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Soirée télé
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Quenotte
Ven 11 Aoû - 22:05



Instant ciné.


Amateurs de films? De séries et autres ovnis télévisuels? Venez ici nous en faire un petit résumé, une petite critique pour nous partager vos coups de cœur.
Touchant, flippant, délirant? Racontez-nous vos impressions et échangez avec les autres sur votre ressenti. hi





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Charogne
Sam 23 Sep - 12:43
Ce topic laissé à l'abandon me fait de la peine donc je commence.


What happened to Monday ou Seven Sisters en VF
Alors voilà le problème avec Netflix c'est que d'un côté je suis contente qu'ils tentent des trucs mais bon soyons honnête dès fois ça marche pas. Le pitch de base est une bonne idée, je rappelle : Dans un futur proche le monde est surpeuplé et les frères et soeurs sont interdits. Une nana donne naissance à 7 filles qui doivent toutes prendre la même identité pour survivre mais un jour l'une d'elle (Monday/Lundi) disparaît.
Mais le truc c'est que l'univers il est juste pas crédible ???? Franchement je dois être utopiste ou très naïve mais j'ai du mal à imaginer un univers où t'as pas le droit de faire des enfants parce que gnagnagna notre planète a plus assez de ressources gnagnagna chômage gnagnagna ok mais t'as encore des banques et des traders ou des politiciens corrompus ou des gens beaucoup trop riches ou des multi nationales fin des trucs qui consomment inutilement 3000 fois plus de ressources qu'un enfant ???? Bon ça c'est mon opinion personnel, la personne qui regardait le film avec moi était moins choquée parce qu'après tout on vit déjà dans un monde où 8 personnes détiennent autant que les 50% les plus pauvres de la planète (c'est clair ? non ? osef).
BREF. Outre l'univers et bin je trouve que le scénario est pas crédible. Les mecs ils font des trucs juste STUPIDES ? Le plotwist on le voit arriver gros comme un camion. Et Noomi Rapace qui joue les 7 soeurs est pas une assez bonne actrice pour jouer 7 personnages différents dans le même film. Je ne dis pas que c'est une mauvaise actrice mais elle manque clairement de charisme pour donner vie aux 7 soeurs. J'avais juste l'impression de voir Noomi Rapace avec 7 perruques différentes.
CECI DIT ça reste un bon divertissement. Je ne serais pas allée le voir au cinéma mais ça a bien occupé ma soirée. Ce n'est pas un bon film mais ce n'est pas un mauvais film non plus. Je lui donne un Antoine Daniel pour l'effort
jesuislevomi


Bojack Horseman saison 3
Alors ceux qui connaissent Bojack Horseman savent très bien que quand tu regardes cette série t'es mi-en train de rire, mi-dans le malaise. Bin là cette saison t'es quand même à 75% dans le malaise. Cette saison elle a mise en PLS y'a rien d'autre à dire. Je pense que les créateurs ont laissé un peu de côté l'humour pour se focaliser sur les persos et le résultat me fait beaucoup penser à l'année 2017 : tu commences avec plein d'optimisme en te disant que ça peut pas être pire que 2016 puis au fur et à mesure que tu avances tu te prends tellement plein la gueule mais tu t'accroches parce que bon pas le choix et à la fin y'a pas trop d'happy ending, y'a rien, juste la vie quoi. Bin voilà c'est un peu ce que traversent les persos dans cette saison et c'est juste... DUR QUOI. Mais en même temps c'est tellement juste ??? Encore une fois j'ai pas envie de m'identifier à Bojack parce que c'est un gros connard mais je peux pas m'en empêcher parce que ce cheval est juste trop humain.
J'ai quand même bien aimé cette saison (que j'ai regardé en 3 jours car j'ai pas de respect) parce que j'adore cette série qui est d'une qualité humoristique et scénaristique folle mais j'ai quand même préféré la saison 2. Si vous connaissez pas Bojack et que vous êtes cynique et blasé de la vie, que vous avez l'humour noir et absurde regardez Bojack Horseman. En plus les doublages sont incroyables. En plus j'adore Aaron Paul. En plus y'a plein de guests. Je donne trois chèvres à cette saison
raspoutine  raspoutine  raspoutine



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Raspoutine
Sam 23 Sep - 13:24
TROIS CHÈVRES. Mais c'est forcément bien alors. La chèvre est une unité de notation d'une grande qualité U_U Je n'ai jamais tenté de me pencher sur Bojak Horseman, mais comme je profite de Netflix grâce au compte de ma sœur, hey. Peut-être est-il temps de voir ça.
Seven Sisters ne me tentait pas, et donc. ENCORE MOINS MAINTENANT.

