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Et tu tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer • Feu-Follet
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Brèche
Lun 7 Aoû - 23:59
Des enfants avaient été punis pour avoir commis une bêtise dont Brèche avait oublié la teneur – sûrement un vol de rapines sous le nez d'Adultes peu conciliants, ou était-ce la pose d'un piège dans le terrain des Grands. Toujours est-il que les belligérants avaient écopé d'une peine à la mesure de la faute commise : s'occuper du linge d'une bonne tripotée de pensionnaires afin de leur apprendre le respect. Ce qui fut peine perdue. Loin de se plier à la décision du Très Haut qu'était le Grand Pape et ses sbires, ils dégotèrent une bonne poire à qui refiler le turbin. Brèche hérita ainsi du panier à linge et de la brosse à récurer.

Tandis que les pensionnaires vaquaient à leurs occupations diverses et variées, la Loir se retrouvait reclus au sein de la buanderie. Les machines à laver, remplies de linge à en vomir leur contenu au moindre soubresaut, tressautaient sur leurs assises. Un air chaud et humide exhalait des turbines donnant l'impression que la pièce était plongée dans un climat presque tropical, exhalation de jungle où Brèche sentait la moiteur coller la chemise à sa peau. Elle avait abandonné sa veste sur le dossier de la chaise où elle s'était laissé tomber.

Les yeux mi-clos, le ronronnement des machines la berçait tandis que la chaleur l'enveloppait dans un cocon qui donnait envie de s'y réfugier. Elle se sentait l'âme d'un chat prêt à s'engouffrer dans un panier de linge sale pour y faire son lit. Une porte claqua alors, la faisant sursauter sur son siège. Au plafond l'ampoule nue oscilla légèrement. La Loir se tourna vers l'entrée du cellier. Petite proie apeurée elle demeurait aux aguets craignant le pire – une règle de base si l'on voulait survivre au sein de la Maison. Si c'était un Adulte elle devrait expliquer le pourquoi de sa présence au lieu et place des fautifs. Si c'était un pensionnaire, alors tout était possible dont l'inqualifiable brimade orchestré dans la pénombre de la pièce recluse.

Au sous-sol personne ne vous entend crier.

La lueur de l'ampoule dessina la silhouette de la personne qui approchait, des détails de sa physionomie. Les épaules de Brèche se détendirent, abandonnant un poids qui chuta au loin dans un silence parfait. La Loir se leva même de son siège, une main posée sur le dossier, prête à faire le tour pour accueillir l'arrivante. Avant de se rappeler qu'elle n'aimait guère qu'on lui impose un contact.

« Feu-Follet... Qu'est-ce qui t'amène ici ? »

La Loir se fit la réflexion que la faim avait peut-être mené le rat jusqu'au garde-manger pour y chiper de quoi caler une dent ou une future fringale nocturne. Il était aisé de dissimuler un paquet de biscuits secs dans une poche intérieure – beaucoup de pensionnaires couturiers pratiquaient de telles cachettes vestimentaires. Néanmoins quelque chose dans le regard de la Ratte, dans son attitude, fit comprendre à Brèche qu'il y avait là autre chose.

« Tu me cherchais ? »

Peu de temps après son arrivée, la particularité de Brèche avait fait le tour de la Maison et attiré plus d'un pensionnaire qui n'avait attendu que cela – une tête de Turc sur laquelle se défouler sans craindre les pleurs, ni les cris. Feu-Follet en avait fait partie. Ce jeu qui s'était instauré entre elles, ce pacte signé dans le sang de Brèche, avait une saveur bien particulière. Aux yeux de Brèche, la Ratte la frappait, non par envie, mais par besoin.

Docilement, avec des gestes trahissant l'habitude, Brèche commença à ouvrir les boutons de son chemisier. Les épaules s'arrondirent au-dessus du tissu moite qui glissait.

« Tu veux me dire ce qui ne va pas ? »

Probablement tout en la tapant, la mordant, imprimant dans la chair du Loir l’exutoire de la rage de la Ratte.



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Feu Follet
Mar 8 Aoû - 17:02
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Ce n’était plus supportable. Ce n’était plus supportable les moqueries, les enfantillages qui la pousse à bout. Elle en a marre des railleries des autres, elle est trop sensible pour supporter, cela lui rappelle trop le passé. La rate possède bien une réputation, mais il y a toujours des commentaires sévères qui passent entre les mailles du filet qui finissent par toucher là où ça fait mal. Ce n’était pas tenable. Ses muscles crispés, la respiration saccadée, le coeur bat dans sa poitrine n’importe comment, comme un tambour avec lequel on ne saurait pas jouer, comme si tout était devenu incontrôlable. L’animal s’est réveillé Il a besoin de manger, il a besoin de jouer avec sa proie, de s’en délecter. Elle a besoin de ça pour se soulager, parce que sinon, c’est elle qu’elle finirait par blesser, ou n’importe qui d’un peu ignare qu’elle croiserait. Cependant, un échappatoire, une poupée à qui donner des coups, un simple jouet à torturer, à mutiler à volonté se trouve à sa portée. Il suffit de se retenir quelques minutes le temps d’y aller. Sur son trajet, elle frappe dans les murs le bout des doigts totalement rongé, elle cri, elle suffoque entre ses pleurs. L’enfant abusé se rend dans les bas fonds de l’enfer pour la faire brûler de sa colère et de sa chaleur, rien qu’un instant.

Feu-Follet sait qu’elle est là. Tout en bas. C’était parfait, pour un instant personne ne l’entendra crier, personne ne l’entendra expulser ses mots maladroits et ses caresses brutales sur le corps de la Loir. Alors, elle avance jusqu’à arriver dans la pièce où seul les bruits des machines qui tourne résonnent, ou l’odeur de la lessive lui monte au nez malgré la présence du liquide qu’elle tente de renifler. La porte elle fait claquer. Elle ne fait pas attention à l’envergure de ses gestes. Elle n’en a rien à faire de ce qui l’entoure, si elle pouvait, c’est les machines qu’elle casserait. Les paroles douces de Brèche elle écoute. Elle ne parle pas. Elle n’a pas besoin de parler, son visage laisse traduire ses intentions. Sa frustration est palpable tout comme la peau délicate de Brèche aux yeux de Feu-Follet. Tout laisse deviner ce qui allait se passer. C’était devenu quelque chose d’habituel entre elles. C’était devenu un rituel. La rate se mord la lèvre, elle contemple ce qui allait être à elle pour quelque instant. Elle jubile à l’idée de faire ce qu’elle veut de l’amour malsain qu’elle entretient envers sa peau, de ce besoin. Le tissu glisse et dévoile le corps léger de Brèche qu’elle peut malmener à sa guise comme un amant.

