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Event 2 - Recherches de la Bibliothèque
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La Rouge
Dim 11 Fév - 21:21




Event 2 - Recherches de la Bibliothèque


- Raspoutine
- Quenotte
- Rien
- Hérisson
- Guillotine

Les chefs avaient finalement décidé de se concerter. L’heure était bien évidemment trop grave pour que les faits macabres régissant l’univers de la Maison soient tout simplement évincés, ignorés, méprisés.

« Il y a toujours eu des disparitions… » Avait craché Fange, passablement emmerdé par tout ce remue-ménage, par ce désordre qui lui foutait une migraine pas possible, la main coincée dans son bandage, ultime sévice d’une Quenotte revancharde qui lui avait filé ce coup de scalpel. « Toujours, on a su régler nos problèmes entre nous, et là, pour quelques mises en scène vous voudriez qu’on mène quoi ? Une enquête ? »

Mais la majorité avait effectivement voté pour. Non pas pour le faire chier – bien que la raison soit certainement suffisante pour certains – mais parce que l’aura qui émanait désormais des murs de la Maison, malsaine au possible, en déstabilisait plus d’un. La comptine de la Blanche, affreuse devinette, avait fait son bout de chemin dans toutes les têtes et les soupçons commençaient à nourrir une atmosphère de paranoïa ambiante qui était pour leur déplaire à tous. La gravité des récentes exécutions avait aussi attiré dans ses filets le regard des Adultes comme Charogne et Moustache. Le temps filait, menaçant, avant que d’autres ne s’en mêlent et ne finissent tout bonnement par fermer la Maison.

Cette peur-là dépassait les assassinats et le, ou la meurtrière, qui sévissait actuellement.

Deux plans furent alors élaborés pour tenter de trouver des réponses à ce mystère sanguinolent qui ne manquerait pas, très bientôt, de faire éclore les fleurs de nouvelles victimes. Une épée de Damoclès en suspens sur leur nuque, ce furent aux murs, et à la bibliothèque, que l’on forma des groupes d’investigations avec à la tête, non pas un chef, mais une véritable délégation.

Il n’y aurait pas d’ordre plus fort, plus important, en ce jour. Chacun et chacune aurait droit à la même écoute démocratique car aujourd’hui, on ne pouvait pas laisser passer le moindre indice.

Ça allait être plus important encore, que la Guerre des Loirs.

« OH MERDE ! »
« Ouais y’a jamais eu de guerre des Loirs ! »
« C’est pas parce que Sables était un con – pardon Sables »
« Pas de quoi.»
« Merci – Qu’il faut parler de guerre là ! »

Bon bon. D’accord.

Ça allait être plus important encore que l’improbable Génocide, la chevauchée du vent des sauteurs des toitures, le Grand Massacre oui, lui-même.

… Ça vous convient ainsi ?

Oui ?

Alors commençons.



Règlement


Bienvenue à vous, membres du groupe de la Bibliothèque. Votre objectif aujourd’hui est somme toute très clair : fouiller et trouver des indices pour tenter de résoudre le mystère des meurtres ou, plus probablement, avoir des informations complémentaires sur les archives de la Maison. Il faut savoir que par le biais du conseil des chefs, une information plus qu’importante a été donnée : ce ne sont pas les premiers meurtres, et ça ne seront pas les derniers. Est-il possible, selon la devinette de la Blanche, que l’être à l’origine de ses assassinats soit un membre nouveau ou ancien ? Pour l’instant, nous ne savons rien ! Mais les murs frissonnent, les murs questionnent et ici, en cette bibliothèque, une ambiance vous attire inexorablement à trouver des réponses.

Il est temps de savoir « pourquoi »

Avant de savoir qui.

La bibliothèque, assez classique, se divise ainsi en deux niveaux.

Évidemment, le premier étage est accessible via un ascenseur extérieur mais puisque vous êtes tou.te.s valides, un escalier dans le fond, sur la gauche est disponible. C’est le cercle rouge sur chaque plan.

Chaque rectangle vert comporte le descriptif des rayonnages présents qui encombrent aussi le mur du fond, pour ce qui concerne la littérature enfantine. Au premier étage, en plus des rayons et des tables de travail (en marron) est disponible une pièce, vraisemblablement fermée puisque inutilisée, qui est celle du rétroprojecteur. Nous vous conseillons de bien fouiller le rez-de-chaussée avant de vous engager au premier étage.

Car, oui, une dizaine d’objets y sont un peu partout dissimulés.

Mais, narratrice ! Allez-vous sans doute vous exclamer. Comment savoir quoi trouver puisque nous ne sommes pas dans ta tête !

Bien vu ! Sachez que selon vos postes, et vos décisions, vous devrez mettre en rouge, et gras, la ZONE de recherche que vous avez choisie. A savoir, si Hérisson me permet d’emprunter son pseudo, s’il décide de fouiller la zone de lecture avec les fauteuils au rez-de-chaussée, il devra l’indiquer clairement. Et si un objet est trouvé, son poste sera tout simplement édité avec sa découverte (ou son absence de découverte, pour ne pas vous laisser dans le flou de savoir si vous avez été lu.e.s ou pas).

Chaque tour dure 5 jours. Il n’y a aucune limite de posts, aucun ordre de passage. Vous postez quand vous voulez, au rythme que vous voulez, mais au moins une fois par tour car, croyez-moi, il y aura beaucoup de choses à découvrir par ici !

Nous espérons que cette mise en bouche vous plaît et nous vous souhaitons une agréable quête. Pour toutes questions, merci de poster à la suite du topic des inscriptions/informations. N’hésitez pas à nous sonner la cloche si nous avons manqué un détail important à votre compréhension.

On vous aime.

Ne mourrez pas <3





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Dim 11 Fév - 22:24

La réunion entre chefs était finie. Hérisson avait protesté en postillonnant sur Fange quant au choix d'envoyer Brèche dans le groupe d'action au lieu de celui d’investigation. Une fille comme elle c’était l'envoyer au casse-pipe, sérieusement. On lui arracherait une jambe qu'elle ne le remarquerait pas immédiatement. Puis envoyer aussi Éphélide dans le même groupe... Non Hérisson ne comprenait pas et avait dit, avec tout son sérieux, à Fange qu'il le tiendrait pour responsable s'il arrivait quelque chose à un Loir qui serait avec lui. Peut-être n’était-il pas chef depuis longtemps, mais il tenait à prendre son rôle au sérieux et cela impliquait de faire en sorte que les Loirs, prioritairement, vivent tranquillement en ces murs rouges.

Fille de ta mère. Bon faut se bouger. Si un enculé a un problème qu'il crie et qu'il ne joue pas les héros solitaires. Et si possible on reste pour le moment en bas des putains d’étages. Il est plus sûr de ne pas être trop loin du champ de vision des uns et des autres.

Hérisson accompagna sa déclaration de grands gestes des mains, montrant plusieurs endroits intéressants à visiter. Si quelqu'un voulait y aller, au moins il saurait où regarder pour voir si tout se passait bien. En tant que chef, il se devait de garder un œil sur chacun, avec évidemment une priorité sur les Loirs.  

– Bon je vais dans le coin des trous du cul de livres fantastique et romance.

