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Event 2 - Exploration des Murs
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La Rouge
Dim 11 Fév - 21:21




Event 2 - Exploration des murs



- Fange
- Personne
- Brèche
- Lardon
- Ephélide


Les Chefs avaient parlé et La Maison avait tremblé. Pour finir, les quelques curieux avaient, à leur tour, bien du obéir. Belle bande de bras cassés pour lutter contre les ravages d’un être dont on ne sait ni l’origine, ni l’étendue dantesque des pouvoirs. Mais pas de crainte pour les courageux et tandis qu’on a envoyé l’autre groupe fouiller dans les archives de la bibliothèque, il en faut bien d’autres, des paires de bras et de jambes, pour s’atteler à la tâche non moins dangereuse de tracer une piste. Les dents n’ont bien entendu pas disparus seules de leur réserve. Une moquerie de plus de Tête d’Ampoule, et cela fut de trop.

Raspoutine a éructé, Richter a bégayé. Hérisson a postillonné et Fange vociféré. Au final, c’est une organisation toute sommaire et un véritable escadron de recherches qu’on a déployé dans La Maison. Et voilà les superbes claudicants.

Dans la salle où reposaient, toutes tranquilles, les dents volées, un passage creusé au fond d’un placard aura attiré l’attention des plus fins museaux. On s’y glisse à la hâte, tant bien que mal, montés sur ressorts et béquilles. Les chaussures maculées d’ancienne poussière, c’est dans les entrailles de La Maison, cette fois, qu’ils s’engagent. Fange en tête, comme toujours, la main bandée d’un incident dont on taira l’origine. Personne à sa suite, muré au silence mais plus observateur que jamais, digne second des Loir, revanchard qui arracherait bien, pour voir, quelques ailes de Fée des Dents. Brèche à son tour, parfois pour la surprise de certains mais l’éclopée n’a-t-elle pas depuis le début cherché à mettre des noms sur le visage du tueur ? Lardon, aussi, que personne n’attendait en ces lieux et se voir fort mal tombé d’ainsi participer à une mission suicide. En fin de file, clopin-clopant va Ephélide, tremblant sur ses cannes. C’est qu’il faut bien surveiller le petit frère aux dents longues qui voudrait jouer du couteau trop près de sa sœur.

Charmante petite troupe pour balade tout aussi sympathique. Un passage dans les murs. Le cœur même de La Maison. Odeurs rances de poussières et de moisi. Parfois, le pied clapote dans une flaque dont on taira la composition. Des intestins, liaisons entre les pièces d’où on entend parfois chuchoter en sourdine. Et comme un malaise pesant sur toutes les frêles épaules. La Fée n’est peut-être pas loin. Et La Maison frémit d’avance, d’extirper de ses murs la tumeur grandissante.

Quelques pas encore, et la sinistre question vient à se poser.

A gauche, ou à droite ?


Règlement


Bienvenue à vous, groupe des Murs ! Vous voilà partis en mission pour retrouver les dents volées, et éventuellement taper sur le nez de Tête d’Ampoule ! Dis comme ça, ça ressemble un peu à une mission suicide (donc on va renommer cet event Suicide Squad.) mais n’ayez pas peur, je vous promets qu’on ne vous fera pas trop de mal.

Le principe de cet event est simple. Il vous faudra à plusieurs reprises choisir entre deux directions. Votre choix définira les éléments que vous trouverez, ainsi que les ennuis qui vous tomberont dessus pendant l’exploration ! Un système somme toute facile mais dynamique.

Contrairement à vos camarades de la bibliothèque, pas de plan pour vous ! Vous jouez en mode difficile. Ce groupe est par ailleurs davantage porté sur l’action.

Vous trouverez au cours de votre enquête des éléments pouvant vous éclairer sur La Maison, plus ou moins difficiles à interpréter selon vos choix. Il vous sera impossible de tout trouver, tout comme vous ne pourrez pas totalement éviter quelques ennuis de parcours ! Votre premier choix est basique afin de vous permettre de vous lancer en de bonnes conditions. Des indications viendront par la suite étoffer un peu vos directions.

Chaque tour dure 5 jours. Il n’y a aucune limite de posts, aucun ordre de passage. Vous postez quand vous voulez, au rythme que vous voulez, mais au moins une fois par tour. Mettez-vous d’accord sur une direction à suivre avant chaque intervention MJ, quitte à provoquer un peu de castagne dans votre groupe car plus c’est le boxon, plus on rit.