Je ne suis pas encore le bon exemple de Charogne, mais j'y viendrais la prochaine fois que je regarderai un film :D. ( Parce-que Mother je peux pas, c'était trop. WOOOOOW. C'était bien mais. wooooow. Wooow. )


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Charogne
Lun 25 Sep - 23:25
Dommage Raspoutine, j'aurais bien aimé avoir un retour sur Mother parce que je comprends pas ce que tout le monde lui trouve à ce film (que je n'ai pas vu étant donné que je déteste Jennifer Lawrence).

Alors ce WE j'ai vu deux documentaires intéressants.

Gaga : Five Foot Two
WARNING : Je ne vais absolument pas être objective car j'adore Lady Gaga. Mais en même temps qui regarderait un documentaire d'une heure trente sur Lady Gaga sinon un fan de Lady Gaga ???
J'ai a-do-ré ce documentaire. Ce sont juste des tranches de vie de Lady Gaga durant sa préparation de l'album Joanne et de son spectacle au Superbowl. Pas de voix off, pas d'explications sur la vie de la chanteuse juste des morceaux de son quotidien. On la voit parler avec son producteur/puis emboutir sa voiture/rendre visite à sa grand-mère/engueuler ses danseurs/engueuler le staff d'American Horror Story/pleurer (beaucoup)/acheter son CD chez Walmart/tourner son dernier clip/aller chez le docteur/se rouler dans le sable (???). On la voit en costume/à poil/en pyjama/en crop-top, mini-short/en soutif dans la rue. Franchement peu importe sa tenue, elle est juste magnifique et fabuleuse à chaque plan parce qu'elle en a juste rien à foutre 75% du temps. J'espère qu'un jour j'arriverai à n'avoir que le dixième de son swag et la moitié de sa passion dans tout ce qu'elle fait. En plus (mini spoiler) il y a Florence Welch dans ce documentaire, soit l'une des femmes que j'aime le plus au monde.
Alors voilà encore une fois, je le dis et je le répète, j'adore Lady Gaga. Cette femme c'est une bouffée d'air frais/de féminisme/d'amour/de détermination. Je pense sincèrement que s'il y avait plus de Lady Gaga dans le monde on serait tous moins malheureux.
Je fais partie des fans un peu concons en mode "ouais la Lady Gaga en robe de viande avec des perruques improbables me manque et gnagnagnagna" mais après avoir vu ce documentaire j'ai enfin compris le message qu'elle voulait vraiment faire passer et quelque part je comprends beaucoup mieux qui elle est maintenant qu'elle s'est dévoilée sans artifices. Et putain Stefani Joanne Angelina Germanotta est une personne formidable.
Donc voilà si vous aimez Lady Gaga, regardez-le. N'oubliez pas les mouchoirs parce que franchement j'ai pas arrêté de chouiner parce que ça m'a fait beaucoup de peine de la voir combattre sa maladie et ses propres démons et que moi quand je vois des gens pleurer bin je pleure aussi.
Cinq gnufs pour Lady Gaga.
sheep sheep sheep sheep sheep



Paris is burning
Ce documentaire est d'utilité publique. VRAIMENT.
Aujourd'hui on utilise tous des expressions du genre "yaaaaass Queen !" ou "Work it girl !" qui ont été popularisés par la pop culture. Seulement 99% de ce vocabulaire provient de la communauté gay et on s'en rend juste pas compte et c'est triste quoi.
Je suis une fan du Rupaul Drag Show mais jusqu'ici je n'avais jamais fait mes devoirs. Je pensais comprendre et connaitre la plupart des expressions de l'émission mais en fait juste pas du tout. Tiens par exemple, sashay away vous saviez que ça vient du français pas chassé ???
Paris is burning c'est un peu près d'une heure d'immersion dans la culture de la communauté gay/trans pauvre (et donc essentiellement noire) de New York vers la fin des années 90s et notamment les balls, sorte de grandes compétitions fabuleuses où vont défiler tout ce petit monde déguisé en fonctions de catégories différentes (CATEGORY IIIIIIS). On y rencontre plusieurs jeunes (et moins jeunes) hommes et femmes qui expliquent ce qu'est un ball, le voguing, les houses, le reading, le shading. On a aperçu de leur vie, leurs passés (pas souvent joli-joli), leurs rêves souvent devenir riche, devenir une femme, devenir mannequin ou une superstar of the world et c'est tellement touchant et tragique à la fois parce que (spoiler) la plupart d'entre eux/elles auront un destin tragique (quand on sait que les personnes trans ont 1 chance sur 12 d'être assassinées, 1 chance sur 8 si elles sont de couleur, plus la "découverte" du Sida dans les années 80).
Franchement peu importe votre genre ou votre sexualité, faites-vous une faveur et instruisez-vous avec ce documentaire. Ça ouvre les yeux sur beaucoup de choses. En plus il est sur Youtube sous-titré en français donc vous n'avez aucune excuse.
10 coeurs pour Paris is Burning
♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️



