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Fantoche aux fils effilés, aux rêves déliés
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Fantoche
Dim 6 Aoû - 19:57


ft. OC - Narcolepsy Pixiv

fiche médicale
Sous les Briques

Mon jeu préféré est Rules of Rose, l'un de mes livres préférés est Sa Majesté des Mouches. Alors, je me dis qu'il faudrait vraiment que je lise La Maison dans laquelle. - et j'ai été sur un forum du nom de Unlucky Cloverfield qui me manque toujours très fort , et l'ambiance d'ici ne peut que me le rappeler, en partie à cause des références communes. - Bref. Je ne pouvais pas passer à côté. Amour sur vous.


nom : Fantoche – Bien qu’il ne s’agissait pas du nom sous lequel on l’a désigné lors de la vente aux enchères. Non, à l’époque, on l’appelait « Poupée », elle qui était si blanche, si immobile dans son coin, sans mot dire. Elle qui en fabriquait à partir de tout et n’importe quoi. Elle qui faisait si peur lorsqu’elle fixait et suivait de ses grands yeux. Puis, la poupée s’est avéré marionnette. Poupée aux membres mous dont on peut jouer avec un peu d’imagination, avec quelques fils. Souvent, elle s’écroule comme si on avait coupé ces derniers. Fantoche, on manipule son corps, personne ne sait ce qui se cache dans son esprit. Personne ne veut le savoir. Carcasse vide, un rien pourrait la posséder. Même la Grande Rouge, qui sait. Et personne, outre les plus téméraires, ne veut entendre ce qu’elle a à dire, ou pire: tout ce qu’elle peut voir.

âge : 9 ans.

âge d'arrivée : 8 ans.

origines : Elle peine et crache les mots avec une certaine difficulté. Lire, ça, elle ne le sait pas. Tout du moins, pas en cette langue commune de l’endroit. L’alphabet la laisse songeuse. Elle ne le comprend pas. Fantoche est polonaise, et d’origines aussi floues que les termes qu’elle emploie pour s’exprimer. Au moins, sait-elle mieux parler que lire ou écrire.

groupe : Cerf, cervidé aux grandes cornes qui ne cessent de s'étendre, à la manière de ses rêves.

rang : Un petit truc pas trop long que tu voudrais sous ton avatar.

rôle : La petite dame fabrique avec ses petits doigts. Le bout de ses index est dur, abimé. Quand elle coud, elle n'utilise pas de dé, ils sont trop grands pour elle. Ses poupées sont connues, il y a un trou où passer la main dans leur dos pour les faire bouger. Fantoche aime les faire parler à sa place. Parfois, il arrive que des courageux viennent la voir pour lui demander ce qu'elle a vu dans l'Envers, ou pour lui demander de chercher quelqu'un en particulier. Comme si elle pouvait voir l'Envers s'en même s'y trouver.

affiliation avec l'envers : Fantoche tombe, vibre, se laisse aller à l’Envers, se laisse happer par ce dernier. De certains diront qu’elle ne le quitte qu’à moitié, qu’à chacune de ses crises, c’est toujours un peu d’Envers qui vient la chercher, que l’Envers est son Endroit. Beaucoup parient déjà qu’elle y disparaitra, un jour. Que, peut-être, y est-elle déjà un peu trop perdue.

raison de l'admission : Fantoche dort. A toute heure du jour, de la nuit, son corps s’écroule, sa tête penche, et le sommeil l’emporte. La Narcolepsie est son quotidien, et ce, malgré les cachets qui sont censés l’aider à demeurer éveillé. Malheureusement, ceux-ci lui provoquent des crises d’onirisme. Ses rêves viennent danser devant ses yeux ouverts, et elle les voit. Les hommes en noir. Si nombreux. Pas qu’ils portent un costume noir, mais parce qu’ils le sont. Comme des ombres mouvantes, ils ont la forme d’un homme, mais pas de visage. Ils sont toujours là, dans les recoins de la Maison, à observer Fantoche, à regarder les autres pensionnaires. Parfois, Fantoche essaye de prévenir, elle tend l’index dans la direction où ceux-ci se trouvent. Mais, les autres ont peur. Les plus jeunes l’évitent et elle sent les plus vieux frémir, comme si elle parlait de choses dont elle ne devrait pas. L’onirisme la rend particulièrement sensible à la Maison et à son Envers. Comme si elle marchait un pied de chaque côté. Jusqu’à tomber. Fantoche se fait souvent mal, à s’écrouler de la sorte, en tous lieux. Les bleus et coupures recouvrent sa fine peau translucide, quand ses maigres os ne se brisent tout simplement pas. Parfois, Fantoche se réveille entourée de fils que les autres auront mis là pour jouer à la marionnette avec son corps endormi, parfois, ceux-ci l’empêchent de tomber de la chaise où elle se trouvait assise.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Si jeune, si fraichement arrivée et pourtant, Fantoche fait déjà partie des murs. L’En dehors, la petite dame n’en connait que des brides, elle déjà si absente, déphasée. Elle était déjà perdue dans ses rêves, dans les histoires que sa mère, et les autres femmes, lui racontaient. Loin d’en être perturbée, Fantoche se plonge dans les us et coutumes de la Maison avec langueur et désir curieux, s’immergeant jusqu’à bien au-dessus de la tête. Elle s’y noie déjà. Laisse l’âme de la Maison et de ses habitants la pénétrer, faire d’elle le pantin qu’elle a toujours été. Les choses sont parfois dures, cruelles mais rien de tout cela ne lui semble étranger. C’est comme si elle avait toujours attendu un endroit comme celui-ci, comme si cet endroit l’avait toujours attendu.

