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Recollée à grands coups de sparadrap
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Brèche
Dim 30 Juil - 16:25


ft. Kate Marsh - Life is Strange

fiche médicale
Sous les Briques

J'ai ma tente dans la forêt depuis un bout. Sinon je suis So-chan vieux pseudo que j'ai la flemme de changer (de toute j'ai pas d'idée). Vétérante du rp, mamie de l'écriture, j'aime créer, broder des aventures à plusieurs. Je peux de rire de (presque) tout tant qu'y a du respect (ultra important).  whiterabbit Et ce smiley est mon favori. omg y a des emotes. Lui je sais quand je vais l'utiliser.  sebastiancastellanos


nom : Brèche – à tant la briser, creuser son corps par curiosité d'abord, voir qu'elle ne crie pas, ne se débat pas, subit sans mot dire, on l'a recouvert de plaies. Elle n'est plus qu'une faille, une brèche où aucune douleur n'a la force d'éclore pour l'emplir.

âge : 15 ans

âge d'arrivée : 14 ans

origines : Américaine

groupe : Loirs

rang : Je laisse le staff se faire plaisir ! Sinon je prendrais « L'éclopée de service » (sans les guillemets)

rôle : Punching-ball gratuit, défouloir à crises de nerfs, créatrice d'amulettes

affiliation avec l'envers : Tombant

raison de l'admission : Celle que l'on nommait avant la Maison, Hannah Wood, est atteinte d'une insensibilité congénitale à la douleur. Tendez-lui une tasse brûlante et elle en ressentira la chaleur, distinguera cette sensation du froid d'un glaçon sur ses doigts mais elle n'ôtera pas sa main d'une plaque chauffante. Car la douleur lui est étrangère, son corps n'envoie pas l'alerte pour la protéger. Sans aucune défense déclenchée par son organisme, Brèche roule sur l'autoroute du danger. Elle a connu les hématomes, admiré leur changement de teintes, appris à marcher avec des béquilles, à avancer à cloche-pied en traînant une jambe boiteuse, variant parfois avec une canne. Un enfant bandé de la tête aux pieds ça entraîne des questions, des regards en coin, des Vous êtes sûre Madame ? et autres soupçons sur votre rôle de parent. On finit par ne plus savoir quoi en faire de cette enfant qui ne pleure, ni ne crie jamais. Vient un jour où on l'a brisé plus profondément que jamais. La plaie est là, invisible et l'enfant vous regarde, incapable de vous dire ce qui est arrivé – ni souvenir, ni douleur, seule une sensation. On m'a dévoré de l'intérieur. Alors on craque, on l'envoie à la Maison en se disant Ils sauront quoi faire. C'est leur travail.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Brèche serait incapable de vous dire à la date exacte de son arrivée. Il lui semble être prisonnière de la Maison depuis toujours, son séjour ayant effacé, à grands coups de truelle, sa vie passée. Ne lui en reste que des fragments, des échos à la saveur de rêve – l'éclat du soleil qu'elle percevait par sa fenêtre, l'odeur montant de la cuisine, l'odeur des livres qu'elle ouvrait à l'ombre d'un arbre. La Maison est sa demeure. Force lui fut de s'y habituer. Elle la craint, certaine que la carcasse de pierre rouge va la dévorer, qu'elle deviendra mortier avant de pouvoir la quitter. Elle a vu le sang sourdre des peaux, des plaies ouvertes sur fond de chant religieux et barbare – elle s'en délecte la Maison de ce sang versé, et elle ravive sa couleur. Brèche a peur de cette demeure comme Blanche-Neige craignait sa mère, sachant combien la marâtre et elle ne sont que les deux faces d'une même entité.