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Raspoutine
Mar 26 Sep - 14:31
.... D'accord, ce documentaire a basiquement réduit mon cœur en morceaux. Mais je ne regrette pas du tout de l'avoir visionné. Elles/ils sont toutes belles et tragiques à la fois, et même si je ne me reconnais pas dans leurs désirs de gloire et de richesse, bah elles m'ont sacrément touché. J'ai même finis par en chialer, pour un tout un tas de raisons ; parce-que ça m'émeut toujours de découvrir des choses sur la culture gay, parce-que c'est un monde disparu qu'on aurait aimé connaître, mais pourtant apparu pour de tristes raisons, parce-que quand je pense au sida qui a ravagé cette génération et à tout ce qui n'existera jamais à cause de ça j'ai envie de pleurer, parce-que se dire que les gens qu'on voit dans ce documentaire ont dû perdre leurs illusions, se prendre des gros coups dans la gueule ou mourir depuis le temps, c'est horrible, et parce-qu'ils sont courageux, et parce-que Y A MILLE AUTRES RAISONS. Mais je suis quand même heureux de l'avoir vu.
Un grand merci à toi, Charogne, pour l'avoir partagé. C'était aussi intéressant qu'émouvant

BAH MOTHER. Je m'attendais pas du tout à ce sur quoi je suis tombé en allant le voir. Je pensais que ce serait un film à suspens un peu chelou, du coup j'ai embarqué mes parents avec moi (les pauvres). Mais c'était pas duuu tout ça. C'était bien plus indéfinissable. C'est vraiment un film sensoriel, et j'ai pas d'autres mots, qui te ballote à l'intérieur et t'entraîne dans ses excès avec la délicatesse d'une catastrophe naturelle. Il y a plusieurs interprétations différentes sur le film, et je n'ai pas perçu la plus évidente d'entre elles pendant le visionnage, mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier. Sur le coup, je n'ai clairement pas compris tout ce qui se passait mais. PEU IMPORTE EN FAIT. C'était vraiment génial ne serait-ce que dans la forme. Génial dans tout ce qu'on y mettre pour combler les trous dans la compréhension. Génial dans la force de sa mise en scène. L'intérêt du film, ce n'est pas tant son histoire. C'est tout ce qu'il y a autour, cette ambiance qui. Wow. T'emporte avec une de ces violences. ( Et dans l'angoisse un peu. )
En somme voilà, Mother c'est un film sensoriel, je me répète et c'est pas joli, mais c'est le mot qui me vient. Il a tout autant parlé à mon petit ventre délicat qu'à mes yeux, mes oreilles, mon esprit. Il n'y a pas une partie de moi qu'il ait laissé indifférent. Je comprends en quoi un film purement métaphorique puisse déplaire et rebuter (mes parents en sont ressortis dubitatifs et interpellés), mais j'ai beaucoup aimé. /O/


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Tâche
Mer 27 Sep - 10:31
Avant de commencer, je jetterai tout de même un oeil à Seven Sisters, parce que j'aime manger, boire et respirer des dystopies à toutes heures du jour ou de la nuit ( c'est un peu mon addiction. ça et les films nanar de catastrophes. Mes amours. )
Pour Bojack Horseman, je ne sais absolument pas de quoi il s'agit, de saison trois ou une donc je me renseignerai - avec de me laisser aller à juger au titre et me dire qu'il s'agit de l'histoire d'un homme-cheval nommé Bojack -

Et je jetterai assurément un oeil au documentaire ainsi qu'à Mother. La curiositée est piquée ♥️

Je m'excuse par avance pour la longueur, j'avoue que je gardais ça sous le coude depuis presque un mois, sans oser le poster.
DONC JE ME LANCE.