Comment perçoit-il L’Envers ? —
L’Envers de l’Endroit, l’Endroit à l’Envers. Fantoche différencie difficilement les deux. Cela fait longtemps qu’elle voit des choses, qu’elle en vit des plus belles, des plus horribles encore. Cependant, depuis son arrivée, cet ‘‘autre’’ semble plus palpable. Pour Fantoche, c’est encore pire. Elle y tombe encore et encore, au gré de ses crises, les racines grimpent et s’étendent sur les sols et les murs de la Maison, des arbres poussent depuis les livres et l’Homme en Noir est là. Seulement, dans l’Envers, celui-ci est différent. Il lui parait plus violent, moins passif que d’ordinaire. Parfois, il la poursuit, tente de l’attraper et Fantoche courre avec ses jambes maigres, mais le bruit de ses pas résonnent comme un cliquetis de porcelaine. Quand elle regarde ses mains, elle peut y voir des fissures, lézardant ce qui fut sa peau, des articulations drues, ouvertes. Fantoche perd sa chair. Elle ressort par son crâne, ses oreilles, ses yeux, son nez. Par le sang. Ça lui arrive souvent, et elle a beau se frotter la tête, le visage ; le liquide goutte et goutte encore. Il salit le plancher. Quelle mauvaise chose. Alors, bien évidemment, il lui arrive d’avoir peur. Mais, sa peur se meut rapidement en une langueur malléable. Dans l’Envers, Fantoche se sent mieux, moins fatiguée, moins étrange. Et, si elle craint les volutes sombres de cette fantasmagorie bien trop réelle ainsi que les créatures qui la peuplent, Fantoche prie, secrètement, de s’y dissoudre, et de ne plus jamais en ressortir.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —
Fantoche observe les autres enfants de ses grands yeux. Elle n’a pas l’habitude d’en fréquenter, surtout autant. Elle se reconnait dans leurs jeux, tout comme dans les traditions de la Maison, cependant, Fantoche ne se sent pas encore tout à fait intégrée. Elle ne sait pas comment se faire apprécier des enfants, des adolescents. Alors, elle attend, apprend, observe, attentive. Elle voit leur cruauté pure, innocente, elle reconnait la sienne.

Mais Fantoche préfère les adultes autant qu’ils la dégoutent. Les hommes, en particulier. Fantoche change d’attitude en leur présence. Elle se fait moins fugace, moins discrète. Fantoche bat des cils. Fantoche se fait belle. Tendre ingénue de porcelaine, elle se colle, se frotte aux grandes silhouettes. Parce que c’est comme ça que les grands montrent leur amour, c’est comme ça qu’elle aura leur affection, des cadeaux. C’est comme ça qu’elle sera bien traitée. C’est de cette manière qu’elle s’est toujours sortie de l’embarras, que sa mère s’est sortie de l’embarras. Avec ses grands yeux innocent, elle est sexiste, Fantoche, elle est persuadée que si elle désire quelque chose, c’est un homme, adulte, qui pourra le lui donner mais, seulement si elle se montre assez gentille. On fronce le nez, on la repousse, et Fantoche ne comprend pas. On lui a dit qu’il ne fallait pas agir comme ça, que les enfants ne font pas ça. Que c’est sale. Elle n’aime pas qu’on lui dise ça, elle ne sait pas pourquoi, mais ça lui donne envie de vomir.
Elle préfère ne pas y penser.