Comment perçoit-il L’Envers ? —
La fuir, si seulement, mais Brèche n'en a pas la force. Toujours elle se retrouve en ses bras et elle revit la même scène, encore et encore – comme si la Rouge elle-même s'amusait à ses dépends. Il est là gigantesque, monstrueux, créature surgie des contes et de l'imaginaire enfantin, quintessence de ses peurs. Le Loup. Animal dont le poitrail défie les clochers qui avance sans émettre un bruit, les prunelles luisant dans la pénombre. Point de lueur incandescente, de souffle baveux. Il est là et cela suffit à la terrifier, à lui rappeler cette sensation. On creuse en elle, on force un passage et la honte la submerge. Brèche a beau prendre une forme, se couler sous la peau d'un être plus rapide, toujours elle est acculée – et toujours dévorée.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —
Brèche pensait, inconsciemment, que les adultes sauraient l'aider – ils représentaient la Loi, les Règles, ils étaient les piliers. Jusqu'à comprendre que tout était gangrené au sein de la Maison, que la Loi c'était elle et pas eux, que la complaisance s'achetait à peu de choses – des bibelots, des plantes... Et la voilà mise au ban, observant d'un regard éperdu ce marchandage à des années lumières de la société qu'on lui avait jusque là vendue. Il n'y a que les Loirs auxquels elle se raccroche se disant qu'ils ne sont pas les pires, qui l'ont accueilli, qu'il lui ont appris à survivre. Tous les autres elle les observe en retrait, prête à courir, à ramper si nécessaire. Et à rentrer la tête dans les épaules si les coups doivent tomber. Après tout elle ne sent rien. N'est-ce pas. Elle ne pleure pas, ça veut dire que tout va bien. N'est-ce pas.
Pensées en l'air

✿ Lors de son arrivée, elle était déjà si couverte de bandages et de pansements qu'elle avait été gratifiée du nom de Momie. Nom qui ne fut pas retenu lorsqu'on a du a marquer pour la Vente aux Enchères.

✿ Hannah se plie complaisamment aux coups qu'elle reçoit, arrondissant le dos, ne bougeant que lorsqu'on le lui demande. Elle perçoit cela, même un an après, comme un rite d'initiation qu'elle doit subir sans mot dire afin d'être accepté.

✿ Elle est une enfant qui ne demande qu'à être aimée.

✿ Brèche crée ses amulettes avec tout ce qu'elle peut trouver – perles d'un bijou brisé, boutons décousus, coton de peluche... Elle fouille les recoins de la Maison, amasse tout objet tombant à sa portée avec la vivacité d'une pie, cache son trésor sous une planche disjointe de la chambrée. Elle porte plusieurs de ses créations sur elle, à même la peau, cachés sous le tissu rêche de sa tenue de pensionnaire.

✿ Elle aurait déjà passé une nuit au-dehors de la Maison, probablement suite à une mauvaise blague de la part d'autres pensionnaires. Les adultes l'auraient retrouvé, au petit matin, à la porte de la Maison aussi tremblante qu'une biche aux abois. Brèche n'a raconté à personne ce qu'elle a pu vivre cette nuit-là – si cela a vraiment eu lieu.
Fragment d'Âme

Demoiselle malingre, Brèche n'a qu'une peau cagneuse sur des os brisés, la figure d'une enfant maladive mal nourrie dont on ne compte plus les blessures. Fantôme éclopé dont on entend parfois le bruit mat de la canne accompagnant ses pas, rythmant son avancée. Elle vous sourit alors si elle croise votre regard, salut poli qu'elle accompagnera de quelques mots si elle considère qu'elle peut vous approcher sans trop de crainte. Néanmoins la main, sur la canne, demeurera crispée – au cas où. Réflexe défensif de la proie tentant de déceler qui sont les prédateurs en cette demeure. Brèche ne jure que lorsqu'elle laisse échapper son ouvrage, que ce dernier finit détruit sous les pas peu amènes des pensionnaires. Elle jure envers le destin, la poisse qui lui colle à la peau. Mais la politesse ne la quitte pas, polie à l'excès, s'excusant pour un rien.

« Trop bonne, trop conne » là définissent les pensionnaires, ceux qui ne voient en elle qu'une gamine désœuvrée, un punching-ball gratuit. C'est que ça les désarme une gamine qui reçoit les coups sans mot dire, avec un sourire au creux des lèvres, un remerciement dans les yeux. Elle a l'air d'un chien fidèle lorsqu'elle se plie à ce rituel. De quoi vous écœurer à force. Brèche n'a pas d'autre arme que son corps qui souffre en silence. Oh elle a bien hésité, parfois, à glisser un couteau dans la manche de sa robe, à cacher une lame dans les replis de sa jupe. Après tout elle se couperait qu'elle ne le sentirait même pas. Mais elle a peur. Elle qui ne sait rien de la souffrance pourrait en causer tant car elle ne connaît pas les limites, ne comprend pas les cris, langage étranger à sa réalité.