Nous espérons que ce nouvel event vous plaira autant que les précédents et que vous allez apprécier d’en apprendre un peu plus sur l’univers du forum (parce que en vrai je vous jure qu’on l’a travaillé.)

Pour toutes questions relatives à l’event, merci de poster à la suite du topic d’inscriptions/informations où nous pourrons vous éclairer ! Des patounes sur vous et bon début d’event !




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Fange
Dim 11 Fév - 22:43


Event

avec Suicide Squad



Et en plus de tout ça, Hérisson l’avait fait chier. Avec ses recommandations débiles concernant Brèche – comme si cette connasse avait pu préférer un seul instant la poussière et les livres chiants à crever de la bibliothèque plutôt que de servir de casse-pipe en première ligne à fouiller les murs, sérieusement. De sa main valide, Fange lui avait ainsi offert son majeur avant de prendre la tête de sa petite troupe, sans grande conviction. Au moins avait-il évité ce poids absolu de trimballer un adulte avec lui, et lorgna Personne ainsi qu’Ephelide avec une gueule renfermée.

Le chat manqua ainsi de passer dans ses jambes pour le faire trébucher, miaulant quand sa botte effleura sa queue cassée.

« Saloperie… » Siffla le chef des rats avant de shooter dedans sans trop d’animosité. Espion de Quenotte pour cette aventure-ci, la bestiole feula avant de le distancer pour mieux revenir finalement dans les jambes d’Ephelide. Une blague narquoise – s’il se souvenait bien, le roukmoute était allergique.

« Bon. Je dirais la droite. »
Moins qu’un ordre, c’était une supposition assez désintéressé. Il n’avait pas envie d’être là, comme si le frisson du mur lui hérissait l’échine d’un mauvais pressentiment. Il avait l’impression ainsi de manquer de respecter à la Rouge.

Mais soudain, il y eut son chant. Son grognement absolu et mystérieux, dans les profondeurs du mur. Et s’appuyant contre ce dernier, à l’étroit dans ce couloir hors des couloirs, à la clarté si rare qu’ils en devenaient rouge sombre, Fange leva sa lampe torche, humectant sa bouche d’un coup de langue nerveux rapide, appelé.

« Ok. » Obéit-il alors avant de jeter un œil à son bandage. Sa main droite lui faisait encore mal du coup de scalpel offert par Quenotte. Délicieux rappel de prudence.

« Droite ? » Que tous soient d’accord avant de gueuler.

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Brèche
Lun 12 Fév - 10:59
Elle avait eu beau quitter Guillotine ce jour-là avec un sentiment léger de bien-être (celui de ne pas avoir été frappée, de ressortir en un seul morceau) le temps avait manqué à Brèche. Rouge-Gorge avait quitté la Maison, l'élection du nouveau chef avait été mené dans la plus grande des précipitations ainsi que la fête qui s'ensuivit. Quasiment le lendemain, les chefs s'étaient réunis. Tout se déroulait sans une once d'attente laissant Brèche toute pantelante, lui autorisant à peine le temps de tenter une approche vers Quenotte qui semblait avoir été absorbée par la Maison tant elle lui échappait. Brèche avait bien aperçu la main bandée de Fange, sentit sa colère émaner de lui, nerfs à fleur de peau mais il lui aurait été impossible d'en deviner la raison. La Loire ne pouvait que penser que tout ceci était une conséquence des derniers disparus, un revers de la Rouge qui, dans l'ombre, les narguait.

Sous l'égide des chefs avait été décidé de mener une plus vaste exploration au sein des tréfonds de la Maison – un groupe pour mener des investigations dans la bibliothèque, un autre pour fouiner dans les murs même. Brèche avait fini dans le second groupe, sans grande surprise (du moins pour elle). Avec son insensibilité à la douleur, elle devenait la parfaite chair à canon qu'on pouvait envoyer en première ligne pour prendre les dégâts à la place des autres.