“Ils ont recommencé !”

S'exclame t-elle le visage marqué par la crispation, par la tristesse et l’anxiété. C’est juste une pauvre bête blessée qui ne sait plus quoi faire pour se gérer, parce que seule elle ne sait pas quoi faire, elle ne peut se débrouiller.
La rate s’approche dangereusement de Brèche. Feu-Follet n’aime pas trop expliquer dans un premier temps. Il lui faut taper, il lui faut se défouler. Elle sait qu’après sa langue comme tous ses autres muscles seront dénoués.

Une fois assez proche, elle dresse sa main et une première claque elle donne contre la joue de Brèche. Une claque brève, et elle sent le plaisir grimper. Cela lui fait du bien. Elle s’agite la rate. Sa main passe ensuite comme une caresse brutale, elle remet son visage droit, devant elle. Puis un coup de poing elle assène sur son visage, toujours sec, brutal. Cela fait mal aussi un peu sur le coup de donner, parce que la mâchoire est dure. Elle secoue sa main, elle grimace. Puis elle recommence, elle enchaîne les vas et viens de ses poings contre sa peau moite. Dans le ventre, sur les côtes, les épaules, sur son crâne, ses cuisses, elle s’autorise à se déchaîner, elle s’autorise la permission de donner des coups, sauf dans le cou. Comme les épaules, et les bras, il a le droit à un tout autre privilège. Des gémissements à chaque coup, des légers cris, et l’excitation grimpe face au contact. Elle passe ses mains contre ses bras et vient fortement les presser, comme un cou qu’elle étranglerait. Puis ses yeux remontent, ils se posent gentiment sur Brèche comme si de rien était. Feu Follet fait le tour, elle passe à l’arrière et vient planter l’émail de ses dents sur des épaules, mais aussi de son cou. Elle mordille, elle mord, encore et encore et laisse des traces profondes dans la peau de Brèche. Ses dents dans sa peau la réconforte, tandis que ses mains serrent fortement sa cage abdominale, elle s’accroche à sa proie comme un vampire à son hôte, comme un moustique.

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Brèche
Ven 11 Aoû - 14:19
Le cri de Feu-Follet vibra en Brèche, lui arrachant un tremblement qui la parcourut des pieds à la tête avec la force d'une décharge électrique. Elle se souvient encore de la première fois où elle avait entendu ce cri. Feu-Follet avait couru à sa rencontre, ses poings s'abattant sur la Loir. Sa lèvre avait éclaté, le sang avait coulé sur son menton. Et les coups avaient plu, plus drus qu'une forte averse, faisant vibrer ses os à l'intérieur de sa carcasse malmenée. Aujourd'hui le rituel se répétait, encore et encore, et Brèche l'accueillait avec une docilité que n'aurait pas renié une servante. La douleur, elle ne la percevait pas. Mais les vibrations, le rebond du poing contre sa peau, tout cela était comme décuplé.

L'air s'échappa de sa bouche en un sifflement alors que le poing de Feu-Follet cognait contre son estomac. Elle était poupée de son entre les poignes de la Ratte qui cognait, imprimait dans sa chair chaque cri de rage muet, chaque pleur dissimulé. Brèche recevait en martyr désireuse d'aider son prochain. Sa main passa sur les hématomes, les effleura du bout des doigts. Sous les vêtements ils seraient aisés à dissimuler. Ainsi point de question, point de Sépulcre.

Le duvet de la Loir se hérissa lorsque les bras de la Ratte l'encerclèrent dans leur étreinte. Elle savait ce qui allait s'ensuivre et l'appréhendait. Le soupir fleurit au creux de ses lèvres quand la Ratte mordit sa nuque, grignota sa peau avec l'avidité d'un rongeur. Sur la peau blanche fleurissaient les marques, presque incarnates. Traces de collision où d'autres pourraient lire une étreinte tout aussi passionnelle mais à la nature toute différente. Les dents de feu-Follet provoquaient, en Brèche, des ondes que la Loir n'arrivait pas à définir – la faute à l'absence de douleur qui perturbait ses perceptions.

Sa main partit en arrière pour se poser sur les cheveux de Feu-Follet, les caresser maladroitement.

« Tu te sens mieux ? »

La main glissa, rejoignit sa jumelle pour se poser sur celles de la Ratte qui la ceinturaient. Brèche était cette petite souris qui se laissait grignoter par le chat en attendant son potentiel ronronnement de satisfaction. De toute façon elle ne sentait rien. Cela n'avait donc aucune importance à ses yeux. Tout ce qu'elle souhaitait, avec Feu-Follet, était que la Ratte se sente mieux. Avec elle, elle pouvait se donner corps et âme dans ses explosions. Brèche préférait être la tête de Turc que voir un autre enfant, bien plus faible, se faire briser sous les coups et ne pas se relever.

« Tu ne devrais pas les écouter. Ils sont idiots. Ou ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils ont peur de toi. C'est pour ça qu'ils agissent ainsi. »



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Feu Follet
Lun 14 Aoû - 19:25
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Manger, pour ne pas être mangé. Manger, pour ne pas se laisser manger par sa colère. Manger, pour oublier, pour combler quelque chose. La voracité de l’animal semblait peu à peu s’estomper. Elle avait presque fini de s’abreuver, de se nourrir de sa proie. Cela faisait du bien, cela soulageait. Elle se laissait aller à l’oubli, imaginant bêtement que le corps de Brèche pouvait tout encaisser. Néanmoins, cela allait. Les morsures commençaient elles à se faire plus douces. Sa mâchoire devenait peu à peu plus faible. Après l’orage venait simplement un temps humide. Et c’était les larmes qui coulaient.