Pensées en l'air

✣ Fantoche ne sait pas lire l'anglais, elle ne comprend pas l'écrit, seulement l'oral. Seulement, ses mots sont encore parfois vaseux, et sa compréhension, approximative. Fantoche ignore ce que Fantoche signifie.
✣ Elle aime les livres et le théâtre, plus encore, elle aime qu'on lise pour elle, pour qu'elle puisse juste s'installer et écouter. Elle trouve les mots parlés fascinants.
✣ Fantoche aime les poupées, cela va de soi. Elle en fabrique avec tout, avec rien. Le plus souvent, elle représente les autres pensionnaires de la Maison. Parfois, elle s'amuse à recréer les créatures de l'Envers à sa manière.
✣ A défaut de pouvoir s'exprimer par des mots, il arrive à Fantoche de décrire ce qu'elle voit, ce qu'elle sait, par des dessins. Ceux-ci ne sont pas bien beaux, ils ont cette maladresse que seuls les enfants sont capable de leur insuffler. Mais parfois, il font frémir, bien plus qu'un tableau de cauchemar.
✣ Fantoche est une collectionneuse. Elle possède une boite bien cachée. Dedans, des bouts d'histoire, des bouts de rien, des bouts de pensionnaires, aussi, ou même d'adultes. Son petit trésor. Ses petits trésors.
✣ Quand bien même la demoiselle n'est pas familière avec la langue parlée,
il lui arrive de faire semblant de ne pas comprendre lorsqu'un sujet l'ennuie,
ou bien, la dérange.
✣ Au sein de son imaginaire cultivé par les contes, les légendes de sa culture,
ou même par ses rêves, Fantoche n'a jamais souhaité être une princesse. Au contraire, elle voudrait être le chevalier transi d'amour.
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Fragment d'Âme

Ils sont nombreux, au creux de ses paumes. Ils dansent sur sa peau blanche, translucide. Elle est trop pâle, elle est trop petite, elle est trop maigre. Il n’y a que sa tête, qui parait trop grande. Comme un poupon. Désaccordée. Avant la Maison, il y avait longtemps que Fantoche n’avait pas mangé à sa faim. Seulement, comme si son estomac avait rétréci pour s’adapter à ce corps qui n’a pas su grandir, la minuscule dame picore. Petit oiseau. Elle est difficile à nourrir. Ce n’est pas le goût, Fantoche apprécie relativement tout. C’est le contact. Il la dégoute. La répugnance persiste, quand bien même elle parvient à présent à se nourrir petitement. On la regarde de loin, sans la comprendre, en supposant. Pour certains, Fantoche n’est même pas une vraie fille. Petit Pinocchio. Comment pourrait-il en être autrement ? Après tout, elle ne mange pas, bouge peu et parle encore moins.

En plus, Fantoche n’a pas de couleurs, c’est ce qu’on dit. Ses cheveux blonds sont si pâles qu’ils paraissent blancs, que beaucoup les croient blancs. Ils ont une teinte si peu différente de sa peau qu’ils pourraient en être le prolongement. Pourtant, il ne faut pas grand-chose pour que Fantoche se mette à rougir, il suffit qu’elle comprenne. Puis, elle est coquette, à sa façon. Elle écrase des framboises, des mûres ou des fraises pour y glisser ses doigts dans le jus et le répandre sur ses lèvres pour les colorer. Il y a aussi le fusain, soigneusement fauchés en salle de classe pour en faire de la poudre. Une poudre qu’elle vient poser sur ses paupières. Fantoche tente de paraître moins lisse, plus vivante. Malheureusement, ce noir sur ses yeux la rend plus fatiguée qu’elle ne l’est. Langueur et volupté. Fantoche se traine mais, elle ne manque pas de délicatesse. Ses gestes sont doux, comme ceux d’une petite mère. Ses mouvements sont lents, comme l’arbre étend ses branches au fil des ans.

Il existe une certaine noblesse, chez ce pantin évidé. Quelque chose de bien trop grand pour ce corps étroit. Une présence perceptible qui fascine autant qu’elle effraie. Ils sont nombreux, à être heureux que la Fantoche ne puisse s’exprimer comme elle le désirerait. Les mêmes qui détournent la tête face à son regard fixe. Elle a les yeux caramel, la demoiselle. Ils se noient sous son épaisse frange. Des orbes sucrées, que l’on rêverait plus chaudes. Elles le sont, parfois. De rares occasions où une bulle éclate. Comme si Fantoche s’éveillait pour de vrai. Qu’elle sortait de cette torpeur perpétuelle qui la maintient prisonnière. Et ce quelque chose la fait rire, fait sourire son regard. Maigre pétillement. Grain de sucre sur le bout de la langue. Ephémère rayonnement. Puis, Fantoche s’éteint. Retourne à cette somnolence éternelle. Non, ses yeux ne sont que trop rarement aussi tendres. La petite dame parait voir plus loin que quiconque, parait lire sous la peau. Comme si elle savait trop de choses. Comme si elle connaissait le moindre secret de chacun sans savoir même communiquer. Mystique créature, personne ne s’étonne de la voir se perdre dans l’Envers. Et, sans comprendre les mots, Fantoche ressent ce sentiment bizarre que les autres ont à son contact. Elle sent la tension s’élever. Elle voit les regards soigneusement détournés. Ah, si seulement ils savaient.