Rencontrerait-elle ce fameux Rictus ? De ce que lui avait soufflé Guillotine, la créature semblait être liée à Fange ou, du moins, le connaissait. La présence du chef des Rats pouvait très bien l'appâter tout comme Bougie, envoyée dans l'Envers, attirait irrémédiablement la Blanche. L'Envers rengorgeait d’entités aussi scabreuses que dérangeantes, nées de l'horreur des pensionnaires, suintant de leurs plaies d'éclopés. Le pis pouvait advenir et Brèche espérait être prête, tout en sachant que l'on ne l'était jamais véritablement.

L'amulette emplie de dents volées frottait contre sa peau, dissimulée sous sa chemise. La Loire avait hésité à la laisser sous sa couche, s'y était résignée se disant que l'objet pouvait attirer le voleur de dents – comme on lance du sang dans l'océan pour appâter un requin. C'était osé, dangereux, mais elle n'avait rien de mieux sous la main.

La lampe de poche dans sa main glissait et elle devait serrer les doigts tout en ignorant la moiteur qui baignait ses paumes. Le groupe s'enfonçait dans les entrailles de la Maison, dans des couloirs suintant la terreur et l'inexploré. Brèche pouvait renifler un mélange de miasmes inconnus, sentir une menace presque palpable. Il lui semblait presque entendre des chuchotements.

La voix de Fange brisa le silence qui s'était étiré. Sa silhouette s'était positionnée au confluent d'une voie se séparant en deux chemins. Pas une seule inscription, pas une seule indication – seule la bonne fortune les guiderait dans ces tortueux couloirs. Brèche avança balayant les lieux d'un faisceau de lumière tentant de s'agripper à quelque chose, n'importe quoi. Seul un miaulement résonna, celui du chat de Quenotte, tandis que la Loire amorçait un pas à gauche.

« On doit pas se séparer, hein ? » qu'elle demanda à Fange tout en faisant comprendre, dans l'hésitation de sa voix, que ce n'était qu'une interrogation de pure forme. Se séparer revenait à sacrifier tout le groupe – une idée idiote que l'on ne voyait que dans les films d'horreur. « La gauche, ce serait bien. Je crois que j'ai vu quelque chose au fond... Une lumière... »

Comme quelque chose qui brillait au loin, à peine effleuré par le pinceau de lueur émanant de sa lampe-torche. Ce n'était pas même un phare, tout juste une vague lueur mais Brèche s'y accrochait, papillon terrifié. Au risque de courroucer un chef qui ne supporterait pas que l'on ne suive pas aveuglément ses directives.

Résumé a écrit:
Brèche est paniquée, pas rassurée et s'agrippe à sa lampe-torche. Elle avance auprès de Fange, croit voir une lueur à gauche et propose donc cette direction.




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Lun 12 Fév - 22:46




UNE BANDE DE CHOSES CASSÉES


Finalement, il l’avait fait le pauvre fou, il avait été dans le Sanctuaire vide — le Chat fou n’y était plus, disparue peut-être, ou dévorée. Il l’avait récupéré la vieille marionnette (le Pantin) de son vieux ami, et il l’avait rabiboché. Maintenant, il avait un bouton noir et un bouton rouge pour ses yeux, et ça lui donnait un air qui louchait, et ça, il avait pas manqué de le lui reproché, à Personne.   Le re-Fabricateur lui avait aussi cousu des yeux à la laine rouge autour des boutons, et même que ça lui donnait un air un peu inquiétant à la drôle de chaussette, et que du coup, on l’avait renommé Figure la chaussette bavarde (le « on », c’était les enfants attirés par le bruit de la chaussette qui se pavanait dans un coin de la pièce pendant la Réunion, drôlement fier de sa résurrection improbable). Finalement, Personne avait une voix, mais ce n’était pas la sienne : elle était un peu haute, plutôt insupportable, et lourde de sens et d’ironie. Au moins, il pourrait parler sans le faire, et ça lui allait bien comme solution.