Alors, ça faisait un moment que je voulais poster ici, mais très sincèrement, je ne savais absolument pas par quoi commencer. Et finalement, je vais faire un prix de groupe en passant par le cercle des séries annulées.
En soit, il en existe pas mal, arrêtées pour des raisons plus ou moins variées, à plus ou moins d'épisodes, mais certaines méritent vraiment le coup d'œil et tout l'amour du monde et je vais commencer par celle qui est considérée par beaucoup comme une référence :



'Have no place i can be since i found Serenity.
You can't take the sky from me


Et c'est sur un fond de ballade cow-boy que commence Firefly. Série de 14 épisodes ayant pour thème le space western, datant du début des années 2000 et crée par Joss Whedon, où l'homme ayant déjà dans le bagage quelques séries très peu connues du public ( au hasard : Buffy contre les vampires ). Un univers où les éleveurs de chevaux côtoient les vaisseaux spatiaux, le tout dans une culture qui mêle l'occident et l'asie orientale.

" Mais dis-moi Jamie, des cow-boy chinois de l'espace, comment que ça se goupille ? ça me parait pas très cohérent tout ça. "

C'est très sincèrement ce dont j'ai eu peur au début, d'un mélange pas très homogène et d'un afflux d'informations qui rendrait la compréhension de l'univers sacrément lourdingue.
Et au final : ça marche plus que bien.

Pas besoin d'énormes longs discours, les détails foisonnent dans le décor, les accessoires et même le langage des personnages. Les premiers colons provenant des deux super-puissances de "La-Terre-qui-Fut" ( qu'on devine facilement les États-Unis et la Chine ), il est assez aisé de voir et saisir comment les cultures se sont mêlées au fil des siècles. Ainsi, on voit pèle-mêle des inscriptions en sinogrammes dans les vaisseaux, on jure en mandarin et on mange avec des baguettes d'une main tout en buvant du thé avec une tasse occidentale de l'autre et la plâtrée de détails multi-culturels abonde tant qu'au final, ça ne choque même plus. Tandis que pour le côté western lié au côté ultra moderne caractéristique de la science fiction, il est rapidement évoqué la présence de "l'Alliance" ( aka : Grosse Corporation / Super puissance / Gouvernement ultime <- tout ceci très aussi typique à la sci-fi ) regroupant les planètes-colonies "Mères" où une grosse partie de la population est située, où on se noie sous les technologies high-tech, où l'espérance de vie avoisine les 120 ans ( médecine du futur ! ) et pour le reste ... ce sont des petites planètes ( quand il ne s'agit tout bonnement pas de lunes ) qu'on regroupe sous le nom de "colonies extérieures". Celles-ci sont terra-formées à la va-vite et laissent généralement une atmosphère aride où de pauvres colons tentent leur chance pour une nouvelle vie avec les moyens du bord fournis par l'Alliance ( à entendre par là : de quoi planter trois choux et deux patates, quelques chevaux, des planches et des clous ) et qui gravitent aux plus lointaines extrémités externes du système ( en bref : on s'en tamponne un peu le coquillard, dans les hautes sphères de l'Alliance, de ces clampins miséreux ). Enfin, tout ceci s'enchaine avec une aisance sacrément agréable à voir et à entendre. Le reste des petites pépites qui ponctuent et font vivre l'univers, je vous les laisse à découvrir.


Nathan Fillion faisant référence à Firefly dans la série Castle


Voilà pour les bases de l'univers mais du coup : " Firefly, de quoi ça cause ? "

On y suit les aventures du Capitaine Malcolm Reynolds ( ou "Mal" pour les intimes ) et de son équipage, des années après la grande guerre où l'Alliance affronta les Browncoats ( " Manteaux Bruns ", pour la vf ), dont le Capitaine Mal' faisait partie, un mouvement militant pour l'indépendance des colonies extérieures. Ces derniers ayant été savamment ratatinés, le capitaine décide de vivre sa liberté au plus loin de l'influence de l'Alliance, aux frontières du système, à bord de son vaisseau de classe Firefly nommé "Serenity" par ses soins, le nom même de la dernière bataille des Browncoats ( parce rebelle un jour, rebelle toujours ! ). Là-bas, lui et son équipage vivent de différents boulots plus ou moins légaux, du transport de fret à la contrebande. Le plus important, c'est de continuer à voler et de rester libre.