Et pour ceux qui l’ignorent, d’autres s’en doutent. Fantoche n’a qu’un pied dans la réalité, le reste n’est que rêve. Comme quand elle regarde ses paumes et qu’elle les voit, ces petits points noirs qui dansent sur sa peau. Il suffit qu’elle bouge les doigts – mollement – pour qu’ils tourbillonnent à la façon d’une poussière fantaisiste. Parfois, il lui arrive aussi de se sentir disparaitre. Fantoche s’évapore au même moment où ses muscles se relâchent contre sa volonté. Sa tête bascule, ses yeux roulent sous ses paupières, elle n’essaye même pas de retenir quoique ce soit. Son esprit glisse hors de son corps, elle le laisse s’écouler. Si son enveloppe est bien lourde, palpable, son coeur, son âme file entre les doigts. Insaisissable. Et les rêves.
Les rêves.

Les rêves n’ont jamais été aussi réels. Ils le sont même plus que la réalité crue. Malgré ce que les adultes, les spécialistes en disent, tout existe bel et bien aux yeux de Fantoche. Sinon, comment pourrait-elle sentir le souffle glacé de cet Homme-Ombre penché au-dessus de sa tête, sentir sa peau brûler avant de tomber en poussière, morceau par morceau, ou même respirer le parfum de cette fleur ayant poussé sur le front d’un pensionnaire endormi ? Ses sens sont à vif, ses sensations, une pure fièvre qui s’empare de son corps, noie son esprit au sein d’une passion insoluble. Ah qu’elle est molle, Fantoche. Avec ses gestes, ses quelques paroles qui trainent en longueur, en difficulté. Qu’elle ne semble rien subir, sur le plan émotionnel. Comme si elle était vide. Impassible. Insensible. Mais ce n’est qu’à cause du coton. Cet épais coton qui remplit son corps comme celui de ses poupées. La texture étouffe le bruit, rend le moindre battement de cœur bien moins perceptible. Il rend ses sentiments compliqués à discerner.  Et pourtant, ils existent. Le frêle battant balance son sang sous sa peau, nourrit ses veines, ses membres engourdis et il n’est pas rare qu’il s’emballe. Fantoche voit tant de choses, plus qu’elle ne peut en supporter seule. Quand les longs doigts s’enroulent autour de sa gorge pour la presser, quand elle les voit ramper sous son lit pour attraper ses maigres chevilles et les lacérer, quand elle tousse et voit un rouge indicible s’échapper d’entre ses lèvres, le cœur s’affole. Ses paupières piquent, comme si on lui avait lancé du sel, mais ses yeux demeurent secs. Sa gorge hurle, déchire sa poitrine étroite, mais pas un son, pas une oreille capable de percevoir ce lancinant signal.

Fantoche n’a pas les mots, ni la moindre personne avec qui partager son monde. Ce monde qui l’enterre chaque jour un peu plus. Chaque jour, la rapproche de cette chute.
Celle dont elle ne reviendra pas.  
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Le Début du Conte

De vagues et des vagues. Fantoche bascule, petit cheval de bois. Elle est toute jeunette, elle marche de travers. On la tient. De toute manière, les corps pressés l’empêchent de tomber. On s’entasse. On se tait autant que possible, mais, les murmures résonnent. Les murs sont de métal, sa mère l’empêche d’y toucher. Elle pourrait s’y faire mal. Ils sont râpeux, rouillés, de quoi s’égratigner. Ce serait dommage, malgré le voyage, il vaut mieux qu’elles demeurent en bon état. Toutes ces poupées. Des brunes, des blondes, des rousses. Certaines sont déjà un peu abimées, cependant, on leur a promis une meilleure vie. Il faut juste qu’elles se serrent, bien écrasées au fond de cette boite. Cette grosse boite parmi d’autres grosses boites, sur un bateau plus gros encore. Un bateau qui nage, non, qui vogue. Il vogue longtemps. Il doit traverser l’océan. Pour aller loin, très loin de la Pologne.
Fantoche ne voulait pas. On ne l’a pas écouté. Il n’y avait aucun intérêt à le faire.
Fantoche ne s’appelle même pas Fantoche.