Même Figure avait fermé sa gueule lorsque les ordres avait été donnés : ainsi Personne se ferait explorateur, dans un groupe de choses cassées. Car définitivement, c’est ce qu’était leur petit groupe : en tout cas, c’est ce que Personne — il fermait la marche, Figure dans la poche, étouffé — se disait en contemplant dans la pénombre les corps en mouvement devant lui. Globalement la pensée du Second des Loirs pouvait être résumé par : il fallait se méfier de Fange, mais en même temps, c’était un atout quand même (Fange c’était un corps épais) ; Lardon, il le méprisait (un cygne, et Personne (donc Figure aussi) ne les aimait pas) et il serait sûrement un poids mort mais bon, on pouvait lui laisser le bénéfice du doute quand même ; Brèche, il faudrait garder un oeil dessus (Personne avait rangé Figure dans sa poche quelques lignes narratives plutôt en fait, pour étouffer le début d’une protestation de la marionnette, lorsqu’on avait attribué la Loire à leur groupe — Hérisson avait déjà fait suffisamment de bruits sur le sujet) ; et quant à Éphélide, c’était un ancien Loir joli violoniste (Personne se souvenait du temps d’avant) et Personne n’avait en fait pas vraiment d’opinion sur lui (Figure en avait un, mais il était dans l’incapacité de donner son avis pour le moment, rappelons-le). Capuche sur la tête, main droite vide et main gauche Figurée, Personne allait, silencieux mais voyant et les yeux grands ouverts. Plus important, il fermait la marche et marquait le chemin : derrière lui, il laissait de la laine rouge (à sa main droite attachée), au travers d’une pelote qu’il débobinait à mesure de leur avancé. Un explorateur se devait de pouvoir faire demi-tour au besoin.

« Une lumière ? Moi, j’vois rien. T’es sûr qu’elle était pas dans ta tête, la lumière ? » C’est Figure qui s’est glissé du côté de l’épaule droite de Brèche, et qui parle en se dandinant devant la lumière électrique des lampes torches, avec une voix râpeuse comme de la laine décousue. Personne (qui par lemme d’extension, c’est aussi glissé près de la Loire) lance un regard désolé à Brèche, comme s’il ne contrôlait pas vraiment la chaussette (et n’importe qui se posant la question pendant deux secondes froncerait les sourcils en répondant que non, pas du tout, il contrôlait parfaitement la chaussette — pourtant, c’était bien le cas). Figure plisse les yeux (enfin l’équivalent métaphorique des yeux chez un vieux bout de chaussette bleue) et fixe maintenant Fange. « Droite boss ? Et tes choix, tu les bases sur-mfffffh. » Personne jette un regard furieux à sa main en étouffant la voix de la chaussette — celle-ci semble lui lancer un regard noir, et finalement, termine en fixant le chat. « Le chat. Moi j’dis qu’on devrait suivre le chat. » Petite pause théâtrale. « Ça voit des choses qu’on voit pas ce genre de trucs non ?  Et puis aussi, mfff. »

Personne coupe à nouveau la voix de Figure en le rangeant (enfin, plutôt sa main en fait) dans sa poche. Il hausse les épaules en lançant un regard égal à Fange, puis un regard vaguement intéressé à Minuit. Avec sa main droite, il tripote pensivement la laine rouge, vérifiant qu’elle est toujours là, le fil tendu à la patte comme une boussole de retour.
 





Résumé a écrit:
Personne a récupéré l'ancienne marionnette de Rouge-Gorge pendant la Réunion et s'en sers maintenant pour communiquer. Les enfants ont renommé la chaussette Figure, parce que Personne l'a rafistolé un peu, à sa manière. Personne ferme la marche et marque le passage que le groupe a emprunté d'un fil de laine rouge qu'il déroule au fur et à mesure. Lorsqu'ils arrivent à l'embranchement, Figure dit qu'il ne voit pas de lumière, mais se moque aussi du choix de Fange, et propose simplement de laisser le choix à Minuit, le chat de Quenotte.
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Lun 12 Fév - 23:30

Dans les Murs
I had a lot of friends till I drove them round the bend.

En claquements sinistrement réguliers, il vient clôturer la file.

Ah quelle merde.

C’est bien en désespoir de cause, qu’il s’est faufilé dans cette piteuse troupe d’exploration. Pour surveiller le frère, en premier lieu. Le félin, le matou. Celui qu’elle a accusé, du bout des cils et sans un mot. Pour sa Quenotte, il ira se terrer dans le ventre de La Maison, humer la crasse et la poussière. Sur ses béquilles, il vacille en un silence tout relatif. Clac, clac, clac. Dans le sillon de Fange – petit chef – il tangue tant bien que mal, esquivant tant bien que mal le chat qu’on lui envoie en boulet dans les pattes. Il siffle, éternue. Et sa gorge gratte déjà, lorsqu’il envoie la bestiole traîner dans les pattes de Brèche. Drible et passe. Le plus gros défaut de Quenotte, c’est bien son greffier de merde, et il ne fait cette fois pas allusion au râleur maquillé de fausse politesse qui éructe en tête de file. Qui n’en mène ici pas plus large qu’eux, même à l’écoute des murs, brave petit. Cela lui étire dans le noir un fin sourire torve. Le premier depuis des jours. L’incident de la bibliothèque demeure, coincé là, au travers de sa gorge. C’est la seconde raison.