“Je ne sais pas…”
Murmura t-elle la voix pleine de sanglots, coupée par la respiration et les reniflements.

Une main maladroite passa vers les cheveux de la brune qui fronça les sourcils. Elle n’aimait pas trop ça, Feu-Follet qu’on la touche, elle pouvait parfois se sentir menacée. Au fond, elle n’aimait pas ça car les fois où cela arrivait, ce n’était pas affectueux. Cependant, ici, c’était réconfortant, bien que maladroit. De plus, elle était trop préoccupée à gérer sa crise de nerf plutôt qu’à faire des reproches sur sa tactilité. Un soupire s’échappa de ses lèvres comme pour exprimer son mécontentement. Elle n’allait pas la châtier, pas une seconde fois. Seuls les mots idiots de ses camarades résonnaient dans sa tête et lui rappelait les brêles du passé.

Comme une caresse, elle sentit ses mains rejoindrent les siennes. C’était quelque chose d’étrange. Feu-Follet ne savait comment réagir à cela. Une prise de catch ? Une étreinte ? Un câlin ? Elle ne savait vraiment ce que c’était, ou du moins tentait éperdument de ne pas trop y faire attention, bien que le sensation qui naissait sur ses joues la rendait un peu patraque et gênée. Les larmes s'atténuent jusqu’à se calmer. Une respiration toujours irrégulière sortait de ses narines qui soufflaient contre ses épaules, la gêne, le stress, l’anxiété d’être dans une situation émotionnelle qu’elle ne gère pas.

“Je sais…” Chuchota t-elle. “Mais j’arrive pas.”

Elle savait tout ça. Elle savait qu’elle ne devait pas écouter, que ce n’était que des mots. Elle savait aussi que ce n’était que des imbéciles, des bons à rien et qu’ils ne faisaient ça uniquement parce qu’ils étaient mal dans leur peau, ou qu’ils avaient peur… Néanmoins, cela ne justifiait pas la fâcheuse tendance de Feu-Follet à être trop sensible. A tout prendre au quart de tour, à se laissait emporter de la sorte. Cela ne justifiait pas les crises de nerfs qui s’en suivait, la colère qu’elle n’arrivait pas à gérer, et les coups que Brèche devait supporter. Le problème, ce n’était pas les autres, c’était sa façon d’interpréter, de prendre les mots, de les supporter, de les peser… Et de les ignorer. Ce n’était pas toujours possible. Si elle pouvait, elle le ferait.

La rate observait le chantier, son oeuvre, ce qu’elle avait commis sur la peau de la loire. Fière, elle l’était en quelque sorte. Elle savait que les bleus allaient sortir, et que ces marques resteraient bien plus longtemps qu’elle ne l’imaginait. Elle se tâcha de garder le silence quelques secondes et déposa son menton contre son épaule, comme si elle n’avait plus la force de tenir sa tête.

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Brèche
Ven 18 Aoû - 20:51
Quelque chose creva et se dégonfla dans l'air absorbant les cris de Feu-Follet. Il ne resta plus que ses soupirs et ses larmes, et Brèche sentit sa peau s'échauffer sous les coups donnés – la seule protestation que son corps était capable d'émettre. La Loir ne bougea pas, continuant à tenir les mains de la Ratte, laissant cette dernière se reposer sur elle avec la langueur d'une amante après l'étreinte. Feu-Follet était ainsi : une explosion qui, après avoir tout décimé sur son passage, redevenait faible étincelle des marais. Le plus difficile dans tout cela n'étaient pas les gifles reçues mais se retenir de la prendre dans ses bras, de déposer un baiser sur son front – de prouver qu'elle l'aimait, malgré tout. La riposte de la Ratte serait alors bien plus violente et douloureuse que n'importe quelle dérouillée administrée quotidiennement.

« Oublie les. » finit par souffler Brèche tournant la tête à en frôler les joues de la Ratte. « Ils ne sont pas là. On s'en moque de ce qu'ils pensent. »

Doucement, comme si elle manipulait un félin dangereux (et ne l'était-elle pas, cette flamme vivace qui vous consumait les doigts ?) Brèche s'arracha de la Ratte. Avec cette même lenteur elle se dirigea vers les armoires où l'on entreposait la nourriture, certains adultes se disant que les enfants cesseraient bien, un jour, d'y plonger la main. Et les autres devaient s'en moquer, ou venir eux aussi se servir en mettant les rapines sur le dos des enfants. Chacun y trouvait son compte.

Brèche laissa ses doigts frôler le bois avant de saisir la poignée et de la tourner. La porte couina, grinçante. La Loir s'en moqua, certaine que le ronronnement des machines étouffait cette complainte – ça et le fait que personne d'autre qu'elle et Feu-Follet ne se trouvaient à proximité.

« On va se tailler une bavette et ils en seront jaloux. Je crois qu'ils ont un pot de beurre de cacac-ah. »

Un soupir, un sursaut de surprise qui fit briller ses prunelles. Ressortant sa main du placard aux délices, Brèche fit résonner le piège à souris qui avait mordu ses doigts, les avait emprisonnés tels de vulgaires souris venues grignoter la pitance offerte. Tout autre aurait hurlé. La Loir n'offrait qu'un sourire contrit tandis que sa main libre tâchait de désamorcer le mécanisme.

« Sûrement un mauvais tour d'un des pensionnaires. Aucun adulte ne ferait ça. » Brèche jeta un œil à l'intérieur du placard, soudainement indifférente à ce piège qui l'avait saisi. « Ah. Ils ont du cake aux fruits confits ! »

Un délice pour tout pensionnaire de la Maison, et qui pouvait se revendre fort cher au troc.