N'attendant pas de réponse Hérisson était déjà parti en direction de l'endroit annoncé tout en touchant à plusieurs choses en chemin, soulevant un objet à portée de main et le reposant aussi sec, étant incapable d'avancer simplement. Hérisson espérait trouver quelque chose, mais surtout pas ce putain de roman que beaucoup de ramollis du cerveau adoré le fameux « 50 nuances de rouge ».

Résumé : Hérisson s'adresse au groupe, montre du doigt quelques endroits qu'il pense être intéressants à inspecter. Il va ensuite visiter lui-même le coin des livres romance et fantastique. Il dit aussi aux personnes du groupe de ne pas jouer aux héros et de crier si le besoin s'en fait sentir.




ÉDIT STAFF : HERISSON A TROUVÉ UNE DIAPOSITIVE.
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Guillotine
Lun 12 Fév - 7:13
Guillotine était entré en marge des autres. Plus bas gradé dans la hiérarchie maisonesque du groupe il évitait de trop se faire remarquer. Depuis ses ombres il saurait intriguer en faveur de son investigation. Bien contrairement a Hérisson, il était satisfait de la place de Brèche, qui pourrait ainsi récolter les informations de l’autre groupe. Sa subordonnée/associée dans cette affaire était la seule personne qu’il avait mit de lui même dans la confidence de l’enquête, puisqu’il avaient mené ensemble les premières hypothèses.

Quenotte, Raspoutine, Rien et Hérisson. Il devrait isoler les trois premier, ou du moins Rien et Raspoutine, puisqu’il n’aimait pas risquer le tête a tête avec la fée phalène. La Loir associée a son projet était qui plus est à même de s’en charger elle. Le nouveau chef Loir ne l’intéressait pas. Rien avait un accès direct a la plupart des petites têtes de la maison ce qui faisait de lui une source d’information privilégiée. D’autant qu’il l’avait déja rencontré au Sépulcre, pour la gestion de ses TOCs et de ses terreurs obsessionnelles. Le stratège ne redoutait pas de devoir céder une part de sa psyché pour obtenir des pistes.

Raspoutine c’était plus délicat. Les deux n’avaient rien de particulier l’un pour l’autre, le soldat et le faune, mais rien contre non plus. Par contre l’hirsute voyait sa réputation le précéder et le décapité savait qu’il marcherait sur des oeufs avec ses hypothèses actuelles. Dans son cerveau l’obsédait la pernicieuse comptine de la Blanche. « Il fut un puis deux... Plus qu'un fantôme dans les cieux, il faut lever les yeux. Gare à l'errant. Si tout est blanc gare à vos dents. » Répétait son esprit. Fantôme, errant et blanc le ramenaient a Banshee, disparition, perte et blessure ouverte chez les cornus. Il n’était peut être pas cause mais il ne fallait pas occulter un lien, d’autant que certains auraient prétendu l’apercevoir dans l’Envers.

Donc, difficile d’atteindre ce genre de sujets avec le Grand Cerf sans risquer de l’irriter. Il faudrait etre plus fin. C’est ainsi qu’il prévu d’attendre que tout le monde soit a ses recherches pour commencer les discussions. Comme cela il lui serait plus facile de choisir les cibles et orienter le dialogue.

Le décapité n’écouta pas les diatribes éructantes de l’echnidé. Bien qu’il n’avait pas prévu de jouer les héros ou quoi que ce soit. Il préféra se diriger vers les tables pour commencer. Ainsi il aurait une vue dégagée sur les autres. Puis parfois les indices se cachent dans les endroits les plus évidents.  Il passa les doigts sur le bois pour examiner les pieds et les chaises par la suite. C’était une approche qui se voulait méthodique.

Spoiler:
 

ÉDIT STAFF GUILLOTINE A TROUVÉ UNE DIAPOSITIVE


▬    Lost souls in revelry
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Raspoutine
Mar 13 Fév - 2:36
Il s'est prononcé en faveur d'une enquête lors de la réunion, d'abord d'un calme totémique face à la crise, puis forcé à élever le ton pour faire entendre et approuver ses opinions ; c'est après tout souvent, dans la Maison, à celui qui criera le plus fort. Du moins est-ce le cas depuis la disparition de Banshee.

Tout naturellement, en tant que Chef des Cerfs, Raspoutine s'est vu préposé à l'exploration du royaume littéraire ; et il n'a pas rechigné à se voir confier cette tâche, aussi excitante que s'annonce l'excursion dans les murs. Raspoutine a toujours apprécié la bibliothèque. Doux cocon tissé de mots, frémissants de la respiration légère des feuilles mouchetées par le lyrisme, la connaissance ou la diarrhée mentale d'esprits plus brillants ou rigoureux que le sien. Cerf au museau enfouis entre les feuilles des livres plutôt que celles des arbres, fouillant pour des informations, des émotions cristallisées et des fragments de mémoire. En temps normal, c'est pour son propre loisir qu'il s'égare entre les rayonnages, mais cette fois-ci, c'est une nécessité qui l'a conduit ici.

Et pas en solitaire comme il lui plaît de l'être pendant ces moments là. Aujourd'hui, c'est une petite compagnie sur les basques qu'il vient quêter quelques révélations.

Non content d'être accompagné par sa seconde (mutique), il est également gratifié de l'aide de Guillotine. Mieux vaut avoir un Rat parmi eux, au cas où les choses tourneraient mal ; ce qui fait peu de doutes aux yeux de Raspoutine. Rien s'étant joint à eux, il s'attend à tout moment à sentir son haleine citronnée sur sa nuque, et à entendre sa voix douce, suave, lui dégouliner dans l'oreille comme un long ruban de crème. "Tu veux passer un marché ? Je pourrais t'aider à retrouver Banshee. Tu veux passer un marché ?" Tandis que l'Envers se désagrège autour d'eux comme un décors en carton pâte, dissous par l'avidité rampante du triangle maudit... Il serait bien capable de remettre ça sans se soucier des enjeux actuels, un éternel refrain susurrant dans son dos. Une juste punition pour l'idiot qui s'est laissé piégé, naïf d'avoir cru à la bonne foi d'un homme beaucoup trop souriant. Ce n'était pourtant pas faute, à son arrivée, de nourrir peu de confiance à l'encontre des adultes. Mais comme tant d'autres imbéciles convaincus de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un pour faire leur petit bout de chemin à travers l'existence - ici ou ailleurs-, il a été cruellement détrompé. L'amabilité de Sourire n'était qu'un mensonge de plus, tout comme l'espoir d'une vie qui ne soit pas solitaire. Toutes les créatures de ce monde meurent seules. Les moins pourvues en chance sont condamnées à vivre de la même manière.

Heureusement (vraiment...?), on acheminera pas aujourd'hui sa carcasse vers la tombe. On compte encore sur lui pour jouer son rôle de Chef. A croire qu'ils en arrivent presque à le prendre au sérieux finalement ; lui même a toujours l'impression de n'être qu'un remplaçant, posé là pour occuper une place vacante jusqu'à la véritable relève de Banshee. Faire de son mieux ne suffit pas à lui donner le sentiment d'être utile, et la période n'est pas propice à l'autosatisfaction. Pas quand on doit enterrer des belles au bois dormant trop profondément plongée dans leur sommeil. Pas quand ses faons et amis disparaissent ; Fantoche, reprise par l'Extérieur, Tâche, avalé par l'Envers. Comme tant d'autres avant eux, comme tant d'autres à venir. Une lassitude persistante commence à s'installer en Raspoutine, glissant au sein de son corps comme un très long serpent, lové doucement aux creux de ses vertèbres. Ce n'est pas tant que la charge lui pèse. C'est que l'existence même devient lourde à porter.