Dans le genre " On nous considère comme des vilains, mais on fait le bien ", le bel équipage du Serenity tape dans ce qui pourrait apparaitre comme un bon cliché. Du pilote rigolo et pacifiste, à la brute pas très futée, en passant par la toute mignonne et très débrouillarde jeune mécano, on touche à des archétypes qu'on aura probablement l'impression d'avoir déjà vus ( en plus de trouver au Captain Malcolm des airs d'Han Solo ) mais ça ne m'a pas empêché de ressentir une grosse empathie pour cette petite famille dysfonctionnelle. Chacun ont des traits de caractère hauts en couleurs et des petits détails qui les rendent terriblement vivants et attachants. Et si certains personnages pâtissent d'un maigre développement, ce sera plutôt à imputer à la courte durée de la série ( tous les épisodes de la première saison n'ont même pas été diffusés ) qu'à une erreur d'écriture. Néanmoins, en ce qui concerne le "tronc principal" du casting ( les membres principaux de l'équipage ) on est joyeusement servi bien qu'au fond de moi, une petite voix continue de geindre : " Encore ? S'il vous plait ? "
Parce que Firefly c'est ce genre de séries aux vibes très " Feel Good " qui respire bon la liberté et les valeurs pour le bien de l'humain et de sa survie ( ce qui donne parfois un petit côté kitch que très personnellement j'adore, je l'avoue ) et dont on ressort avec la sensation d'avoir fait un joli voyage, sur les ailes du Serenity, avec son lot de difficultés et de péripéties qui transforment assurément, sont parfois durs, mais qui laissent une profonde trace de mélancolie telle la ballade d'un lonesome cowboy. Le genre dans laquelle on se replonge dans le moindre mal.

Avec une direction simple, mais aux petits oignons, Firefly est une explosion de saveurs d'un point de vue visuel ( oui, on peut tout à fait mêler le goût à la vue hem ). Les acteurs se donnent à fond et on sent vraiment qu'ils s'éclatent avec leur personnage ( mention spéciale à Alan Tudyk dans le rôle du pilote Hoban Washburne "Wash", qui m'a littéralement fait passer du rire aux larmes ), le tout saupoudré d'une ost et d'une ambiance sonore qui défoncent tous les shérifs du coin - pour rester dans la thématique western -, pendant que les effets spéciaux demeurent très sobres et sont savamment utilisés pour ne pas pas que le manque de budget influe sur l'immersion de son univers. En bref, Firefly ça fait peur, ça fait rire, ça fait pleurer, c'est une épopée épique. Une bouffée d'air frais où on s'attendrait presque au "rire général" en fin d'épisode ( bon, ils ont pas poussé le vice aussi loin tout de même ). Seul le premier épisode demeure potentiellement dur à passer, étant le plus demandeur en effets spéciaux/mise en scène et qui, depuis le temps, aura un peu souffert de son âge mais franchement, pour le reste, la série mérite qu'on s'y accroche, parce que le voyage n'en est que plus beau.


Et, pour ceux qui en voudront toujours plus, Firefly aura eu la chance de voir son histoire trouver une conclusion en la présence d'un film portant le doux nom de " Serenity ". Même s'il est un peu amer de voir les évènements du film et d'imaginer à quel point la série aurait pu être grandiose avec ceux-ci, on se console en se disant qu'au moins, on a les réponses aux plus gros des questions posées et qu'avoir une fin, c'est une chance que beaucoup de séries annulées ne trouveront peut-être jamais.

Et je laisse le mot de la fin à l'adorable Kylee, mécano de l'équipage



-----

Pour la suite, je vais vous parler d'une série où j'aurai beaucoup moins de choses à dire ( "ouf !" que j'entends soupirer les deux-trois du fond ), parce qu'elle-même décide d'aller dans la simplicité quitte à enfoncer des portes ouvertes avec des éléphants montés sur rollers, et oui, je veux parler de


These are the stories of the cops that capture the monsters
and the camera crew that captures the cops.


Death Valley est une série de type Faux-Documentaire de 12 épisodes, diffusée en 2011 et crée par  Eric Weinberg, Curtis Gwinn et Michael Cummings.

Lorsque la vallée californienne de San Fernando est envahie par des zombies, des vampires et des loup-garous, qu'entend-t-on résonner dans les rues ?



En effet, les fiers représentants de la justice sont sur le coup ! Un documentaire est donc commencé pour suivre le quotidien d'une brigade de police très particulière, l'UTF ( Undead Task Force ) chargée de faire régner le calme dans la vallée, de s'occuper des monstres qui posent soucis, et de faire appliquer les nouvelles lois en vigueur depuis l'apparition de ces citoyens surnaturels.