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Feu Follet
Mer 23 Aoû - 0:12
Et tu tapes, tapes
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Un esprit coincé entre la tristesse et la colère, entre la mort et la vie, Feu-Follet soupira. Oublier, ce n’était pas dans ses cordes, dans ses habitudes. Il fallait faire marcher son côté lunatique, changeant, et lui changer les idées. Elle savait bien qu’ils n’étaient pas là, mais elle, elle ne se moquait pas des paroles des autres. C’était plus fort qu’elle, incontrôlable, certainement, parce qu’au fond il y avait des blessures qu’elle n’arrivait pas à réparer. Le feu que son père avait allumé ne semblait pas s’éteindre, pas avant qu’elle n’arrive à un certain point… Pourtant, la jeune fille avait beau vouloir se consumer, elle n’arrivait pas à se défaire de cette force qui la rongeait de l’intérieur, de ces brûlures qu’il avait laissé. Néanmoins, elle avait raison, mais la brune n’allait certainement pas lui dire, pas directement. Elle était trop fière pour l’admettre devant sa poupée de peau, et ne répondit pas à celle sur qui elle se défoulait de manière vorace. D’ailleurs, elle se demandait comment elle pouvait la supporter, comme tous les autres… Cependant, elle se rappela que de toute façon, elle ne lui laissait pas le choix. Et malgré tout, Brèche tentait toujours de l’aider, de lui prêter main forte, chose que la rate appréciait mais ne comprenait.

Brèche s’éloigna alors doucement de Feu-Follet. Cette dernière n’aimait pas vraiment ça, elle aimait le contacte avec elle, bien qu’elle semblait avoir du mal avec le fait qu’elle la touche. C’était une défense, pourtant la chaleur corporelle, le contact avec sa peau moite, la proximité avec Brèche était son remède et elle semblait ne jamais en avoir assez. C’était une forme d’affection pour elle. Ses yeux posés sur la jeune fille, elle continuait d’inspecter sa peau légèrement vêtue, et sécha ses dernières larmes à l’aide de ses poignets. La loir se dirigeait vers le nids des délices interdit, ce qui redonna le sourire à la gourmandine.

La phrase coupée de Brèche fit froncer les sourcils de Feu-Follet qui s’approcha rapidement de la jeune fille pour regarder si tout allait et ce qu’il s’était passé.

“Ca va ?!” S’exclama t-elle. “Ne va pas croire que je m’inquiète pour toi hein…”

Rajouta t-elle sur un ton légèrement aigu par rapport à la norme, comme si elle ne savait plus mentir. Un simple piège à souris. Brèche n’allait pas ressentir vraiment grand chose finalement, et Feu-Follet se trouvait encore plus gênée, mais elle tentait de ne point le montrer, orgueilleuse. Elle vint se poser à ses côtés et la regarda défaire la ruse, une ruse qu’elle aurait très bien pu faire la connaissant. Cela devait être sûrement un cadeau de la part des rats selon elle…

“J’suppose que c’est encore la faute des rats…” Affirma t-elle en souriant, comme fière de son groupe.
“Oh ! C’est super !” Cria t-elle en découvrant le trésor.

En tant que grande fan de sucreries, Feu-Follet et s'exécuta pour récupérer le gâteau dans son emballage. Elle s’empressa de l’ouvrir, pressée de déguster quelque chose pour oublier les mauvaises histoires de la journée. Il en fallait peu à la demoiselle finalement pour qu’elle daigne penser à autre chose.. Néanmoins, cela pouvait revenir à n’importe quel moment sonner à sa porte et la refaire sombrer dans les marais sombres et humides.

“On a pas de couteau… On coupe comment ? La cuisine me semble être trop loin, et j’ai pas envie de me faire prendre avec ça…”


Elle regarda alors Brèche, les yeux cherchant une solution. Devrait-elle couper à main nue le gâteau en deux ? Feu-Follet ne savait pas si elle devait faire la brute ou s’il fallait faire les choses un peu proprement. Elle s’en contre moquait, mais la rate demanda quand même à la loire, comme pour être sûre qu’elle cela ne la gênait pas. Après tout, elle n’allait pas manger cela seule, et n’en avait pas envie. Bien au contraire, sa présence lui était plutôt agréable

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Brèche
Ven 25 Aoû - 22:13
L'exclamation inquiète de la Ratte lui arracha un sursaut. On ne s'inquiétait pas pour la Loir, indifférente qu'elle était à la douleur. Au contraire on tâchait de profiter de cette faille qui détraquait tout son organisme. Feu-Follet eut beau montrer les dents pour faire bonne mesure, Brèche n'était nullement dupe. Elle lui sourit alors, mine complice tâchant de montrer qu'elle avait compris mais qu'elle ne dirait rien. Le piège cliqueta sur le parquet lorsque la Loir s'en fut libérée, mettant les doigts dans sa bouche par pur réflexe, mimant les autres pensionnaires.

« Ils sont rusés tes copains. » glissa Brèche, suçotant un index violacé.

À peine Feu-Follet eut extirpé le cake de son emballage que Brèche en saisit les effluves sucrées – promesses d'un délice qui leur manquait au sein de la Maison. On courait après comme on recherchait le Graal. Il y avait bien Carie, l'infirmière du Sépulcre, mais l'infirmerie avait une telle réputation que l'on craignait ses douceurs tendues par une main adulte. Et tous se rappelaient des histoires d'Alice au pays des merveilles et de ce qui arrive à une enfant qui mange tout ce qu'elle trouve et ce sans se poser de question. Mais quand il s'agissait de rapines, on oubliait ces mises en garde. Si c'était mis hors de portée des enfants, c'était forcément bon. Les adultes ne sont pas partageurs.

Face aux interrogations de Feu-Follet, Brèche eut un haussement d'épaules.

« On a qu'à le manger comme ça. » Elle posa ses doigts dessus, le tâta comme une cliente palpait les légumes du maraîcher. « Il n'est pas dur, on peut y aller avec les mains. On n'est pas au restaurant, pas de chichis entre nous. Surtout entre filles. »

Et pour prouver à Feu-Follet qu'elle ne faisait pas que déclamer des paroles en l'air, la Loir plongea ses ongles dans le cake et, grattant, réussit à glaner des morceaux de gâteau qu'elle engouffra dans sa bouche. Brèche mâcha, se passa une langue sur les lèvres.

« Il est trop bon ! Prends-en, vas-y ! »

Continuant d'agrandir le trou qu'elle avait commencé à opérer, Brèche chipa un morceau qu'elle tendit à Feu-Follet. Mutine, le nez se plissant en imaginant déjà la réaction de la Ratte, la Loir minauda.