Ses prunelles vous suivent, brillants au-dessus des cernes qui les marquent, qui les soulignent comme un maquillage. Curieux ils vous détaillent, suivent vos mouvements tandis que Brèche officie dans son recoin, ne vous dérangeant pas. Si elle vous parle ce sera d'une voix éteinte, un peu éraillée de ne pas parler souvent, jamais trop fort. Les rires sont spontanés, faibles. Brèche n'a pas l'éclat de ses pairs, elle semble presque éteinte. Seuls brillent ses yeux et ses amulettes, grigris confectionnés à partir de presque rien, bijoux sans valeur marchande mais dans lesquels elle met tout son cœur. Ce sont ses enfants, ses créations – la preuve qu'elle peut créer quelque chose.
Le Début du Conte

— Qu'est-ce tu fous Brèche ?

La concernée se retourne, le regard lointain. Ses doigts, sur le mur, laissent des traces rouges. La Rouge. La Maison. Rouge sur pierre blanche sale. Le Loir, Lorgnette, observe l'ouvrage, un brin interdit, mais pas écœuré. On voit bien pis dans la Maison. L’œuvre est maladroite, ça vaut pas une miette de Picasso. Mais il y a là quelque chose de frappant dans cet acte que Brèche a mené, non pas par hasard, mais délibérément. Lorgnette remonte ses lunettes sur son nez – gros verres de culs de bouteille. Il a le nez qui se fronce en observant de plus près.

— C'est vraiment du sang !

Le doute avait été balayé en quelques secondes. Brèche avait acquiescé avant de reprendre sa peinture rupestre. Lorgnette les voit mieux alors – les plaies encore suintantes où Brèche puise sa peinture. Et il comprend mieux ce qui l'a frappé. Brèche peint avec son corps, ses humeurs, ce liquide qui sourd de son corps tel un jus hors d'un fruit. La figure grotesque d'un loup émerge du mur, dérangeant, déroutant.

— T'as pas fini chez les Loirs pour rien.

Brèche sourit. Elle est pleinement acceptée. Elle a réussi à prouver qu'elle méritait sa place.


***

C'était qu'un jeu qu'elles disaient. Pas de quoi en faire un drame, puis il y avait bien pire au sein de la Maison. Cocarde avait proposé le jeu avec toute l'innocence du monde, curieuse de percer cette légende qu'elle avait ramené de chez elle. Ses boucles s'agitaient sous ses rubans qui la couvraient de la tête aux pieds tandis qu'elle dodelinait de la tête dans son fauteuil.

— Si ça va pas, on fuira.

Mais on ne fuit pas la Rouge. Brèche s'était pliée aux requêtes des deux filles (l'autre, elle avait oublié son nom, effacé, remisé dans un coin), avait accepté de fixer avec elles le miroir – morceau de verre ébréché et poussiéreux dégoté on ne sait où. Elles avaient du répéter la phrase rituelle trois fois comme l'exigeait la pratique, variant le nom pour coller à la demeure.

Rouge, rouge, j'ai tué ton enfant.

Mais lequel ? aurait voulu demander Brèche car des enfants la Rouge en avait plus que son content. Elle ne le saurait jamais. Quelque chose était sorti du miroir, des murs, suintant de chaque parcelle de la demeure. Sous les yeux de Brèche la Maison avait pris l'aspect d'un organisme vivant. Elle patinait dans le sang, vit Cocarde engloutie par une chair immonde et rosâtre. Elle courut Brèche, courut comme jamais, se cognant les épaules dans les murs, frappant dans les portes en implorant une aide qui ne vint jamais. Seul le petit matin la sortit de son cauchemar, la retrouvant enfermée dans un placard.

— Qu'est-ce qui s'est passé ? 

Elle n'en savait rien.

— C'est toi qui leur a fait ça ?