Ils vont d'une catastrophe à l'autre. Depuis des mois. Peut-être même depuis toujours. Mais ce n'est pas une vérité souhaitable à exprimer. Et puisque personne n'a jugé bon de chercher à le destituer, il lui faut bien persister à jouer la comédie. A prétendre que tout ira bien. Raspoutine sait s'y prendre à ce petit jeu là. Il s'emploie d'ailleurs à y rester le meilleur, décochant à son collègue hérissé un sourire de brigand.

- N’ais crainte Hérisson, pose t'il d'une voix de basse. Personne ni quoique ce soit n'osera approcher notre bande de loustics. Et si tel est -envers toute élémentaire prudence- le cas, il n'y a ici que des gueulards... Je le présume tout du moins. La Maison nous apprend à hurler avant même de nous parler de ses lois.

<< Qui plus est, c'est un moment exceptionnel. Ce jour est à marquer d'une pierre blanche : c'est bien la première fois que je vois s'illustrer devant mes yeux l'expression "un rat de bibliothèque",
déclare t'il faussement solennel, avec une œillade pétillante pour Guillotine. Tête d'Ampoule n'irait quand même pas gâcher un instant d'une telle importance historique.

Une boutade qu'on pourrait considérer comme une preuve de mauvaise foi à l'encontre des Rats, s'il n'était pas évident qu'il cherche simplement à alléger l'ambiance. Inutile d'avoir à faire ces recherches aiguillonné d'angoisse, quand bien même propager quelque entrain à leur sinistre petite équipée semble vraiment tenir de la gageure. Chacun calcule et rumine ses propres anxiétés, avant de s'inquiéter pour l'avenir de la Rouge.
Il serait bien en mal de le leur reprocher.

Ceci-dit, nous ne sommes en effet pas venu ici pour nous tourner les pouces, alors... Au boulot.

Sa mission de boute en train factice effectué, Raspoutine se lance à son tour dans les recherches. Avant d'aller fureter à même les rayons, c'est vers l'espace théoriquement dédié aux lecteurs (le plus souvent vautrés entre les étagères) qu'il se tourne. Il y traîne toujours quelque chose ; au moins quelques ordures, ou un livre oublié. C'est en glissant ses doigts dans la fente collante d'un petit fauteuil sale depuis trop longtemps qu'il trouve une feuille froissée, recouverte d'une calligraphie exquise...

Spoiler:
 

Bout de journal:
 


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Rasti beugle en #006600

Merci à Fantâche pour mon avatar <3
Award du plus beau parleur (mais pas suffisamment pour réussir son coup):
 

Merveilleux cadeau de noël de Tembrèche :
 
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Mar 13 Fév - 23:33




OEIL

Là où les choses se faisaient, le rien n’était jamais loin — pareil pour Rien. C’était plus fort que lui, batterie sur pattes, il se déplaçait toujours là où le guidait la curiosité et le mouvement — il fuyait l’ennui. Évidemment qu’il avait fait trébucher avec sa canne un petit Cerf pour lui demander les yeux brillants comme des perles ce que ce remue-ménage signifiait, et alors un sourire grand comme une Lune mauve lui avait barré le visage lorsque le petit Cerf avait répondu, et rien lui avait donné un bonbon (un arlequin) au citron même. Et dans le mouvement, clopinant comme une horloge (poc poc poc), il avait suivi et comme une ombre dans un coin, un sourire terriblement heureux (certains diront bien trop heureux pour l’ambiance générale), il avait observé la Réunion, son univers et ses couleurs — le bruit qui s’en dégageait comme un bourdon, sourd et plein d’inertie — ; les enfants perdues qui partaient en guerre. Et lui ? Disons qu’il avait du temps à perdre. Et une discussion (la canne craque sur le parquet — il s’appuie sur sa jambe douloureuse à cause de Moustache cet imbécile) à avoir avec Tête d’Ampoule.

Il leur a pas vraiment laissé le choix et il est clair que la présence de l’Adulte n’est que moyennement tolérée, mais leur objectif est commun et on l’a laissé intégré plus ou moins le groupe de recherche d’informations. La bibliothèque. Rien aime les livres : il aime la connaissance. Les livres sont comme des gens vrais, qui ne mentent jamais et sont toujours honnête avec eux même, et ça, Rien le respecte. Les livres sentent la poussière comme un air de vieux Jazz, et ça, Rien aime bien. Et puis (un sourire barre son visage, une fois de plus) : que voilà une compagnie amusante. Le nouveau chef des Loirs frappé du syndrome de la Tourette, un Rat dont le nom est celui d’un instrument de mort (il le connaissait lui, il l’avait déjà vu, un gosse intéressant et peut-être une proie), Quenotte et bien sûr, Raspoutine, ce bon vieux faune tremblotant qui doit probablement se faire dévorer par les évènements — parfait. Rien glousse, car tout cela promet d’être amusant, peu importe la futuration des évènements.

Rien s’en fiche un peu, il ignore plus ou moins le babillage des enfants.
De sa canne, il désigne le coin de la littérature infantile.
Et boitillant, il s’enfonce entre les petites étagères colorées.
Comme pour lui-même, le démon vide murmure.
Une bibliothèque — une archive.
« Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus. »

Avec un sourire tordu par une douleur un peu vieille et familière, il se baisse et attrape un livre coloré à images dans les rayonnages du bas, entre les pots de crayons en ruines, les morceaux de pastel et les peluches abandonnés ici. Il le feuillète un peu, le pose et continue de promener sa main entre les éclats d’une enfance décomposée en souvenirs.





Résumé a écrit:
Globalement, Rien ignore le reste du groupe pour le moment et se contente d'aller dans le coin des livres pour petits enfants pour chercher d'une main amusée.

ÉDIT STAFF : RIEN A TROUVÉ UNE DIAPO




Oh, I can help. That is what doctors do.
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Quenotte
Mer 14 Fév - 21:50




C’est arrivé dans sa vie comme une gifle dont elle se serait bien ouvertement passé. Après quelques récents évènements personnels dont elle taira l’existence, voilà qu’on les jette dans la bibliothèque pour jouer aux chercheurs d’or. Comme s’ils n’avaient pas mieux à faire. Comme s’ils ne pouvaient pas tous sauter et chasser Tête d’Ampoule. Retrouver le coupable et lui faire passer l’envie de tuer. Fort bien cependant, si la plèbe doit fouiner, alors elle s’y pliera avec eux. Même s’il faut pour cela supporter l’incandescence increvable d’un Raspoutine trop lumineux pour être honnête. Admettre ne signifie pas pardonner, à moins que les hormones et la peur pisseuse qui l’anime désormais en compagnie de son frère y soient pour beaucoup, dans cette actuelle animosité. Dans le tas, le tout frais chef des Loirs. A peine élu, déjà gueulard, et elle soupire intérieurement de le voir prendre son rôle déjà si au sérieux. Et le grand con lui répondre, bien entendu. Un dialogue en échos. Mais de là à faire de l’humour… ? Elle a sur l’instant envie de le tuer. L’idée de le planter comme la main de son frère lui est brièvement bien agréable.