Kaszia, ça veut dire ‘‘pureté’’, parce que sa mère, toute croyante qu’elle est, le voulait vraiment. Un bébé tout blanc, tout doux, il parait qu’elle pleurait même très peu. Mais surtout, la pauvre Anastazy ne voulait pas que sa fille devienne comme elle. Elle n’est même pas dans la fleur de l’âge qu’elle se retrouve avec une petite sur les bras. Souvent, on la prend pour sa sœur et Anastazy ment, pour le mieux. Elle sait parfaitement les regards, les remarques qu’elle entendrait. Alors, elle raconte que le père travaille loin, à l’étranger, ou bien qu’il est un militaire sur le front. Pour Kaszia, il sera un chevalier parti combattre des dragons, très loin. Personne n’a besoin de savoir qu’elle-même ignore qui est le père, ils sont bien trop nombreux. Les visages bien trop flous, dans l’obscurité d’une mansarde miséreuse. Anastazy aimerait bien faire autre chose, mais c’est tout ce qu’elle connait et elle sait que sa situation pourrait être bien pire. Les dettes s’amassent. Elle emprunte aux mauvaises personnes.

Et c’est comme ça qu’elle se retrouve avec sa fille, enfermée, cachée dans cette boite en métal. Petite Babel slave, les mots se mêlent, aux sonorités semblables mais, aux significations bien différentes. L’arrivée sur ce nouveau continent est encore pire, les filles se raccrochent les unes aux autres. De toute manière, la plupart vivront sous le même toit. Avec Anaztazy et Kaszia, elles sont huit, dans ce minuscule studio. Elles se font discrètes, évitent les voisins. Les regards se tournent vers la plus jeune, la petite poupée d’albâtre. Certaines sont inquiètes. Comment cacher un enfant ? L’empêcher de trop parler ? Enfin, la barrière de la langue est pratique. On lui interdit de sortir, autant qu’il est possible. On lui interdit de parler aux inconnus. Kaszia ne se rebelle pas. Ses petits membres tremblent dès qu’elle entend des bruits de pas dans l’escalier. Au début, les filles ne sont pas autorisées à ramener les hommes ici mais, des problèmes au sein du bâtiment qu’elles utilisent les pousses à les faire entrer. Pour les grands patrons, il est hors de question que l’industrie se stoppe, même temporairement. Ce serait une bien trop grosse perte d’argent.

La pauvre Anastazy ne peut pas éloigner son enfant autant qu’elle le voudrait. Cette dernière se roule en boule. Son sommeil devient erratique, dérangé par les allées et venues. Parfois, la mère réalise que Kaszia se force à rester éveillée. Elle ne veut pas être surprise en plein sommeil. Quand sa mère s’absente, les autres filles font moins attention. Les hommes aussi. Parfois, ils remarquent sa présence. Sans comprendre pourquoi, Kaszia a honte. Puis, on lui explique qu’il ne faut pas. C’est juste une manière de vivre. Il faut bien vivre, sinon on ne peut pas manger. Et si on ne peut pas manger, on s’endort et on ne se réveille jamais. Kaszia a peur de ne pas se réveiller maintenant qu’elle tombe de sommeil sans le vouloir, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. La petite apprend vite, très vite. Elle comprend que, toutes ici, ont besoin de ces hommes qui viennent. Que sans eux, elles s’endormiraient pour toujours. Alors, pour les remercier, pour qu’ils puissent les aider, il faut qu’elles soient gentilles. Kaszia sait comment être gentille. Elle ne pleure pas et marche en faisant bien attention, sur la pointe des pieds, pour ne pas que les voisins appellent des gens qui les mettront dans la rue, ou les renverront sur le bateau. Kaszia ne veut plus retourner dans la boite à poupée de métal, même si ici, dans leur petit appartement, elle ne mange pas très bien. Moins bien qu’en Pologne. Quand sa mère n’est pas là, on lui donne des restes en plus, à même la boite. Mais, il lui arrive assez souvent de se couper. Elle saigne Kaszia, et elle se retient de couiner, elle écrase sa main sur son nez pour ne pas faire de bruit en reniflant. Quand ça arrive, Anastazy gronde les autres filles. Comme quand certains hommes en viennent à demander après Kaszia. Cette dernière chose, la petite ne comprend pas. Ils demandent surtout si elle va bien, et c’est quelque chose qui la rend heureuse, quelque part. Que des gens qui la connaissent à peine s’inquiètent de son état. Ou du moins, c’est ainsi qu’elle le comprend. Certains lui offrent même des cadeaux.