Et la force de Death Valley c'est de jouer sur la juste mesure pour permettre de rendre cet univers plausible. Les loups-garous sont référencés et ont des horaires de restrictions lorsque la lune est pleine, les vampires ( qui sont majoritairement latino - détail amusant - ) font office de pègre locale et les zombies, dont le nombre est restreint, sont littéralement considérés comme les clodo' du coin par les habitants qui continuent de vivre leur vie tranquillement ( en gros, les zombies, ils sont lents, ils trainent dans les coins, on les voit plus ou moins partout, tellement que les gens finissent par ne plus y faire attention. ) Mention spéciale à la notion de zombie "frais" et "vieux". Les premiers représentant une réelle menace - ils sont rapides et violents - quand les seconds, les plus nombreux, sont tellement lents et mous qu'ils en deviennent inoffensifs ( et il faut vraiment le vouloir, pour se faire mordre par un zombie à la réactivité d'une moule pas fraiche ).

On se retrouve alors à la place de l'équipe de tournage, obligée de suivre la fine équipe de l'UTF, quels que soient les évènements et le format "faux-documentaire" sert vraiment la série en lui donnant un cachet tout particulier. Certaines scènes sont spécialement faites pour faire ressentir le côté documentaire et, même si parfois, la mise en scène parait un peu suspecte pour un vrai documentaire, le ton complètement décalé et libéré fait rapidement oublier ce genre de détails. Déjà, les membres de la brigade explosent littéralement l'écran en présentant des personnages dont on a pleinement tiré le jus des clichés qu'ils représentent. On a la jeune agent Kirsten Landry, petite blondinette adorable aux talents manifeste pour les arts martiaux; la sulfureuse agent Carla Rinaldi experte en armes à feu et à la répartie cinglante, l'agent John John-John Johnson, son coéquipier, qui pour rien au monde ne remplacerait sa batte par un flingue parce que " Une batte au moins, ça n'a pas besoin d'être rechargé ", et le duo Stubeck - Pierce, le flic bon père de famille et le petit jeune pervers, dont les interactions tiennent plus de vieux potes de fac que de partenaires. Tout ce beau monde dirigé par LA. LÉGENDE. Et je pèse mes mots. Si tout les membres de l'équipe ont un grain de folie, le capitaine Frank Dashell pose la barre très haut ! Ce personnage est véritable une mine d'or. Entre ses répliques magistrales, ses anecdotes dont personne ( pas même les autres personnages ) ne sait s'il s'agit de pures conneries, d'exagération, de folie ou de vérité, et les situations complètement ambigües et alambiquées qu'il provoque ( sans même le réaliser dirait-on ), ce personnage MÉRITE une série à lui tout seul.

Et c'est tout ! Pas d'explications scientifiques pour comprendre le pourquoi du comment. Pas de survie sérieuse et dramatique. On reste dans les rangs des mythes classiques des créatures ( les vampires ne sortent pas au soleil, les zombies sont lents et stupides ) et on se prend une grosse barre de fun. Même la mort est tournée au ridicule dans Death Valley. On prend son cerveau, on le pose, et on profite.
En soit, on pourrait dire que Death Valley n'apporte rien de très croustillant ou d'intellectuel. Que parfois, son humour est un peu lourd ( surtout quand il est question de l'agent Pierce - ce coquin - ). Et que regarder Death Valley équivaudrait à ne pas le regarder du tout et à ça, je dis NON.

Et je tableflip:
 

Parce qu'on en a bouffé, des séries et des films sur les zombies et autres créatures et que ça faisait vraiment un moment qu'on avait pas pris le surnaturel pour ce que c'est par essence - une situation pas naturelle qui entraine des évènements absolument pas naturels mais qui, au sein de cette situation surnaturelle, deviennent tout à fait communs -. Death Valley se permet même quelques traits d'esprit en se riant, par exemple, d'un système strict de règles administratives, quand bien même celles-ci n'ont pas été revues et ne sont pas/plus adaptées aux évènements, mais que l'on se doit de suivre "parce que c'est la règle". Et, même si les derniers épisodes viennent vomir des effets spéciaux assez moches, Death Valley assume son registre jusqu'au bout et n'essaye pas d'être autre chose que ce à quoi elle aspire : un défouloir divertissant et sur-vitaminé.


Je vous laisse sur le générique très Rock'n'Roll de Death Valley ( et qui ne spoile absolument rien, je tiens à le préciser contrairement aux trailers *tousse* ) et je m'en vais regretter en paix d'avoir posté un pavé dégoulinant de longueurs. Pardon pardon pardon

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