Non, non, c'était l'idée de Cocarde. Puis c'était quoi ça ? Qu'étaient-elles devenues ? Ne pose pas de question Brèche, ce sont les adultes qui font cela. Acquiescer, ne rien dire, garder en soi les questions. Craindre la Rouge comme jamais. Fuir les miroirs comme la peste et ne plus l'invoquer. Se terrer dans son lit chaque nuit en embrassant ses amulettes.

Oh Grande Rouge pardonne-moi, aie pitié de l'agneau qui n'a jamais touché à un de tes enfants.

***

Précisions. Je reste volontairement flou sur ce qui est advenu. Véritable vengeance de la Rouge ou hallucination ayant tourné à l'aigre, ça je laisse le staff et les gérantes de la Maison décider. De même si un tel rituel clandestin ne peut pas avoir eu lieu, je modifierais sans soucis !

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Raspoutine
Dim 30 Juil - 17:35
ET C'EST LE BONSOIR DU JOUR.
'soir.
amour
J'ADORE BRÈCHE. Petite créature délicate, émouvante et entourée d'un soupçon (un soupçon vraiment ? ou un FLEUVE ?) de malaise. Ta fiche laisse des mystères en suspens, elle dit des choses sans les expliciter. Et c'est très bien. Et fort agréable à lire.
Avoir pris le partie d'utiliser son insensibilité à la douleur pour en faire une victime indifférente plutôt qu'une teigne bagarreuse est une bonne idée- et je la salue, tout comme ta prose, et cette petite virée dans les entrailles de notre bien aimée Maison. Tout comme je te salue toi, chère pensionnaire.
Bienvenue dans la Maison. Puisses-tu peindre encore moult fresques avec tes larmes, ta sueur et ton sang ~


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Merci à Fantâche pour mon avatar <3
Award du plus beau parleur (mais pas suffisamment pour réussir son coup):
 
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Quenotte
Dim 30 Juil - 20:32



Tu es validée


Eh bien eh bien.
Je dois dire que j'aime Brèche, plus encore en la lisant qu'au travers de ce que tu m'en avais dit.
J'aime sa douceur mêlée de crainte, sa résignation aussi, comme un être qui chercherait à s'extirper de La Maison tout en sachant pertinemment qu'elle est déjà tout pour elle. J'aime sa faiblesse, sa désillusion et cette aptitude qui fait d'elle une artiste si particulière. Le flou laissé dans ta fiche convient tout à fait à l'univers et je constate avec amusement comme vos personnages se répondent, à toi et à notre cher Moustache.

Bienvenue à toi Brèche, attention à ne pas trébucher trop loin.

(Et sinon j'arrête de faire ma dark et je viendrais te poker pour un lien avec Quenotte parce que j'ai déjà des idées. Je suis trop contente que vous soyez avec nous.  joy )



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Fange
Dim 30 Juil - 20:43
pff une fille *sbaff*

blague à part: tu as le don des personnages avec un concept qu'on penserait normaté à force d'avoir été utilisé... pour finalement l'inverser complètement. comme l'a fait remarquer raspoutine, quiconque prendrait l'insensiblité congénitale à la douleur pour en faire quelque chose de badass, de combattant ou partirait sur l'impossibilité à ressentir de l'amour... mais tu viens, tu saisis ça, tu le retournes, tu le recoiffes tu lui fiches une claque au cul et tu nous le sers. tu es mon rémi dans ratatouille. et ton inventivité sera une perle rare sur ce forum. je t'adore, bienvenue par ici et amuse toi bien ronce - parce qu'avec ta plume, notre bonheur est déjà tout assuré.



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Brèche
Dim 30 Juil - 20:53
Bonswaaaar.

Merci pour vos compliments à tous les trois, surtout que j'avais peur de trop sortir des sentiers battus avec mon histoire de rituel clandestin. Je sens que je vais l'adorer cette Maison. ♥️ Et je suis contente que l'écriture soit assez explicite sans aller trop loin dans les détails ; c'était le ton que je voulais donner alors si ça a fait mouche, c'est parfait ! (et pour l'écho entre Brèche et Moustache c'était même pas voulu, comme quoi xD) (et je suis pour le lien, et un rp, et des coups et blessures) Je suis vraiment contente qu'elle vous plaise cette éclopée. love



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