Il y en a un en particulier. Il reste toujours un peu plus longtemps pour lui parler. Même si elle ne comprend pas ce qu’il dit, Kaszia boit ses paroles. Elle aime sa voix. Elle préfère l’entendre quand il parle, plutôt que quand il est avec l’une des filles. Kaszia essaye toujours de se boucher les oreilles, en mettant bien ses mains contre, mais elle est toujours dérangée par le bruit. Alors, elle attend, patiente. Elle sait que ça finit toujours par s’arrêter. Et après, il viendra lui parler, pendant qu’il se rhabille. Une fois, il lui a laissé des boutons qu’il avait perdus de sa veste. La petite demoiselle les a donc utilisés pour faire les yeux d’une de ses poupées. Elle sait coudre Kaszia, mal, mais elle apprend. Il faut dire qu’elle aide les autres filles à rapiécer les vêtements abimés. Elles n’ont pas vraiment les moyens de s’en acheter de nouveaux. Avec le temps, Kaszia comprend qu’il lui en offrira d’autres si elle est gentille. Et, comme le reste, elle apprend en observant. Au début, c’est facile. Il lui suffit d’écouter, bien installée sur ses genoux. Il semble aimer la porter sur ses genoux. Et cela lui vaut quelques boutons en plus. Parfois, il se permet de l’enlacer. Elle est heureuse Kaszia. Même sa mère ne lui en fait pas beaucoup, des câlins. Les autres filles approuvent le fait que c’est une façon de montrer son affection, et qu’on le mérite quand on est très gentille. Puis il y a le reste, et tout ce que Kaszia ne voit pas. Les quelques billets supplémentaires qui passent de mains en mains. Et ce qu’elle ne comprend pas. Ce qui fait plus mal. Mais c’est ce qu’il faut faire.

Il y a une période où Kaszia tombe malade. Ce n’est pas comme un rhume, ou une petite fièvre. Elle vomit. Souvent. Beaucoup. Jusqu’à s’évanouir. Anastazy ne comprend pas, elle s’inquiète. Les autres s’inquiètent plus du bruit. Du fait que pour des soins, elles vont devoir aller demander à l’extérieur, et que ce n’est pas possible. Kaszia elle-même ne comprend pas. Mettre le moindre aliment dans sa bouche lui donne la nausée. La moindre cuillère. Elle ne supporte plus le contact contre sa langue. Comme si tout était dégoutant. Et ses crises empirent. Quand Kaszia voit des choses, sa mère met ça sur le compte d’une fièvre, ou de la fatigue. Même le grand homme lui parait différent, quand il vient, alors qu’il était le plus gentil. Elle a l’impression de lui voir pousser des bois, à travers la peau, comme un cerf. Et la peau de sa bouche, de ses joues se tord, tombe, laisse apparaitre ses dents.

Kaszia crie.

Cela n’aurait jamais dû arriver.


Kaszia ne comprend pas ce qu’il se passe lorsque des adultes en costume strict viennent chez elles. Certaines des filles se mettent à pleurer, mais, surtout, sa mère s’accroche à elle au point de lui faire mal. Parfois, encore aujourd’hui, Kaszia sent la prise de ses doigts maigres contre ses bras, la brûlure de ses ongles qui lui perforent la peau. Parmi eux, se trouvent un homme qu’elle comprend, et qui la comprend. Il lui demande depuis combien de temps elle vit ici, et si on lui a fait mal. Kaszia l’observe avec de grands yeux, elle regarde Anastazy qui lui fait comme signe de se taire. L’homme repose ses questions. Semble plus pressant. Ils ont l’air d’être des gens importants, et la femme avec eux semble tout noter dans ses papiers.
La petite hésite, avant de raconter tout ce qu’elle sait.


Elle n’a jamais été effrayée par la Maison, même la première fois qu’elle l’a vue. Kaszia se demandait surtout pourquoi sa mère n’était plus là, sans le dire à voix haute. Depuis longtemps, Kaszia avait l’habitude de ne plus parler pour ne rien dire. Elle se laisse alors guider dans les locaux, s’écroulant sur la première chaise qui passe pour un petit somme. Il lui semblait que ce qu’elle voyait, quand elle avait les yeux ouverts, lui paraissaient soudainement plus net. Comme si on en avait retiré un filtre flou absolument dérangeant. Elle n’avait rien à dire sur les autres pensionnaires. Elle ne les trouvait pas plus étranges que cela. De toute manière, elle peinait encore à comprendre ce qu’on lui disait. Avant de venir, on lui avait bien déjà donné quelques cours, mais, l’apprentissage était difficile. Déjà, à cause de son refus de communiquer. Puis, parce qu’elle n’avait jamais vraiment entendu la langue, ayant plutôt parlé avec les colocataires de sa mère pendant toutes ces années. Kaszia comprenait alors bien mieux des langues comme le russe, le croate, ou même le tchèque.