Et l’adulte, le maudit. Le fouineur en chef se foutant éperdument de leurs lois, de leurs morts. Uniquement là pour assouvir sa soif de savoir d’un monde qu’il ne peut comprendre. Du coin de l’œil, elle le surveille, au cas où l’envie lui prendrait de dissimuler des preuves. On ne peut aux adultes accorder aucune confiance. Et dans le tas, aussi mutique qu’elle est éternellement droit, Guillotine, qu’elle lorgne à son tour, sans avoir connaissance des élucubrations accusatrices qui l’agitent. Si elle savait, sûrement hurlerait-elle au blasphème et sans doute lui en collerait-elle une bien sentie. Mais elle ne peut toutefois pas se permettre le luxe de l’approcher. Pas encore. Pas lorsqu’ils sont cernés de pensionnaires et d’yeux indiscrets. Pas lorsque le professionnalisme doit l’emporter. Alors elle se contente de lui sourire, et il ne la voit sûrement même pas.

Par souci de méthode, de logique, elle se faufile jusqu’à l’accueil qu’on n’a pas même pensé à observer. Il y a pourtant là où le monde passe de quoi s’interroger et chercher.

Les post-it et dossiers y sont empilés à la hâte et depuis longtemps passés de date. Une liste où se succèdent les noms d’ouvrages empruntés en écritures manuscrites trône parmi les dossiers. La plupart des livres sont oubliés, ne retrouvent pas leurs rayons, jusqu’à ce que les Cerfs les retrouvent, parfois, dans les dortoirs des autres groupes. Les livres ici, sont les hôtes de bien des cachettes, bien des mots doux dispersés entre les pages dont on perçoit encore les vestiges, les indices, sur les graffitis des murs. C’est ainsi que La Maison parle, s’exprime au travers d’une centaine de petites âmes.

Elle ouvre un tiroir, vrac de trombones et d’agrafeuses. Puis un second, en extirpant les pages usées aux écritures délicates. Un tracé qui ne peut que lui parler, et dont le contenu la fait frémir, tant de répulsion que d’inquiétude.

Spoiler:
 

Extrait de journal:
 



C O D E ©️ W H A T S E R N A M E .





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La Rouge
Jeu 15 Fév - 17:11




Event 2 - Recherches de la Bibliothèque


Elle les observe, avec assiduité. Les mains refermées sur l’objet qu’ils ne doivent en aucun cas découvrir. Elle est là, comme un œil écarlate et sur l’accueil, la mante-religieuse qui vous fixe n’émet pas son claquement menaçant – elle semble presque statue, bibelot adulte prenant la poussière quand le frémissement de ses mandibules pourrait pourtant attirer votre attention. Quelque chose gouverne ici, sans toutefois être tangible. Disons, une impression – oui. Celle d’être surveillé.e. Celle d’être désigné.e coupable supposé d’une affaire tragique dont aucun de vous ne connait réellement les tenants et aboutissants. Pas encore en tout cas, car les diapositives se multiplient dans vos mains d’enfant – ou d’Adulte, cher Rien. Elles sont au nombre de trois, vous ne pouvez pas encore deviner les secrets qu’elles referment mais tous, vous vous souvenez d’une salle. A l’étage.

Et justement, qu’est ce que ce son ?

C’est un verrou, ou un chant. Le chuchotement filandreux des cordes d’un instrument – violoncelle ou violon ? C’est un murmure du passé qui vient des escaliers au fond de la pièce et vous savez – oui vous savez – qu’ici, au rez-de-chaussée, votre tâche est terminée.

Mais au premier qu’est ce qui vous attends ?

La porte donnant sur le rétroprojecteur est bel et bien fermée. A l’intérieur, aucune lumière – la pièce a effectivement été désertée et les vitres poussiéreuses ne laissent pas vraiment voir ce qui se cache à l’intérieur. Une idée fourmille toutefois entre vous : votre quête n’est pas encore terminée. Si vous tenez entre vos doigts trois diapositives alors, ma foi, peut-être s’en cachent-elles d’autres au premier étage ? La pièce apparait bien plus vaste et il est sans doute temps aussi que les pages chiffonnées trouvées par le chef des cerfs et par sa seconde puissent être étudiée. Après tout, les détails qui s’y enlisent peuvent guider vos soupçons sur l’identité véritable de Tête d’Ampoule.

Qui sait.
Qui voit.
Qui guide ?


Informations


Vous avez déverrouillé l’accès au premier étage mais pas encore à la salle du rétroprojecteur. Vous pouvez profiter de ce tour pour échanger sur vos découvertes, que ça soit les diapo ou sur les feuilles du journal, et continuer encore une fois à fouiller les différentes zones accessibles. Comme au tour précédents, vos recherches seront éditées dès que vous indiquerez en gras et en rouge votre secteur de fouille.

Je tiens aussi particulièrement à vous féliciter de votre rapidité pour ce premier tour d’event en espérant que l’engouement demeure le même par la suite ! Pour vos questions, n’hésitez toujours pas à nous sonner !






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Jeu 15 Fév - 20:56

Hérisson fouillait, ouvrait divers livres et regardait un peu partout. Surtout il jetait un œil sur tout le monde. Le mot qui lui vint en tête fut « merde ». Pourquoi personne ne disait rien, et chacun partait dans son coin, hormis ce poilu de Raspoutine qui, pour une fois, fit une blague qui tenait la route.

Au moins il avait le mérite, pour cette fois, d’essayer d’améliorer cette ambiance pourrie. Ce n'était pas avec cet état d'esprit de grand cavalier solitaire qu'ils allaient s'en sortir. Hérisson tapait légèrement du pied énervé, stressé, retenant son côté hyperactif en essayant de rester concentré sur ses recherches.

PUTAIN DE GOURGANDINE.

En disant cela Hérisson avait poussé une pile de livres qui s'éparpillèrent sur le sol. Une diapositive... Qu'est-ce que ce truc faisait ici ? Au moment où le blond prit l'objet, un frisson lui parcourut l’échine. Comme si quelqu'un le regardait et ne voulait pas qu'il trouve cette diapositive. Un mauvais pressentiment. Bon c'était peut-être pas le moment de rester tous séparés.

– Hey les belliqueux, j'ai trouvé quelque chose.

Hérisson revint au milieu de la salle espérant que les autres allaient interrompre leurs recherches un temps et se montrer plus loquace que Personne, son second. C'était affolant de voir combien les pensionnaires semblaient se méfier les uns des autres. Hérisson montra sa trouvaille à ceux qui l'avaient rejoint. Il demanda si quelqu'un savait où trouver un objet qui permettrait de lire la diapositive. Ne sachant si les autres avaient perçu la présence, comme lui, le chef des Loirs se permit de partager son impression.