« Allez, ouvre grand la bouche. »



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Feu Follet
Sam 26 Aoû - 22:40
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Courir dans la maison avec ce genre de trésor était une mauvaise idée. Les enfants auraient pu se battre pour cela. C’est un met réputé d’une grande rareté, d’une grande richesse. Il fallait donc en profiter. Les sucreries se sont des mets rares, et c’est surtout quelque chose que Feu-Follet apprécie particulièrement. Elle ne prendrait pas le risque de courir dans toute la maison, et d’après les dires et les paroles de la Loire, nul besoin d'ustensiles, nuls besoin de s’encombrer de milles couteaux et affaires. C’était bien plus amusant de croquer de toute façon ce délice à pleine dent et de s’en mettre pleins les doigts, à les rendre collants. Brèche palpa étrangement la friandise et les sourcils de Feu-Follet se froncèrent sous l’incompréhension. Néanmoins, elle était plus rassurée quand au fait qu’elles allaient bien le déguster de milles et unes manières, rien qu’entres elles.

“Allez !” S’exclama t-elle pleine d’excitation !

Brèche piocha une part dans le lard et agrippa un morceau de ses doigts fins. Feu-Follet commençait à bouillir d’impatience. Son sourire enfantin lui pendait aux lèvres. Sa gourmandise attendait sa potence. Elle désirait elle aussi sa part et regarda manger avec curiosité sa poupée pour savoir s’il était si fameux que ça le corps totalement immobile jusqu’à sa réaction. Elle sursauta de joie quand à son commentaire, mais elle ne s’attendait certainement pas à la taquinerie de son amie. Sa main revient de nouveau agripper une part du gâteau pour lui tendre de manière presque provocatrice. Feu-Follet ne pu s’empêcher de plisser les yeux et d’émettre un rire presque amusé. Il ne fallait pas attiser la flamme du jeu de Rate.

“Attends un peu !”
Dit elle en se sentant défiée.

Ses bras elle avance vers Brèche qu’elle pousse maladroitement contre une des machines à laver pour l’empêcher de trop bouger. Elle l’encercle de ses bras et le regard malicieux et complètement joueur. Sa main attrape son poignet et elle en vient à manger dans sa main. Pas la peine d’ouvrir la bouche pour attendre, elle jette son bec entre ses doigts comme un être vorace, comme un piaf affamé. Elle picore morceau par morceau en jetant sa vision dans celle de Brèche comme pour montrer qui domine, qui est la plus forte, et qui a le droit d’embêter l’autre ici. Feu-Follet s’amuse à ce jeu enfantin, elle laisse quelque miettes dans les doigts de la Loir, ceux qu’elle ne peut pas chopper de ses dents.

“C’est toi qui a dit “Pas de chichi, surtout entre fiiiiilles.””


Dit-elle en imitant Brèche d’une voix plus aiguë que la sienne pour la charrier. Elle remue légèrement la tête pour jouer les efféminées. Feu-Follet apprécie taquiner Brèche de la sorte. Puis ses lèvres entourées de petites miettes et de sucre collé elle chercha alors un morceau dans le cake qui se trouvait non loin de là et en reprit une bouchée en se retirant de sa proximité. Un clin d’oeil fière de son action, elle mâchouille et reprend un morceau du cake entre ses lèvres d’un air confiant et majestueux.

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Brèche
Lun 28 Aoû - 23:53
Brèche rit, les lèvres retroussées dévoilant les dents incrustées de miettes de gâteau. La langue de la Ratte la chatouillait, chatte mutine venant lui manger dans la main, langue humide et chaude lui arrachant des petits sursauts de surprise. Elle sentit les dents de Feu-Follet la mordiller, égratigner sa peau mais cette sensation ne faisait que l'amuser davantage. Morsures sans gravité, prodiguées dans le jeu. La Loir ne saisit pas même l'érotisme latent qu'on pouvait lire dans cet échange, cette promiscuité entre deux pensionnaires. Si elles avaient été adultes, en cet instant, le jeu aurait été sûrement différent. Très différent.

« Ça chatouille ! » couina Brèche, couinement de souris.

Mais elle ne retira pas sa main pour autant laissant la Ratte dominer durant l'échange. C'était tacite, habituel pour Brèche que de suivre les directives, même les plus implicites, de la Ratte. Devant la verve de Feu-Follet et son aplomb, Brèche ne pouvait qu'incliner la tête, fausser une révérence en pliant les genoux.

« Je m'incline, tu m'as eu ! »

Sous leur appétit conjugué le cake se transforme en no man's land, un monceau de parcelles et de miettes. Brèche finit par le poser sur une des machines qui ne fonctionnaient plus hésitante, un court instant, avant de se suçoter les doigts pour en retirer les miettes et les fruits secs collés. Son regard se posa sur les placards qui emplissaient le fond de la buanderie.

« Tu crois qu'ils ont des boissons là-dedans ? Je meurs de soif... Et je donnerais n'importe quoi pour un Dr Pepper. Ça fait une éternité que je n'en ai pas bu... »

La Loir se passa la langue sur ses lèvres crevassées – lèvres toujours explosées, abîmées par ses morsures incontrôlées. Du revers de la main Brèche tenta d'ôter la sueur qui humidifiait son front, indifférente à celle qui sinuait sur son corps, sur sa poitrine engoncée dans son soutien-gorge. Se calant contre une des machines à laver, son regard se posa sur le panier qu'elle avait laissé à proximité de l'une d'elles, nota le voyant rouge qui clignotait – œil d'animal l'interpellant. La jeune femme se redressa, vive.

« Merde, j'avais oublié ! »

Se ruant sur la machine, elle en ouvrit la porte et plongea les bras à l'intérieur de la bouche béante, brassant le linge humide. Tout en menant son ouvrage de ménagère elle s'expliquait auprès de la Ratte.

« Je dois encore les sécher, et les plier... Sinon les gosses vont me tomber dessus et ce sera pas joli. Raaah. »

Dans la précipitation la panière lui avait échappé, déversant le linge sur le parquet. À genoux dans les tissus, Brèche ramassait culottes, pantalons et chemises pour les remiser dans le panier à linge.