Il refuse de se perdre à nouveau, dans les rayonnages littéraires. Se repasser la scène. Ressentir encore la honte en écho. Errer dans les entrailles de La Rouge lui est cent plus agréable. Renifler les vestiges lui fait moins mal au ventre. Moins mal au cœur. Bougon cependant, il se fige d’un soupire lourd de propos lorsque les deux directions se présentent à eux, dans toute leur grande incertitude. Et que Fange fait son numéro, pour ne pas changer, d’élu de la baraque. Tu te gausseras moins, merdeux, quand elle viendra te boulotter en premier dans ton sommeil. Brèche aussi, toute frémissante de terreur non contenue. Dommage qu’elle exsude le désinfectant et le mal. Dommage qu’elle lui semble ainsi pisseuse et décharnée, sa présence aurait pu lui être agréable.
Lardon aussi, qui erre dans son coin et ne l’approcherait pour rien au monde. Il pourrait bondir et lui faire peur, pour passer la rage de ses nerfs à vif, mais n’en a pas le courage. Et Personne. L’étrange silencieux au visage peint de monochrome. Qui babille aujourd’hui plus que jamais, pris de sa nouvelle lubie ventriloque. Et dans toute sa hargne habituelle, l’ancien Loir grogne en sourdine.

- Il a fini son numéro l’illuminé… ? - Et que son bec frémit d’être ainsi indisposé. Un coup d’œil au chat cependant. L’imbécile n’a pas tort. Mais le félin se faufile entre des jambes et d’autres. – Mais votre bestiole n’a pas l’air de savoir ce qu’elle fait…

Un soupire. Ah quelle merde. Et lui sur ses béquilles flagelle de faire du sur-place. C’est bien la dernière fois qu’on le voit se jeter corps et âme dans une telle mission suicide. Et si Tête d’Ampoule attaque, ils pourront au moins jeter Brèche en première ligne. Et becter Fange, s’ils se perdent à jamais…

- On cherche une saloperie qui brille nan ? Si Brèche a vu un truc briller, on ferait bien de le suivre. – Il niera copieusement agir de la sorte pour ouvertement s’opposer à Fange. Puis en claquement de béquille sur le mur, s’adresse au silencieux Lardon qui, il le sait, ne le porte pas dans son cœur. – Hey, t’es avec nous mon grand, coucou… ? Si tu pouvais ouvrir ton clapet pour trancher…  







©BBDragon

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Lun 12 Fév - 23:48
Pas le temps de sécher ses larmes, encore moins de faire son deuil pas même de réaliser que Non, Tâche, Minuit et Caillou sont partis. Où ça ? Il ne sait pas. Pas même le temps de comprendre que le bruyant hérisson a pris la place du rouge-gorge qui à tout jamais s'est tu. C'était à peine si Lardon appréhendait les rumeurs de meurtre, les bruits de couloirs devenus assourdissants, l'empoigne de l'Envers qui resserrait son emprise sur les fondations du pensionnat. Presque seul désormais avec Richter, jamais La Maison ne lui avait semblé craquer autant la nuit dans les dortoirs.

