants à chaque nouveau Départ.

L'odeur de leur peur a imprégné les murs. Il a fini par ne plus y prêter aucune attention, pour éviter de la ressentir lui-même, de partager leurs frayeurs irrationnelle et leurs croyances stupides. Et pour cela, se parfume. Lui et son bureau, à l'excès. Pour flotter en son nuage, en son brouillard, telle une divinité indifférente aux braillements de la plèbe.

C'est un homme sélénite qui semble ne pas croire à la réalité de ce qui l'entoure, qui n'a cure d'être écouté, ne pose qu'un regard vague sur des enfants dont les traits lui échappent dans un tourbillon de chair-glaise moite de sanglots et de bave. Bien involontairement happé dans le délire des pensionnaires de son établissement- convaincu d'y avoir échappé, mais bel et bien prisonnier, comme eux tous, de son rôle, et ne faisant que souligner la tangibilité de cet univers qu'il aspire à renier par son indifférence. Par sa propre évanescence.

Car enfin, à vouloir se tenir éloigné de la Maison, il s'est fait à l'image de L'En-Dehors pour tous ceux qui l'habitent : dénué de substance et d'impact, intervenant sporadiquement pour maintenir le grand navire à flot. Morne et inchangé. Rouage nécessaire au bon fonctionnement de la machine Écarlate, et semblant incapable d'échapper à sa danse mécanique.


Tête d'Ampoule – Ennemie numéro un.



Ce n'est pas là une Apparition comme les autres. Mystérieux ennemie, sans visage et sans nom, iel s'est manifesté(e) pour la première fois lors de la Fête des Loirs, cherchant à se saisir de l'émail en bataille à même la bouche trop tendre d'une enfant errant dans les couloirs déserts. Mais iel n'en était pourtant pas à son coup d'essai, comme le découvrirent vite les pensionnaires.

Lancé à sa poursuite, un groupe d'enfants apprit que sous les traits d'une ballerine de verre habillée de brouillard, cet être était maître d'un Envers sinistre, comme étranger à celui de la Maison. Ballotés au sein de ce royaume fluctuant et infernale soumis à la volonté de Tête d'Ampoule, les pensionnaires réussirent néanmoins à fuir son harcèlement en unissant leurs forces, et l'ennemie en déroute, son Envers se tordit au diapason de la Maison elle même. Tous furent vomis au sein d'une pièce jusque là oublié dont la porte avait été renvoyée au plâtre épais des murs.

Ils y trouvèrent des dents. Plusieurs centaines -milliers ?- de dents de lait mises en bocaux, garnissant des paniers, soigneusement entreposées ici au cours des ans. Mais à quelle fin... ? Au matin suivant, elles avaient de nouveau disparues.

Depuis, Tête d'Ampoule s'est rendue coupable du meurtre de Morphée- et peut-être d'autres horreurs encore. Nul n'a encore découvert son identité, mais une chose est pratiquement certaine : la méchante Fée des Dents n'est pas qu'une création de l'Envers. Qui qu'iel soit, il s'agit d'un(e) Adulte ou d'un(e) Enfant qui est ou a été des vôtres. Et son influence continue à s'étendre.

Quelles sont les motivations de Tête d'Ampoule ? Depuis combien d'années agit t'iel dans l'ombre ? A t'iel fait(e) d'autres victimes ? Peut-on lui imputer d'autres évènements inexpliqués ? Saura t'on l'arrêter avant qu'il soit trop tard ?

Répondre à ces questions est une nécessité. Et le faire sans tarder pourrait s'avérer être, pour certains, une question de vie ou de mort.

Autres personnages non joueurs.


Le Borgne – Second du chef des rats. Petit blond discret et respectueux au visage balafré. Informateur et messager. Fidèle à Fange plus que de raison.

Aspirine – Ancien chef des rats. Solide et teigneux. Avait tendance à viser la tête. (Tué par Fange lors d’un coup d’État, peut être cité.)

Papy – Loir. Organisateur d’un atelier littéraire plus ou moins clandestin. Trafiquant de livres divers. Râleur radotant. S’amadoue avec du chocolat. Presque sourd, et n'y voit rien sans ses (énormes) lunettes.

Chaman – Cerf. Préparateurs de potions et de drogues diverses, quand ce ne sont pas des amulettes ou des préparations culinaires des plus douteuses. Rouquin frêle et nerveux aux hallucinations délirantes. Semble planer la plupart du temps. Lis l’avenir, paraît-il.

Vésuve le Crevard – Rat. Teigne discrète connue pour ses longs cheveux bleus et ses éruptions colériques. Gueule d’ange envieuse scotchée androgynie habillée de résilles, de froufrous et de cuir. Stalker professionnel de tous vos secrets. Bac + 6 en persiflages mesquins et venimeux. Ses vengeances sont terribles.

Morphée – Loir. Pensionnaire plongé(e) dans le coma et ne quittant jamais le Sépulcre. Plus personne ne sait s'il s'agit d'un garçon ou d'une fille ; n'apparaît que dans l'Envers, sous la forme d'un androgyne vêtu de draps d’hôpitaux cousus et épinglés de seringues. Produit des bruits d’accordéon avec ses membres, est toujours accompagné(e) d'apparitions spontanées de coquelicots.
Décédé(e) lors du deuxième Event

Fantôme - Cerf. Garçon châtain, pâle et discret, engoncé dans des vêtements informes. Deuxième cerveau de la plupart des Cerfs et homme à tout faire constamment affairé à servir les membres de son groupe. Anticipe toutes vos envies, connaît les lacunes de votre mémoire et apparaît toujours sans un bruit quand le moment est opportun. Voix intolérablement douce. S'occupe de faire le ménage du Dortoir, prends soin de tout le monde sans qu'on s'en aperçoive. On le dit capable de remettre une mèche de vos cheveux en place sans se faire remarquer. A toujours du chocolat à distribuer sur lui.


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