– Vous avez entendu ? On dirait un instrument à cordes, ça vient d'en haut. Je suis sur la putain entendre quelque chose. Raspoutine j’espère que t'as pas trop de poils dans ta salope de main. On va devoir gérer comment aller à l’étage. Je propose qu'un chef ouvre la marche et un autre la ferme. Que le Rat suive celui qui ouvre la marche pour pouvoir réagir en cas d'attaque. Je me propose pour être en tête de marche.

Hérisson attendit tout commentaire. Si personne ne prit les devants il se mit en marche montant avec prudence à l'escalier. C’était putain de dur de rester les yeux fixés droit devant et d'avancer doucement. C’était tellement dur qu'il en grinçait des dents sous l'effet du stress.

– On arrive à l’étage dégueulasse. Je pense qu'on doit pas trop se séparer. Vous aimeriez aller où ? On peut faire le tour tous ensemble, vous croyez pas ? Personnellement je suis curieux d'aller voir du côté des archives. Ils sont juste à côté et on a vue sur toute la pièce.

Encore une fois Hérisson attendit l'avis général pour faire un pas en avant et se rendre directement aux archives.


Hérisson partage sa trouvaille avec les autres ainsi que son impression qu'il y a quelqu'un avec eux ici (pour preuve l'air de musique). Il propose de monter à l'étage avec lui ouvrant la marche, Guillotine le suivant pour réagir en cas d'attaque et Raspoutine fermant la marche. Si personne n'est contre, il est donc monté en premier. À l'étage il propose de ne pas trop se séparer pour fouiller ensemble. Lui commence par les archives.


ÉDIT STAFF : HÉRISSON A TROUVÉ UN DOCUMENT ARCHIVÉ LIÉ À LA CONSTRUCTION DE LA MAISON DONT LE PREMIER PROPRIÉTAIRE ET CONSTRUCTEUR BÉNÉFICIAIRE FUT  WILFRIED WITHERS 


(note de bas de page : à ma chère épouse Victoire Withers née Victoire de Montbéliard qui fut une inspiration autant qu'un guide de charité, de bonté et de douceur)
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Guillotine
Jeu 15 Fév - 22:00
La diapositive entre ses doigts était bien évidemment illisible. Peu importait. Si ce n’était ce pressentiment, ce frisson sur son échine, tout aurait pu aller comme cela devrait. Par précautions et parce que sa vie de soldat l’avait appris a se fier a ses intuitions, il glissa son cutter a portée de main. C’était une arme plus dangereuse que ce qu’elle ne paraissait, surtout entre les mains de la Guillotine. Qui ne saurait hésiter avant de trancher dans le vif. De nouveau, le pétaradant chef des Loirs ouvrit son immense clapet pour déverser une nouvelle évacuation de mots dissonants. Que le Grand Bouc fasse un peu de foire et un peu de blagues c’était dans le contrat. Que l’hirsute, le hérisson se pointe avec ses grands airs de directeur des opérations l’embêtait toutefois davantage.

Pourtant, il fut la avec sa diapositive et son port droit, tête haute, crâne rasé, chaussures solides, treillis usé. Absurdement en permanence dans son rôle. Comme si ce n’était pas une mascarade. Comme si c’était sa seconde peau. Son identité. Il présenta sa diapositive aux autres, avec le sentiment s’intensifiant que leur réunion concentrait la menace invisible sur eux.

- Le rat de bibliothèque est d’accord. Aller, en marche

Pour lui c’était toujours mieux que de se faire donner de son vrai nom et comme certains semblaient aimer l’humour, pas de raison de ne pas donner un peu de mou a leurs liens. Par contre il n’était pas tellement pour le fait de rester en troupeau. Ca aidait a en faire des cibles aisée et beaucoup moins mobiles que des groupes de deux ou trois. Pendant l’ascension il sentit le souffle vicieux de l’odieux triangle vide derrière lui, un rien sourire. Il lui faudrait parler avec l’adulte. Ou avec le grand cerf. Et ce serait a l’étage qu’il sera plus simple de s’en occuper.

- Rester tous ensemble serait inutile et stupide. On perdrait du temps en recherches et on perdrait en mobilité au cas ou quoi que ce soit devait arriver. En plus, la bibliothèque n’est pas très grande, s’il arrive quoi que ce soit il sera facile de prévenir les autres. Je propose de se séparer éventuellement en groupes. Trois d’un coté, deux de l’autre, ou deux, deux et un peu importe. Je vais voir du coté des aides aux cours

Il connaissait bien la section d’histoire et de géographie qui était sans doute l’une des seule l’intéressant ici. Donc par la il commença, doigts a suivre les rayonnages, attendant que quelqu’un ait pris son chemin. Et que ce ne soit pas la seconde des Cerfs.

Spoiler:
 

EDIT STAFF : MALHEUREUSEMENT GUILLOTINE NE TROUVE RIEN DANS LA SECTION HISTOIRE GEOGRAPHIE


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Raspoutine
Ven 16 Fév - 3:26
Raspoutine ne peut retenir un froncement de sourcil face à son inquiétante trouvaille. Tout en s'essuyant distraitement les doigts sur son pantalon de toile, il prend le temps de relire la note froissée qui s'étend comme une toile emperlée d'encre dans sa lourde main brune. Une fois, puis deux, avec calme et méthode. Malgré les pliures du papier, l'écriture est exquisement formée- le support en lui même n'a rien de particulier, simple feuille quadrillée arrachée à un carnet quelconque. Mais son contenu a de quoi retenir l'attention. S'il a du mal à cerner réellement les protagonistes impliqués pour l'instant -tout en ayant une petite idée sur leur potentielle identité-, il doute cependant qu'il s'agisse d'une fiction. Il lui faudra partager le document avec ses coéquipiers une fois leurs recherches respectives terminées, afin de profiter de leurs lumières. Ils mettront leurs trouvailles en commun afin de recouper de potentiels indices ; cette page volante est une piste à suivre, sans nul doute. La simple mention d’innombrables yeux en fin de note ne fait que trop écho à une rumeur -malheureusement fondée, cette fois encore- qui courre les couloirs ces temps-ci. Cela pourrait miner le moral du Grand Bouc, mais il s'en trouve au contraire un peu rasséréné. Ce n'est qu'un pas de moucheron, mais cela lui donne l'impression d'avoir un peu plus de prise sur la situation.

Il laisse donc une partie de son appréhension s'envoler et plie délicatement le papier -l'indice bordel de dieu- en un petit carré parcouru de rides noircies de poussière, puis le range dans une poche de son pantalon déjà peuplée par un paquet de mouchoirs, un feutre noir et quelques bonbons égarés fondus depuis longtemps au sein de leur emballage. Comme des ballerines costumées liquéfiées par les feux de la rampe ; petites douceurs poisseuses accolées à une dose d'acide.