Les pieds lourds, la tête basse, l'oeil humide et pourtant les cernes asséchées, le Cygne suivit la cohue, machinalement, puisqu'après tout la vie ne semblait pas s'arrêter pour autant. L'agitation dans l'orphelinat non plus. Absent, hermétique tant aux vociférations qu'aux questionnements des uns et des autres, ce fut de fil en aiguille qu'on le désigna comme représentant des Cygnes pour l'équipe d'exploration. Parfait. Vraiment. Avec un peu de chance, celle qu'on appelait La Rouge viendrait enfin le prendre parce que pourquoi Tâche et pas lui ? Qu'on le finisse, qu'on l'immole et qu'on l'inhume enfin ! Ici entre les briques rouges de cette maudite baraque ! Et que ça lui conviendrait très bien puisque le rouge lui lui seyait si bien lui qui portait à chair ouverte sur sa gueule d'éclopée toutes les nuances du marron au rose de cette couleur si chérie ici.
(Après tout ce n'était pas comme s'il aurait été logique de le mettre dans le groupe chargé de fouiller la bibliothèque. Oui ce n'était pas comme s'il ne passait pas ses journées entières à cataloguer les ouvrages, les mots d'amour et de haine mal orthographiés glissés entre les chapitres, les feuilles et les fleurs qu'il faisait sécher dans la rubrique poésie. Comme cet hérissant Hérisson pourrait si bien le dire « nique la putain de logique de sa mère cette sale race ». )
Le Lardon aux poings tremblants avait relevé le menton, son regard autant animé par le chagrin que par une colère sourde, adolescente. Et ce fut sans un mot, sans même un de ces gémissements habituels, qu'il s'engouffra sur les pas de Brèche, une grimace de dégoût sur le visage qu'on pourrait attribuer au choix à la présence d'Éphélide qu'aux odeurs plus que douteuses qui embaumaient les couloirs abandonnés de l'édifice. On ne pouvait pas rêver plus joli tombeau !

Mais quand la Maison enfin s'éveilla dans son grondement qui ressemblait vaguement à celui d'une bête qu'on venait de sortir de son sommeil, la témérité de Lardon s'envola bien vite puisqu'il chercha dans l'obscurité la présence rassurante de la seule Loir qu'il avait réellement envie de côtoyer parmi tout ce petit monde. Même s'il ne pouvait la voir que de dos, la savoir à ses côtés le rassura. Et s'il fallait courir il s'accrochait à l'espoir qu'Éphélide perde malencontreusement ses béquilles et ne soit le premier à se faire happer par ce qui semble rôder dans ce passage que tous croyait condamné. Les roux ne sont pas en voie d'extinction pour rien. Il était d'ailleurs bien trop occupé à froncer des sourcils face au numéro de Figure qu'il trouvait franchement blasphématoire vis-à-vis du défunt Loir pour lui-même prendre part au débat qui venait de commencer. Heureusement que le démon aux yeux bleus était là pour l'interpeler :

▬ Droite. Lança-t-il sans réfléchir et clairement, purement par esprit de contradiction car quitte à choisir autant aller dans le sens contraire de l'autre là. D'ailleurs il prit soin de s'en éloigner de trois grands pas, hors de portée des béquilles qui en disait long sur toute l'affection qu'il éprouvait à son égards.

Un coup d'oeil vers le chat et l'adolescent se dit qu'il est hors de question de suivre cette bestiole. Il l'a vue se réfugier entre les pattes de cette saleté à tâches de rousseur face aux feulements de Fange, ce qui revenait à faire preuve d'un tout petit petit instinct de survie. Et quant au leader de la meute, il devait lui reconnaître un sacré charisme puisqu'il semblait tenir sa place de chef des Rats depuis un moment déjà. Autant suivre la direction indiquée de celui qui connaissait le mieux ce fameux Envers et qui était sans aucun doute le plus fort de la marmaille.

Résumé:
 
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La Rouge
Jeu 15 Fév - 17:10




Event 2 - Dans les Murs


Dans la résonance lointaine des murs, les bambins se chamaillent et trouvent à leur tour quelques sujets de discorde vivaces pour mieux se diviser. Est-ce seulement l’endroit, ou même le moment ? Ne devraient-ils pas, face à l’adversité, face à la menace, au contraire s’unir et mettre de côté les vieilles querelles ? Cela serait trop demander à des enfants perdus que de gagner sous la violence en maturité bénéfique.

L’indésirable tout de fourrure, alors, se soulève dans l’obscurité et miaule. Feule presque, d’un grincement désagréable de vieux félin grincheux. En réponse, l’atmosphère semble s’alourdir. Se tordre jusqu’aux entrailles des pauvres explorateurs, même des plus insensibles. Une réminiscence d’Envers qui prend aux tripes et remonte, dans ces couloirs cachés. N’y a-t-il pas un problème ? L’architecture. L’endroit lui-même est illogique dans sa construction, ne correspond pas, de l’autre-côté, aux pièces qu’ils devraient border. Ils ont, en posant ici-bas un pied, pénétré dans un antre inconnu, un monde tout autre au leur. Et les murs frémissent en retour pour les saluer, et la poussière crépite en courbettes polies. Ils ne sont pourtant, de toute évidence, pas les bienvenus.