La petite dame sursaute quand elle retire sa main tâchée. La peinture sur les murs est encore fraiche. Elle n’a pas le temps de se nettoyer qu’on l’emmène à part. Les autres jeunes parlent. Kaszia n’essaye même pas de comprendre. Elle est fatiguée, comme toujours. Par moments, sa tête retombe et, quand elle se réveille un peu plus tard, elle en voit rire un peu. Parfois, elle remarque des dessins sur sa peau blanche, d’autres fois, elle se retrouve avec une ficelle autour d’un de ses poignets, quand il ne s’agit pas des deux. Et Kaszia y réagit à peine. Oh, on ne l’appelle déjà plus comme ça. Sur le panneau autour de son cou, elle a du mal à lire. Mais, elle entend le mot ‘‘poupée’’. Poupée.
C’est sous ce nom qu’elle verra les chefs s’affronter. Du sang couler. De la brutalité nue. Une sauvagerie familière devant laquelle elle restera coïte. Observatrice. Distante. Quand bien même quelque chose en elle résonnera. Comme un objet en verre qui tinte en se faisant cogner. Un bruit qui se transforme en sifflement à ses oreilles. Un choc latent.
Un choc muet.

Le même qui l’aura poussé à vomir des jours durant. La même sensation qui reviendra lors du sacrifice auquel elle échappera par chance.

Muet comme la nuit.
Celle qui l’englouti subitement, alors qu’il fait jour. Elle tombe à terre et ses genoux heurtent le sol quand Poupée entend un craquement, comme bibelot qui se fissure. Et, baissant les yeux, elle les voit, les fissures. Elles sont sur ses jambes, la peau de faïence. Puis, quand elle veut bouger, ses bras bloquent. Quelque chose la tire, tire sa peau, tire sous celle-ci, la pousse à redresser le visage vers le plafond qui n’en est plus un. Un ciel gris la surplombe, du coin de l’œil, elle avise comme des arbres noirs, sans feuillage mais, ce qui accroche son regard, c’est cette étrange neige tombant des cieux. Elle est tantôt grise, tantôt noire, parfois blanche. Neige cendrée qui la recouvre, se glisse sous ses paupières, dans ses cheveux plus longs. Elle le réalise tout juste. Son maigre corps articulé se noie au-dedans de ces épaisses boucles blanchâtres. Puis les bruits de pas.
Poupée sait de qui il s’agit. Elle n’a pas besoin de regarder. Elle en est incapable de toute manière, bloquée par ces fils qui l’empêchent de se mouvoir à sa guise. Sans difficulté, elle imagine, devine l’immense forme noire dans son dos. Et elle tire, force sur ses membres avec désespoir.
Claquement.
Et le liquide coule. Coule. Tâche le sol. Mais, au moins, Poupée peut ramper. Elle se traine sur ce sol saupoudré de poussière de cendre glacée. L’autre avance, il sera toujours plus rapide qu’elle. C’est comme ça qu’elle ne crie pas, quand il l’attrape. Quand ses longs doigts s’emparent de sa maigre cheville.
Poupée ferme les yeux.
La Maison revient.

Ce ne sera pas la dernière fois mais Poupée, devenue Fantoche, se rassure à moitié en se disant que la Maison revient toujours. Cet endroit froid et vide, bien qu’elle y croise des pensionnaires quelquefois, la rassure autant qu’il l’effraie. Parfois, il lui arrive de marcher seulement en partie sous ce ciel de cendre devenu familier. Un pas. Les arbres. Un autre. Les salles de classe. Fantoche ne le contrôle pas. Le désire-t-elle seulement ? La seule chose qui lui parait la raccrocher à la réalité, c’est le contact d’autrui. Alors, Fantoche se serre, Fantoche se colle, aux adultes en particulier. C’est cette affection, qu’on lui a apprise, qui lui permettra de ne pas s’évaporer au creux de cet envers se tournant toujours plus vers l’endroit. Elle doit être gentille, comme on le lui a enseigné.

Ça, elle en est persuadée.

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Dim 6 Aoû - 20:45
omg merci je cherchais le nom du forum auquel La maison me faisait penser, et que je regrettais beaucoup parce que j'avais pas réussi à écrire dessus et c'était ça, unlucky cloverfield.

Sinon j'aimerai trop jouer à rules of rose jpp

Bienvenue !!


En danseuse
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Feu Follet
Dim 6 Aoû - 22:38
Je t'ai déjà dit bienvenue sur la CB mais je te le redis ici.

J'ai lu le début de ta fiche, et franchement j'adore. J'ai vraiment envie d'en savoir plus, tu m'as donnée énormément soif de Fantoche ! Je reviendrai lire la suite parce qu'elle me semble vraiment intéressante !