Raspoutine reprend son inspection des lieux, mais ne trouve rien d'autre qui puisse présenter le moindre intérêt ; décelant néanmoins une cache de cigarettes et quelques maladroits poèmes d'amour qui contribuent à rehausser un peu plus son moral. Il prend finalement la décision de poursuivre ses recherches ailleurs, jetant un coup d’œil au reste de la petite équipe. Puisque personne n'a été semble t'il se perdre dans le rayon des bandes dessinées, il entreprend d'y chercher quelque chose. Pour la simple beauté du geste : il n'y trouve rien d'autre que des pelures d'orange, oubliées là ou placées à dessin pour parfumer les lieux- logique pourtant douteuse que le Grand Bouc a acquise à force d'années à fréquenter successivement Loirs excentriques et Cerfs évanescents. La présence de ces pelures aromatiques peut même être du fait de Chaman- c'est une idée qui lui ressemble. Il arrive au faune de retrouver des pétales de roses glissés en dessous de son oreiller,  quelques gouttes de parfum posées sur ses vêtements, ou une petite coupole remplie d'encens consumé reposant près de son lit. Parfois, une main délicate festonne même ses pochettes et ses livres avec des coupons de papier d'Arménie. Il a alternativement attribué ces actions à Chaman ou Fantôme, sans jamais chercher de véritable réponse ; préférant cette pincée de mystère à une révélation. Tout à fait ce qu'il n'espère pas récolter à la fin de la journée. Néanmoins, désirer des réponses ne suffit pas à les faire apparaître, et cet étage de la bibliothèque ne semble pas avoir quoique ce soit d'autre à leur révéler pour l'heure ; au contraire d'Hérisson, qui interpelle le groupe. Raspoutine se porte à la hauteur de son nouveau collègue, Rouge-Gorge s'en étant retourné pour le mieux vers son nids primordial, (et puisses-tu ne jamais revenir ici mon ami) tout en tendant l'oreille à une voix sous-jacente. C'est un murmure qu'il connait bien : celui des cordes qui soupirent au passage de l'archet. Sa sœur est joueuse d'alto. Il a passé des heures à l'écouter ciseler des mélodies avec une virtuosité aussi enchanteresse qu'obsessionnelle.

La différence notable étant qu'il ne s'est jamais pour autant sentis épié par quelque force obscure.

- L'étage du dessus comporte une pièce dans laquelle est entreposé un rétroprojecteur intervient le Grand Bouc à la question du Loir. C'est un sacré hasard que vous ayez trouvez ces trois diapositives... Mais il est bienheureux, ajoute t'il en haussant une épaule qui semble dire "La Rouge nous aide peut-être à sa manière étrange". (c'est loquace une épaule si on l'observe bien) Ceci-dit, le rétroprojecteur n'est plus en état de marche, et la pièce en question a été verrouillée depuis de nombreuses années ; c'est un problème qui se pose. Nous pourrons néanmoins le régler en temps voulu, la Maison foisonne de talents en tout genres.

Crocheteurs de serrures, contrebandiers et bricoleurs aussi ingénieux qu'inspirés. Ils trouveront la clé, ou bien ils s'en passeront ; ils remettront le projecteur en marche ou s'en feront parvenir un nouveau, d'une manière ou d'une autre. Cet afflux d'indices termine de remonter le moral au Grand Bouc, chassant fugacement, de manière illusoire, les angoisses qui le taraudent. Car c'est ainsi qu'il a appris à faire. Profiter de chaque moment de répits, l'embrasser goulument, le vivre tout entier. S'abandonner à l'espoir avec autant d'ardeur qu'il en met à cacher l'anxiété.

Quant au murmure des cordes, je l'entends également. L'Envers n'est peut-être pas loin. Ou bien quelque chose d'autre. Je sens également une présence (qui pourrait être la tienne, mon cher monstre de Rien, ma Créature, mon grand péché, si je ne connaissais pas déjà par cœur le sentiment de menace qui s'exhale de ton être)- et elle se donne la peine de nous manifester son hostilité d'une fort jolie manière. On cherche à nous mettre en garde. Aussi, restons prudents, comme le suggère mon cher collègue à la verve fleuris.

Collègue qu'il consent d'ailleurs à écouter sans faire de commentaire ("Figure toi que ça tombe bien, je suis heureux que tu évoques ce grand poil dans la main, je me suis justement épilé les paumes et le trou du cul avant de venir ici."). Hérisson a besoin de prendre ses marques en tant que chef, de prendre des décisions, et il n'est pas dans l'intérêt de Raspoutine de chercher à le déstabiliser, même sans vraiment le vouloir. Il ne peut pas gérer les Loirs en plus de ses faons ; il faut donc, pour le plus grand bien de la Maison et de tous ses pensionnaires, peu importe leur groupe, que chaque tribu soit menée par un chef compétent. Le Faune est cabotin, et il manque rarement une occasion d'ouvrir trop grand la bouche. Il s'abstient cependant pour cette fois, considérant que la décision d'Hérisson n'affecte pas négativement la sécurité de leur petite troupe et qu'il est nécessaire de lui laisser assumer des responsabilités ; prend donc sa place en fin de cortège, en espérant que celui-ci ne soit pas funéraire.

Ils montent doucement à l'étage, trop doucement à vrai dire, pour que la douce musique, éthérée, disloquée d'un bond de note à un autre, ne finisse pas par sérieusement lui taper sur les nerfs. Quand ils parviennent enfin à leur deuxième zone de recherche, le Grand Bouc ne peut s'empêcher de secouer ses jambes l'une après l'autre et de s'étirer impassiblement tout en promenant son regard sur la pièce.

Cette fois encore, Hérisson prend l'initiative. Cependant, Guillotine a tôt fait de d'objecter, et le fait est que Raspoutine tombe d'accord avec lui. Un brave gars, Guillotine. Toujours sagement engoncé dans son costume, comme l'exige implicitement les lois de la Maison. En ça au moins, ils se ressemblent ; il s'agit même probablement de leur seul point commun. Leur volonté de ne jamais faire un pas hors du rôle qu'on leur a attribué ; qu'il sont un peu choisis, aussi. Austère pour l'un et outrancier pour l'autre. Tous deux sont nécessaires : il faut des lieutenants dignes et de grands trublions.

Guillotine n'a pas tord argue t'il à son tour. Inutile que nous restions collés les uns aux autres, la surface à couvrir n'est pas suffisamment grande pour qu'une dispersion soit synonyme de danger, mais elle recèle suffisamment de caches potentielles pour que nous ayons avantage -et intérêt- à l'occuper au mieux... Et plus vite nous en aurons terminé avec nos recherches, plus vite nous quitterons la bibliothèque, échappant peut-être à la colère de ce qui nous observe, et ne fait pour le moment que grogner sa désapprobation.

Étrange comme, partout ailleurs qu'ici, craindre d’offenser une menace invisible les ferait passer pour de parfaits cinglés.

Ceci-dit, explorer l'étage par paire est un bon moyen de ne pas se retrouver seul tout en avançant dans notre exploration ; en somme nous serons séparés, mais pas isolés, conclue t'il afin d'adoucir ce qu'Hérisson pourrait prendre comme un camouflet à son autorité, en présentant l'idée comme une fusion de leurs opinions communes. Formez les groupes à votre convenance. Étant donné que c'est moi qui suis le plus délicieusement juteux et abondant en viande, j'irai seul dans mon coin ; si la présence passe à l'attaque, elle aura peut-être le bon goût de s'en prendre à l'appât le plus appétissant. Or, il se trouve que j'associe mes qualités gustatives à une certaine résilience, et je ne croque pas sous la dent : je la casse. Ce qui vous laissera le temps d'intervenir si je me mets à hurler... enfin, à hurler autrement de d'habitude.