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Feu Follet
Ven 1 Sep - 15:24
Et tu tapes, tapes
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La poitrine presque bombée, la rate se montrait fière. Et de son allure de femelle alpha regardait la Loire de son air prétentieux. Elle continuait de manger, de dévorer les morceaux avec Brèche pour ne laisser que de petites miettes et un vide considérable. Le sentiment de satisfaction faisait grimper les babines de Feu-Follet qui gourmande comme elle était, était ravie de ce menu festif. Les mains de l’une se faisaient lapper, tandis que celles de l’autre se tapaient et frottaient l’une contre l’autre brutalement à contre coeur. La sensation était désagréable, ses mains s’accrochaient et se coller et quelques miettes finissaient par la gêner. Alors la seule solution qu’elle trouva était de faire comme sa voisine d’un air gêné.

“J’sais pas… Si tu veux je vais voir ça. J’ai soif aussi après tout ça.”

Cela donnait soif de pleurer, cela épuisait de taper, et cela donnait faim de s’amuser. Alors la rate commença à marcher vers le placard alla chercher de quoi se désaltérer. Il faisait chaud ici, humide, et la chaleur qui brimait la pièce d’une sensation lourde et désagréable. Les machines à laver avaient de quoi apporter la lourdeur d’un été à la température pesante. Feu-Follet chercha donc encore de quoi s’abreuver au fond des placards. Lorsqu’elle ouvrit, il y avait parfois des produits à mettre dans les machines. Rien de bien excitant, jusqu’à tomber sur quelque chose de pas mal. Des boissons, elle ne put à peine poser la main dessus que Brèche cria brutalement. La brune lui jeta un regard curieux, fronçant les sourcils tandis qu’elle touchait ce qui semblait être quelques canettes cachées au fond derrière un ensemble de vieilles bouteilles de lessive à moitié vide.

“Il y a du soda je crois... Il se passe quoi ?!”


Sans regarder la marque des deux canettes qu’elle attrapa, elle regardait la loir se jeter sur la machine pour récupérer du linge encore mouillé. Ne comprenant pas pourquoi la poupée se mettait à jouer les Cendrillons, elle posa l’une des canette sur une des grosses machines blanches et ouvrit la sienne pour constater que ce n’était que du soda à l’orange. Il était dommage pour Brèche que ce n’était pas du Dr.Pepper, néanmoins, c’était toujours bon et agréable. Les tas de linges elle fit tomber, alors un soupir Feu-Follet fit sortir. Quelle maladroite Brèche était.

“Mais tu vas être trempée ! Bah, j’vais un peu t’aider.”

Oui, la rate faisait sa bonne action de l’année, mais si cela lui permettait de gagner un peu plus de temps en sa compagnie, elle se le permettrait. Alors elle dépose la canette qu’elle avait ouverte à côté de l’autre et vient alors se baisser aux côtés de amie charnelle. Ses mains abîmées et déchirées vinrent attraper le linge, son inhabileté. Les tissus humides semblaient plus lourds et marquaient étrangement les formes que Feu-Follet ne connaissait sur la peau de la Loir. La féminité se dessinait sous les marques liquides du chemisier de la poupée. Quelques bleus se montraient le bout de leurs nez, ainsi que des formes légères. Ces dernières faisaient naître de légères rougeurs sur le visage de la rate qui fixait de manière curieuse l’inconnu. Puis elle détourna le regard, comme dérangée. Elle n’était pas de ce genre là, mais sa curiosité naissante se faisait plus insistante. Ces sensations qui naissaient sur ses joues, ces picotements légers, c’était bien trop étrange. Il fallait fuir. Fuir, tu savais le faire, mais là tout semblait tellement plus compliqué. Elle ne pouvait partir comme une voleuse seulement parce qu’elle avait perçu les couleur même d’un décolleté. Alors elle se contenta de plonger ses yeux bleus dans le linge qu’elle avait pioché.

Des culottes, des pantalons, des jupes, des tee-shirt, et des chemises toutes propres  elle avait dans ses bras et se retourna alors pour les poser sur le rebord de la machine. C’était presque mignon, sa façon de fuir du regard le corps de Brèche, et totalement illogique. Elle en avait déjà vu dans les livres de sciences des poitrines. Cependant, c’était différent, ce n’était pas n’importe quel corps... Elle avait beau penser le contraire les faits et les effets étaient là.

“Tu veux que j’pose ça où ?”


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Brèche
Dim 3 Sep - 22:32
Le linge trempé lui pesait sur les bras, se collait à sa peau dénudée étant demeurée la chemise ouverte depuis son étreinte avec Feu-Follet. Ses cheveux s'échappaient en virgule de sa coiffe tandis que la Loir ramassait le linge à grandes brassées. L'intervention de Feu-Follet, son aide providentielle, furent accueillis avec un sourire et des remerciements qui fusaient de la bouche de la Loir comme autant d'étincelles d'un feu de cheminée. Le panier lui cisaillant les doigts avec ses poignées en plastique du menton Brèche désigna un des sèches-linges.

« On enfourne tout là pour que ça sèche. Allez aide-moi à la bourrer ! »

Concentrée sur sa tâche, la Loir n'avait pas perçu la gêne de la Ratte et si elle perçut de la rougeur elle la mit sur le compte de la moiteur ambiante, de cette chaleur qui émanait des machines qui ronronnaient à plein régime. Roulant le linge, le poussant dans l'ouverture, Brèche referma le tout dans un claquement sonore déclenchant le roulement par quelques boutons appuyés. Son travail accompli la Loir se jucha sur la machine où Feu-Follet avait délaissé les canettes. Ses talons tapaient doucement contre le hublot. Prenant la cannette qui lui était destinée, Brèche l'ouvrit et en but une gorgée.

« Pwaaah. » souffla-t-elle en un soupir exprimant le contentement absolu. « Je n'avais plus eu un soda dans les mains depuis un bail. Et avec cette chaleur, je te dis pas... Oh. »

En voulant mettre un index, par réflexe, dans son corsage pour s'éventer en secouant son haut, Brèche remarqua qu'il était encore ouvert. Posant la canette à ses côtés, la Loir se mit à le reboutonner, glissant un sourire contrit à Feu-Follet.