Au loin, un craquement éclate. Un claquement d’os et de chair désaccordée. Un grincement rieur qui les moque et se faufile dans le couloir. Minuit s’hérisse alors de tous poils et, armé d’une volonté qui manque manifestement aux explorateurs, s’élance à gauche comme pour acquiescer à la volonté de Brèche. Fange devra bien suivre aussi, après-tout. S’il venait à perdre le chat, la sœur ne lui pardonnerait pas. Et Personne, et Lardon, qui n’ont pas envie, sûrement, de se retrouver seuls ici où le danger guette. On a jeté les dés pour eux et au fil de leur avancée, les murs s’illuminent, à peine, d’un étrange théâtre d’ombres chinoises. Un spectacle infantile auquel ne tarde pas à s’ajouter des voix inconnues.

- Je pensais que ce n’était qu’un jeu, mais les choses vont trop loin. – La voix indistincte est androgyne. Posée d’un calme tremblant et la silhouette emballée d’une jupe, se déplace à peine au pied d’un duo de chaises anciennes. Des trônes. – Les choses nous dépassent. Les procès, leur admiration… Et ces surnoms…

Une latence, froissements de cheveux. Bruissements de semelle. Et un battement, de canne sans doute, lorsque l’ombre d’un garçon se dresse à son tour.

- Je ne comprends pas, Rouge. N’es-tu pas heureuse, ma Bête ?  N’avons-nous pas apporté, ensemble, une cohésion, une union absolue au sein de la Maison… ?
- Des procès, des rituels… ? Nous ne sommes pas des Rois. Ni des Dieux.

Les voix crépitent, grésillent comme accablées par un vieux phonographe. Des murmures qui chuchotent, partout dans les couloirs, jusque que dans leurs têtes juvéniles.

- Je sais que tu te complais dans ce rôle, pour les raisons qui te regardent. Et cela explique ta joie de les voir tous nous vénérer. Mais les rois et les dieux ne finissent jamais bien Johan.
- … Les rois et les dieux sont immortels. Nous mentionnons leurs noms, à travers les siècles. Que nous cessons de croire, que nous cessons de régner, nous colportons leur histoire, nous la respectons et c’est ce que je demande. C’est ce que j’exige. Le respect.

La canne frappe au sol, éreinté de colère. D’une déception silencieuse qui parasite la brique et vient nouer les gorges. Et le pépiement implacable du Roi – du Dieu – injure et ne souffle qu’une piètre phrase. Rouge chuinte à peine.

- Johan me manque.

Et la scène de s’effriter, comme le mur s’abîme dans sa brique. Rouge, elle aussi. Puis le silence pesant, à nouveau, d’un labyrinthe de plus en plus impénétrable. Plus de retour en arrière désormais, et au fond du couloir adjacent, l’unique empruntable, se dresse une silhouette.

Grande bête noiraude aux bois déchirant l’obscurité. La Grande Rouge les observe sans l’ombre d’un grognement. Sans préférence ni mise à mort. Et dans le froissement de ses cheveux, de ses crocs qui s’entrechoquent et griffes raclent le sol, libère le chemin et gagne à son tour, un couloir au hasard.

A nouveau, la droite et la gauche se font choix sous leurs yeux innocents mais où s’en est allé la bête, la grande prêtresse sanglante de La Maison ? Ils sont ici-bas en ses terres, semblerait-il, là où les murs racontent quelques histoires. Droite ou gauche, il faut bien continuer de l’avant, si l’on veut toutefois sortir un jour. Vivant ou raide, par ailleurs. Et le vent s’engouffre dans les deux directions. De gauche, par quelques bruits du dehors se faufilant à leurs tympans. Crissements de criquets, bruissement de feuilles mortes. Une échappatoire ? De droite, un brouhaha indistinct. Un battement de cœur lointain qui peine à résonner davantage.

Et dans tout cela, l’incompréhensible pièce d’une époque manifestement révolue.

Dans les dos, sur les épaules, un frisson glacial. La température baisse ostensiblement.