Ce que personne ne souhaite, n'est-ce pas ? A part peut-être Quenotte.

Sur ces dernières paroles, confiant malgré cette présence impromptue et hostile, Raspoutine va fureter dans le rayon dédié aux manuels scolaires, cahiers de vacances et autres livres pédagogiques, non sans adresser une prière à la Rouge pour préserver celui ou celle qui devra faire équipe avec Rien pour les recherches. (Et bien content pour sa part d'en être plus ou moins débarrassé pour le moment.)
C'est cependant bien en vain qu'il y cherche quoique ce soit d'utile à l'avancée de l'enquête.


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Sam 17 Fév - 14:00




ISOCÈLE


Une mythologie peut en entendre une autre — les yeux de Rien étincellent alors que ce dernier se relève en s’appuyant sur sa canne (avec difficulté), il contemple un point là-bas, dans le vide (ou le rien) intrigué et vaguement excité. Cette musique, cette invitation, c’est comme une sucrerie pour Rien et un sourire pétillant et affamé se dessine et se coud sur son visage : Rien voudrait répondre à cet appel au parfum d’Envers, surtout, il voudrait le faire sien. (te briser ton instrument le bois se tord le corps se tord et les os se disloqueront comme une symphonie les cornes tordues les cordes et les morceaux dévorés dissous par les acides de l’estomac métaphorique un grand appétit une très grande faim depuis trop longtemps pas mangé pas absorbé il faut des souvenirs la musique — stop). Il sort du rayon des livres pour enfant — comme une étoile s’efface  devant la pollution lumineuse — la diapositive dans la main et la canne dans l’autre — poc poc poc — un peu avant le reste de la bande. Il jette un regard miroir à Quenotte, la seconde Cornue, et un regard très curieux au papier entre ses mains.

Accélération, blabla. Les enfants (pardon) les chefs discutent décident rallongent le temps.
Bref regard périphérique (embrassant la scène tout du long). Rien leur donne sa diapositive.
Regard allumé devant le papier de Quenotte. Il se penche, comme un grand héron malingre et malade — devant le regard méfiant (non, plus de la méfiance, serait-ce un début de mépris ?) de la seconde des Encornés. « Quenotte, c’est cela ? Puis-je ? » Sourire ironique — elle pourrait le mordre et cela ne l’étonnerait pas vraiment (n’a-t-elle pas déjà « mordu » la main de Fange ?). C’est que Rien se force à être sociable, voyez-vous, et que Napperon l’aime bien. Napperon est bien bavarde d’ailleurs. Enfin enfin, vraiment une jeune femme en devenir, intéressante. « Allons allons, ne vous-ai-je pas moi aussi partagé ma trouvaille ? » Sourire citron à nouveau, alors que ses yeux à la lueur éteinte et fatiguée parcours le papier usé. Grandissement de la focale, alors qu’il jette un regard à Quenotte, puis à Raspoutine. Sourire frontal qui barre son visage, encore, alors que le groupe se met en mouvement. « Intéressant. » Garde son analyse des graphèmes pour lui-même. Il rend le papier à la petite secrétaire dangereuse, et suit avec difficulté, à en clopinant, comme à son habitude.

Évidemment, il se retrouve à trainer à l’arrière, avec Raspoutine. Il ne dit rien mais Sourire fut son prénom.
Encore.
Petit affrontement verbal.
Idées imparfaites jetées comme des dés sur la face du Destin.
Son regard (nous parlons de Rien) se pose sur Raspoutine, puis sur Guillotine.
Sur le plan objectif, se séparer est une mauvaise idée selon lui.
Sur le plan subjectif, lui, il se fiche des menaces et il trouve ça bien plus drôle.
Bien plus amusant. Sourire désolé vers le nouveau chef des Loirs, hausse les épaules comme pour signifier que sa position d’Adulte ne lui permet pas de donner son avis — c’est leur quête, lui, il ne fait que compter les points, s’il le pouvait probablement ferait-il même un pacte avec Tête d’Ampoule.
Désigne la direction où s’est enfoncé Guillotine. « Je vais aller avec celui qui se bat le mieux, si ça vous dérange pas. » Il remet ses lunettes, mieux sur son nez. « Je ne suis qu’un simple handicapé sans défense, vous comprenez. » Il s’enfonce à la suite du Rat.

C’est comme si un grand sourire en triangle barrait le long chemin du couloir, maintenant.
Des morceaux d’Envers se déplacent le long des rayonnages, parfois, on croit voir des simples de triangles, griffonnés à la craie d’une main précipitée. Rien est aussi une mythologie imposante, il pourrait presque sans doute dévorer le bruit de l’instrument à corde, là-bas. Peut-être l’inspiration du Rat alors. Après tout, non, tout est normal. Enfin. Pas de triangles. Rien, définitivement. Juste le psychiatre qui, penché sur son épaule, constate l’échec de ses recherches. « Guillotine hein ? » Pause théâtral. « Ah oui. Troubles Obsessionnels du Comportement. Il ne semble avoir rien ici. Changeons de rayonnages ? » Et il entraine à sa suite le Rat, dans la section Mathématiques.





Résumé a écrit:
Rien file sa diapo aux enfants et demande à Quenotte de lire le bout de journal qu'elle a trouvé pendant que Gui, Rasty et Héri prennent des décisions. Après il troll un peu Rasty silencieusement lorsqu'ils montent tous l'escalier, et puis rejoint Guillotine. Il fait vite fait transparaître un bout de sa forme de l'Envers à Gui, mais pas trop pour pas se faire cramer et ça dure genre 1 seconde. Et puis sinon, il entraîne Gui dans le rayon  des mathématiques pour chercher, puisque l'histoire-géo n'a rien donné.

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Quenotte
Hier à 11:54




Tandis qu’on se concerte et que l’un comme l’autre s’emporte en élucubrations, elle reste silencieuse, à l’écoute des notes étiolées dans le silence. Les manifestations de L’Envers, elle en l’habitude, surgissant à leur guise, de manière parfois bien plus violence. C’est un doux appel à l’aide, une faible supplique chuchotée à mi-voix. Aucun commentaire de sa part et elle se contente – bien docile – de suivre le chef à l’étage. Se cantonner à ses ordres. C’est bien ce qu’il exige après-tout, le respect qu’elle offrait à Banshee, en apparence. La Maison est après-tout arpentée par ses propres fantômes. Elle ne compte pour sa part pas les rejoindre. Pas plus aujourd’hui que dans les jours à venir.

L’idée des groupes, en revanche, ne semble pas la ravir et puisqu’elle n’a besoin de personne – épargnons-lui le jeu de mot – c’est discrètement qu’elle recule de l’assemblée, intéressée par le reste de la salle. Hérisson, dans son complet flambant neuf de nouveau Chef des Loirs, ne lui dit rien qui vaille. Combien d’enfants a-t-on vu grimper au piédestal pour moins que cela ? Par ailleurs, faire équipe avec Raspoutine n’est pour elle pas plus envisageable. Trêve ou pas, il a la verve bien trop envahissante. Mais c’est le Maudit qui parle en premier. Ose lui adresser quelques mots, comme s’il pouvait se permettre de babiller tranquillement dans leurs rangs. Comme si elle ignorait que La Rouge n’a pas voulu de lui et qui erre désormais à la recherche d’Envers plus juteux que le sien. Quand le grand fade sourit et se penche, elle a le réflexe d’incliner le poignet vers elle. Ramener à sa petite personne les feuillets manuscrits, une once de défi dans le blanc de l’œil.