« Désolé, j'avais oublié... Encore ça va, on est entre filles c'est pas comme si... »

Un bruit sourd résonna dans la buanderie – choc d'un objet ayant heurté le sol, de quelqu'un s'étant cogné contre un meuble. Brèche se crispa, les sens aux aguets, la peur lui imprégnant la peau d'une chair de poule. Quelqu'un était là. Elle en avait la certitude. Quelqu'un qui les observait depuis la Rouge savait quand. Une voix grave s'insinua dans ses oreilles, doucereuse, dérangeante. Tandis qu'elle reculait, le coude de la Loir cogna contre la canette. Le soda coula, poisseux, sur le parquet.

« Il y a quelqu'un. » souffla-t-elle d'une voix tendue, craignant que leur observateur ne l'entendit, ne comprit qu'elle savait qu'il était là.

Mais peut-être n'était-ce qu'une souris, ou le chat de Quenotte, ou un de ces familiers qui s'insinuait dans les jambes des pensionnaires, parasite vivant aux crochets de la Maison. La vision d'un étranger dans le Cellier ne voulait pas s'extirper de l'esprit de Brèche. La Loir finit par descendre de son perchoir, ses chaussures trempant dans le soda. Sa main saisit une serpillière, maigre arme qu'elle serra à s'en blanchir les phalanges.

La voix continuait à résonner dans son crâne, psalmodiant des mots qui lui arrachaient des sueurs froides. Ce ne pouvait pas être lui, pas ici. Et pourtant, elle vit une ombre se tendre vers elle, une ombre lupine qui dardait son regard sur elle, l'auscultait.

« Fais le partir... » chuchota Brèche à Feu-Follet fixant le couloir qui donnait sur le Cellier, ce couloir où seule une ampoule nue donnait un peu de lumière. « Qui que ce soit... Il doit partir. »

Ou Brèche tomberait, emportée par l'Envers qui s'avançait vers elle, menaçait de la submerger.



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Feu Follet
Mar 19 Sep - 21:01
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Elle se contenta de suivre les gestes et d’aider l’autre jeune demoiselle à faire rentrer les tas de tissus trempés dans cette même caisse. Cela paraissait impossible, mais à la force de deux bras tout semblait plus évident. A la force de deux coeurs, tout semblait plus envoutant et motivant. Toujours sa vision fuyant sa peau, elle s’excecuta. Ses yeux bleuets se posèrent partout sauf sur la bien appréciée qui alla boire une gorgée gazeuse et sucrée.

Ce n’est qu’à ce moment qu’elle se rendit compte de sa pseudo nudité, de son égarement aux yeux de la brune. Bien sûr que c’était une fille, bien sûr qu’elles avaient des corps similaires. Cependant, ce n’était pas comme les autres filles. Ce n’était pas une simple “Fille”. Brèche était plus que ça. Elle était le corps qu’elle aimait faire vibrer de coups et blessures. Elle était la chaire qu’elle aimait combler de ses lèvres et morsures. Elle était l’âme qui faisait baisser sa température. Elle était l’amie charitable qui réparait ses usures. Sa peau de lait n’était qu’un met qu’elle aurait envie de palper avec curiosité. Son innocence l’aveuglait des envies du Feu-Follet qui n’oserait pour autant poser une pate affectueuse sur la Loir.

“T’es pas qu’une simple…”

Coupée par un bruit étrange. Brèche la stoppa net. Elle n’avait pas l’air bien. Rares étaient les moments où la rate l’avait trouvée aussi perturbée. Un intru se trouvait certainement à côté, indiscret pour chiper des mots de leur discussion, de leurs ébats enfantins. Maladresse et peur, elle perdit le contrôle la Loir, et l’inquiétude se glissa sur le manteau facial de la rate. Elle tenta de s’approcher de la Loire, mais rien ne semblait calmer ses mauvais maux et ce mal-être. Ce quelqu’un était un parasite, il n’était pas bon. Il était hors de question de laisser Brèche ainsi. Il ne devait y avoir qu’un fauteur de trouble ici, le Feu-Follet. Aucune personne n’avait à gêner sa présence, aucune bête n’avait à instaurer ce tourment.

Une caresse sur la joue de Brèche elle rêvait de glisser pour la rassurer. Néanmoins, ce n’était pas son genre, et ce n’était pas le moment. Elle prit la décision silencieusement de se rendre dans le couloir pour faire fuir l’Epouventard harcelement sa belle. Chevalier au grand coeur, elle bomba le torse et ouvrit la porte brusquement. Ses deux avant bras étaient levés, comme si elle maintenait une position de défense pour éviter toute représaille. Quelques ombres se dissimulaient vers le fond du couloir, mais un jeune homme. Un garçon était plus proche. La rate frappa dans le mur sans aucune vergogne et sans retenue pour menacer les gamins qui tentaient de les espionner certainement. Des plus jeunes, des simples enfants agés de moins de la dizaine ou moins, et un plus vieux. Certainement un cerf… Un sauteur, un habitué ? Une vermine à éliminer.

“Barrez vous ! Partez ! Ou j’vous jure que si vous restez c’est votre crâne que je mettrais entre ma main et le mur la prochaine fois ! C’est clair ?...”

Ici-bas. C’était les enfers. Le démon s’était réveillé de son sommeil. Le diable crachait du feu sur les autres mioches, mais son regard froid et calculateur ne visait surtout qu’un seul soupçonné d’être la source de ces désagréments. Il ne fallait pas attaquer sa protégée. Il ne fallait pas allumer ce côté conservateur qu’elle avait, et surtout envers les filles. Après tout, elle avait déjà perdue sa conceptrice… Elle ne devait pas laisser Brèche, sa Loir.

Les gamins finirent par totalement disparaître, invisible à présent pour les billes bleues de la rate qui se précipita de nouveau dans la laverie en faisant claquer la porte. Elle espérait juste qu’elle irait mieux, que ça passerait, parce qu’elle savait que sa belle ne ferait que chuter dans les entrailles de l’envers. Et dans cet enfers, elle ne pourrait l’aider autrement que sous la forme vorace de la hyène rieuse et moqueuse, ou de son propre père calculateur et profiteur. Sa vision chercha uniquement son amie d’un air presque perdu et corrompu par une crainte.

“Brèche ?... Ca va mieux ?”