Bon courage pour la suite ! hug




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Feu-Brèche made by Fantoche:
 
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Fange
Dim 6 Aoû - 22:48
holà fantoche ! quel joli nom que voici et quel personnage intéressant tu nous proposes.

tu es par contre coupable d'une chose : nous avoir donné l'envie d'en savoir plus et de connaître le futur groupe de la plus jeune pensionnaire de la maison (pour le moment)

amuse toi bien par ici. n'hésite pas à venir nous voir par mp pour toute question (surtout moi qui en ce moment ne traîne pas trop sur la cb *sourit*)

et bonne continuation !



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Quenotte
Dim 6 Aoû - 23:08
Bienvenue Fantoche! Ta partie identitaire m'a effectivement bien intriguée et j'ai hâte d'en savoir plus!
Je ne peux également que saluer ton choix de handicape!

J'étais par ailleurs sur Unlucky Cloverfield, puisque tu en parle, vers la fin du forum donc je ne sais pas du tout si nous avons eu l'occasion de nous croiser en jeu à l'époque! En tout cas, ravie que le forum te plaise, bon courage et n'hésite pas à nous contacter comme l'a précédemment évoqué Fange! :3




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Raspoutine
Lun 7 Aoû - 12:20
Re-bienvneue Fantoche. :D Tu nous avais déjà un peu parlé du personnage en CB, mais le voir transiter par ta prose ne le rend que plus fascinant. Ta petite Fantoche fait froid dans le dos, toute auréolée de cauchemars et de cruauté enfantine qu'elle est pour le moment. J'ai hâte de voir ce qui se cache derrière cette façade d'enfant perdue ballotée d'une chute à une autre ; je sens d'ors-et-déjà me chatouiller le mélange de pitié et de malaise que je ressentirai sans doute à l'égard de Fantoche.

Il faut croire que les égarés d'UC se retrouvent ici 8D. Je suis arrivé également en toute fin de parcours, sur les pas de Quenotte, avec un personnage que je n'ai malheureusement pas eu le temps de le rp avant que le forum ne cesse toute activité ; originellement un petit polonais du nom de Dov, qui est ici devenu Chaman. A ce jour, cet acte manqué rpgique est l'un de mes plus grands regrets.
Puissions nous outrepasser cette frustration en écrivant ici :D.


- Fiche
- Carnet de liens

Merci à Fantâche pour mon avatar <3
Award du plus beau parleur (mais pas suffisamment pour réussir son coup):
 
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Brèche
Lun 7 Aoû - 22:43

Bienvenue Fantoche ma belle au bois dormant ! (oui oui ce sera ton petit surnom) J'applaudis le choix d'avoir pris la narcolepsie, je n'y aurais jamais songé mais ça coule de source en lisant ta fiche avec tous les travers et défauts qu'implique une telle maladie. On a envie de prendre Fantoche dans ses bras tout en ayant peur de la briser. Elle incita à la compassion et à la crainte à la fois, c'est déroutant et fascinant.



PortraitCarnet

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Feu/Brèche par Fantôche
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Libre pour rp? : 4/4
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Pieds-Nus
Ven 11 Aoû - 10:12
Hello et bienvenue. ^^ J'adore le surnom que tu lui a donné et sa maladie aussi. C'est très original. J'ai hâte de lire la suite. Bon courage pour ce qu'il te reste à écrire. <3


Lorian gribouille en #99cc66.


Forme dans l'Envers:
Spoiler:
 


Opaline, doudou favori:
Spoiler:
 

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Libre pour rp? : Pas pour le moment
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Fantoche
Dim 13 Aoû - 3:18
Alors alors, pour commencer ....
Merci pour cet accueil des plus chaleureux émerveillé vous êtes tendres, vous êtes beaux un peu fous aussi parfois, mais c'est ce qui est bon excited

J'en rougis de compliments et j'espère ne pas vous décevoir !
J'ai bien hâte de rp avec vous tous ♥️

Et ma fiche est, normalement, terminée ! aaaah




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Libre pour rp? : Complet / prends les projets en mp
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Fange
Dim 13 Aoû - 10:00



Tu es validée


L'innocence décomplexée, malaisante et pourtant touchante de Fantoche vient de me frapper droit au coeur. Il est rare qui plus est que je tombe sur une fiche concrète, réelle, triste et désespérée concernant la prostitution. Et tu viens de nous l'amener, avec tes mots et tes dessins d'enfants avec une perfection rarement inégalée. Cette petite boule endormie de sommeil et de problèmes aura besoin de beaucoup d'aide par ici mais je te laisse d'ors et déjà vagabonder dans la maison. Mes félicitations pour cette écriture raffinée qui va droit au but.

Bravo. Et bienvenue.







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