- Parlez d’une trouvaille, nous n’avons rien pour la lire, n’oubliez pas de le souligner. – Un tacle comme un autre, perdu dans le néant de papier froissé. Ce n’est qu’après quelques longues secondes qu’elle soupire, à s’en déchirer les poumons, et consent à lui tendre les quelques notes. – Il n’est très honnêtement pas bien difficile de reconnaître l’auteur à son écriture. Vésuve a toujours eu le goût des choses gracieuses. Quant aux personnes concernées par ses observations, je vous laisse en juger vous-même. Là encore, votre déduction naturelle n’aura pas trop à se fatiguer…

Elle jette un coup d’œil à Raspoutine qui pâlirait sûrement de voir sa petite intimité badigeonnée sur quatre pages mais n’ajoute rien de plus. Les autres n’ont pas besoin de savoir. Cela est d’évidence générale, que Vésuve est un danger public qui enterre des petits animaux en forêt. Cela ne retire rien à la satisfaction qu’elle éprouve à prendre le thé avec lui chaque semaine. Nouveau soupire, et c’est tout naturellement, en désespoir de cause, qu’elle se détourne pour tenter de rejoindre Guillotine. Et que Rien, dans tout son naturellement clopinant, viens lui couper l’herbe sous le pied.

Elle en reste bien conne, la cornue, quelques secondes étirées à l’infini. Un semblant de rage remonte le long de son échine et son visage se ferme. Cela doit bien arranger le soldat, tout compte fait, mais elle connait aussi la nature du psychiatre. Ou plutôt son absence de nature. Petit pas sautillant s’efforçant d’être tranquille. Elle les effleure presque de passage, pile devant le duo mal assorti, les yeux dansant d’un milliard de petits couteaux. Puis, avec une insistance brutale, cogne à la poitrine du médecin les pages froissées du feuillet.

- Vous n’avez qu’à les prendre. Je n’en ai pas besoin, je connais bien Vésuve et cela semblait vous intéresser. – Puis se détourne, marque un arrêt, à peine le temps d’un battement de cils où elle croise la drôle de mine affable d’un Guillotine qui crèverait plutôt que de subir sa présence. Tant pis pour lui. Elle a le temps de pointer l’isocèle du regard, secouant la tête en signe de négation. Ne fais pas confiance à ce type-là, tu vas t’attirer des ennuis.

Les mise en garde ne sont parfois pas un luxe ici, surtout pour les perdus du type de Guillotine, bien qu’il se serait trouvé des ailes, dit-on, depuis la Fête des Loirs. Elle n’attend pas de remerciement cependant et file déjà de son côté, disparaissant entre les rayons en froufroutement de cheveux hasardeux. Direction le coin des journaux. Ils sont entreposés là, anciens et décrépis, dans de grands bacs en plastique bleu électrique. Aussitôt, elle s’accroupit et commence à fouiller, soulever, jusqu’à atteindre le fond de l’un des récipients.

ÉDIT STAFF QUENOTTE TROUVE UN FLYER DECHIRE

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Raspoutine
Hier à 23:02
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Rien sourit à s'en fendre le visage, exhalant sereinement ses vapeurs citronnées ( qui au juste a prétendu que l'enfer sentait le souffre ? L'enfer sourit de toutes ses dents et répand dans les airs une senteur d'agrumes- acide jusqu'à l'insoutenable, suintant des gencives roses ; rose framboise, blanc crème, et jaune citron. Rien n'est qu'un pâtisserie empoisonnée, conçue dans l'ombre d'une des boulangeries de l'enfer. Et le tourment est une grosse tarte aux fruits aux douces saveurs d'échecs, d'erreur et de naïveté perdue ) ; Quenotte distribue ses regards assassins et ses mots en épingles comme tout autant de petites baffes virevoltantes sur leur nez ( et confirme ses doutes, incriminant Vésuve, mais au coup d’œil rapide qu'elle lui décoche, éclat volatile porté par un battement de paupière, il sent un nœud se former quelque part dans son ventre, trop certain de ce que le Crevard a pris la peine d'espionner de sa petite vie dans la Maison ) ( Ils ne me laisseront donc rien, vraiment rien à chérir ? Leur faut-il salir tout ce qu'il m'a laissé, pour le peu que ça représente ? Putain de charognard de merde ) ; Guillotine reste campé dans son rôle militaire, pour leur salut à tous ; Hérisson jure et trépigne parmi les rayonnages.

Et lui même en Grand Cornu, mi-chèvre, mi-cerf, prend son travail à cœur et il poursuit les fouilles, limier caprin traquant du bout des doigts les feuillets d'importance ; long frémissement de bois et de papier moucheté. Il explore les viscères poussiéreuses de la bibliothèque, recoins poisseux peuplés de bonbons abandonnés, de cendres froides et de boulettes froissés. Mais non sans laisser pendre à ses lèvres quelques trilles argentines -à mille décibels de sa voix caverneuse, parfois encore taclée d'un léger éraillement qui en détraque un peu le tempo théâtral-, un sifflotement guilleret pour disperser l'écheveau des notes spectacles et rappeler à la vie, aux mémoires, et surtout à ces lieux, les nuances estivales de sa nature faunesque. Car c'est ainsi : Hérisson festonne l'oreille d'un long collier d'injures, Quenotte disperse sa mauvaise humeur en petits coups de poignard, Rien sourie dans l'espoir d'instiller un malaise ( et y parvient, foutu cheshire jaunâtre ), et Raspoutine s'applique à faire du bruit, même en quantité moindre. Chacun s'implique dans ce qu'il sait faire de mieux.

Et ils sont tous diablement pathétiques. Tristement efficaces, puisqu'ils jouent bien leur rôle. Qu'ils avancent, désunies et méfiants, en tenant sous leur bras un petit fanal d'espoir. Pour les plus chanceux. Ceux qui préservent encore un semblant d'illusion, refusant de noter à haute voix comme ils sont, en réalité, aussi bien victimes de la Maison elle même que de ses opposants. Mais c'est tout ce qui leur reste, n'est-ce pas ? Un vieux manoir hanté. Et leurs propres voix, leurs propres rêves, leurs propres souvenirs, pour officier en tant que fantômes, échos tordus et tâchés d'écarlate.

Puis parfois, des spectres mystérieux, dont on se demande à qui ils appartiennent. C'est l'un d'eux qui s'emmêle entre ses doigts quand il les glisse en-dessous d'une étagère ; et qu'il y trouve, plaqué au bois par des bandelettes de scotch, des mémoires un peu particulières.

Autour de lui, les encyclopédies farandolent avec leurs innombrables connaissances, dont aucune ne leur sera utile pour arrêter Tête d'Ampoule, trouver un sens à leur vie ou échapper à l'étreinte asphyxiante de la Rouge.


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