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Brèche
Sam 23 Sep - 0:01
Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en.

Mantra qu'elle se répétait en son for intérieur, formule qu'elle hurlait en silence au tréfonds de son cœur, paroles destinées à cette ombre qui planait dans le Cellier et en imprégnait les murs. Il était là, elle le voyait, le sentait. Son apparition annonçait la chute au sein de l'Envers. Alice victime d'un Lapin Blanc qui, de force, l'attirait dans son terrier donnant sur le Pays des Merveilles. Brèche tentait de se raccrocher à la figure de Feu-Follet, à cette silhouette qui se découpait en ombre chinoise sur la lueur crue de l'ampoule éclairant le couloir. La Loir ne vit pas les pensionnaires qui se tenaient dans l'escalier, ne perçut que le galop effréné de leurs baskets martelant les marches. Le claquement de la porte la fit sursauter.

L'ombre coula sur elle, flaque de pétrole sombrant sur son corps, dégoulinant le long de ses épaules. Des griffes se mirent à luire au sein de ce liquide nauséabond labourant Brèche d’estafilades invisibles aux autres. Le rouge éclatait des lèvres des blessures, imprégnait le tissu de la chemise. Oh si elle ne lavait pas, elle deviendrait rose – comme cette culotte d'où le sang n'était jamais vraiment parti.

« Feu... Non, ça ne va pas... » souffla Brèche après un temps, cherchant à mentir pour ne pas attiser la peur mais incapable, la gorge nouée. Les larmes embuaient ses yeux et le loup pesait sur son dos, ses pattes avant labouraient son corps, descendaient pour mieux atteindre les parties tendres. « J'ai peur, Feu... Il va... »

C'était comme un conte sordide, comme l'histoire de cet homme à la barbe bleue et qui enfermait ses maîtresses. Le sang était là, partout. Rouge, poisseux, il coulait le long de ses jambes en rigoles paresseuses.

« Il va me manger... »

Croc.

La gueule du loup se referma sur la gorge de Brèche lu arrachant un soupir. Ce fut là sa toute dernière parole. Tenant sa proie, le loup l'emporta dans son antre. Là où la Rouge démontrait toute sa puissance, là où le faible pouvait devenir le fort, là où la logique n'était plus : dans l'Envers.

De Brèche, dans le Cellier, il ne restait que son soda qui continuait à déverser son contenu, goutte à goutte.

Citation :
Au final elle est Tombée, désolé. Je te laisse conclure de ton côté, ce fut fort fun (et choupi). Je te la renverrais dans tes bras après son séjour au Sépulcre. Elle aura besoin de soins. fabulous



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Feu Follet
Sam 30 Sep - 0:43
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Il semblait que tout était fait. Brèche était de ceux qui était victime des vices de la maison. Elle allait tomber entre les griffes de ses démons. Ses larmes insupportait la ratte qui se mit à se sentir mal. Ce n’était pas de l’empathie, ni une forme de compassion, mais plutôt de la pitié. Elle savait ce que c’était que de se laisser aller face à ses démons. La peur, elle connaissait quand elle même n’arrivait pas à se gérer, mais la peur qu’avait Brèche lui semblait ingérable et inconnue. S’approcher pour l’instant n’était pas dangereux. Alors elle tenta de s’avancer prudemment face à l’ombre qui se dessinait aux portes de l’envers. Elle arrivait à l'apercevoir, maintenant l’intru. Ce n’était pas un des ces gamins qu’elle avait fait fuir, mais bien le reflet ingérable de Brèche dans l’envers. L’obscurité torturait la princesse, et le preux chevalier n’osait bouger, pétrifié devant la scène, tétanisé par le fait de voir Brèche abusée, désabusée, tiraillée, et démontée. Les larmes montaient aux yeux de l’hypersensible et cette boule en son centre grandissait et lui donner l’envie de gerber.

“Brèche ! Brèèèche ! Putain !”
Sortit seulement de sa bouche morcelée par la staticité, les pieds piégés par le plancher qui lui proposait seulement de plonger la chercher. Feu-Follet n’avait aucune perte d’équilibre, et la possibilité de sauter était toujours là, présente, pourtant, l’opportunité n’était pas assez grande pour lui lancer une corde. Elle n’était pas la bonne personne pour vaincre le grand méchant loup.

Les nerfs de l’hyène se déchainaient dans sa corpulence, mais elle n’osait sauter. Feu-Follet avait les pieds au dessus de la falaise, et l’envie grandissait d’y plonger pour la rejoindre et l’aider, le vertige la prenait et l’envers l’attirait. Cependant, là-bas, elle ne saurait qui elle est, elle ne saurait faire autre chose que de s’en moquer. Si ici elle pouvait la protéger, là bas elle ne serait que le chaos qu’autrefois on lui avait donné, les reflets de son géniteur et du passé. Elle deviendrait le prédateur qu’elle a déjà croisé, et se déchaîner pour détruire psychologiquement Brèche n’était pas dans ses priorités. Elle aurait finit par en faire plus qu’un simple jouet à taper. Observant une dernière fois la scène, pleine de désarroi, elle vit qu’il ne restait cette canette qu’elle jeta au sol et éclata d’un coup vif et fort contre le sol, laissant gicler le liquide sucré et gazeux. Son visage se crispa sous la frustration et l’énervement marquait ses traits, la grimace se ranimait. Elle s’était sentie incapable d’agir, elle s’était sentie inutile après l’intervention de la Loire pour elle. Une baisse d’estime de soi fit monter à ses iris une légère inondation qui perla ses joues doucement. Après le beau temps, la tempête revenait. Dans ce silence mécanique, elle se précipita et repartit tourmenter la maison encore une fois, sa belle n’étant plus là, personne ne retiendrait de nouveau cet esprit ravagé. Les poings serrés, elle sortit des enfers pour cracher son venin à la gueule du premier venu. Feu-Follet, l’esprit noir et malsain revint déverser les flammes de ses déchirements émotionnels.
Il était or de question de sauter pour cette fois, remonter les étages semblait plus être plus adroit, alors elle finit simplement par quitter cet endroit, les dents serrées et les poings prêts à cogner.


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J'espère que ça te va et tout ! En tout cas c'est fini du coup.
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