Et dans la chevelure de la pauvre fille, l’innocente éclopée – qui fait toujours de son mieux, n’est-ce pas ? – comme un tiraillement, une caresse. Qui, tout aussi rapidement, s’évanouit dans le vide.






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Brèche
Jeu 15 Fév - 20:25
Le spectacle de Personne, loin de rassurer la Loire, lui arracha un sursaut. Elle ne comprenait pas ce nouveau jeu que semblait avoir instauré le second, cette pantomime qui rappelait Rouge-Gorge mais avec plus d'acide dans la bouche. C'était peut-être sa façon, à lui, d'affronter l’innommable, de ne pas flancher. Elle n'osa pas répondre à la diatribe de Personne qui se montrait plus loquace qu'à son ordinaire continuant à chercher, du regard, cette lueur qu'elle avait cru apercevoir.

La voix de Éphélide acquiesçant à sa proposition finit de plonger Brèche dans la surprise la plus totale. Elle n'avait jamais véritablement approché le Rat se tenant éloigné, autant que possible, des funestes rongeurs. L'entendre prendre la même décision qu'elle instilla un peu d'espoir dans son cœur de naïve. Il n'était peut-être pas si mauvais, la situation le poussait, qui sait, à un peu plus d'humanité. Ce qui n'empêcha pas Lardon de se tenir loin du roux, de façon assez ostensible pour que la Loire comprenne que sa terreur envers lui était toujours d'actualité.

Ce fut auprès du Cygne qu'elle reprit la marche (celle-ci décidée par Minuit, évitant de débattre des heures sur le choix à prendre). Brèche posa sa main libre sur l'avant-bras de Lardon.

« Tout va bien se passer. » Elle essayait de rassurer comme l'aurait fait une mère. « On doit simplement rester ensemble. »

Des ombres se dessinèrent sur les paroirs, un théâtre d'ombres chinoises dont les voix résonnaient sous la voûte. Brèche n'avait aucune idée de ce qui se tenaient là, si cette discussion était une projection de l'instant présent, d'un potentiel futur ou d'un passé se dévoilant à eux. Rouge – le mot explosa, écarlate, captant toute son attention, lui rappelant le rituel qu'avait souhaité accomplir Cocarde.

Elle osa prononcer, tout haut, ce qui allait sonner comme une hérésie aux oreilles de plus d'un de ses camarades.

« La Rouge... était une des nôtres... »

Voilà ce que lui évoquait ce théâtre d'ombres avec ses silhouettes et ses voix sans âge – la naissance de la Rouge, son enfance avant d'être l'entité qu'iels connaissaient tou.te.s. Et après tout, était-ce impossible ? La Blanche avait été une infirmière enjouée et dévouée à son travail avant de devenir Maîtresse auto-proclamée des Lapins Blancs. Mais ce Johan... Brèche n'avait aucune idée de qui il avait pu être (hormis un pensionnaire) et ne pouvait que supposer ce qu'il était devenu (une entité de l'Envers). Ils ne connaissaient de lui que son nom et le bruit de cette canne qui lui rappelait quelqu'un.

Non, ça ne peut pas être lui. Toute cette histoire remonte à trop longtemps.

Vint le grondement, le souffle et Brèche hurla, la panique aux lèvres, les mains cramponnés à sa lampe-torche, fermant les yeux telle une enfant – se disant, involontairement, que si elle ne la voyait plus, elle ne serait plus là. Ce visage, elle l'avait déjà vu, avait cru l'oublier et il venait de s'exposer à elle dans toute sa crudité de bête gargantuesque.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Brèche ne vit plus rien – rien d'autre que ses camarades coincés devant l'éternel choix. De la créature plus rien, si ce n'étaient les vagues échos qui sourdaient des couloirs. Et ce geste, vif, rapide, dans sa nuque qui la fit paniquer – encore. Brèche couina, petite souris acculée. Dans sa panique elle heurta plus d'un camarade, finit par trébucher et s'écrasa, fesses au sol, dans la venelle gauche. Elle ramena ses poings au-dessus de sa tête.

« Elle est là... Je l'ai senti... Dites-lui que je suis désolée... »

La Rouge venait la punir de ce rituel impie – Brèche en était certaine.

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Fange
Jeu 15 Fév - 21:42


Event

avec Suicide Squad



« Johan me manque. »


Qui est Johan ?



Il a l’air d’un enfant pris en faute. Ou pire, d’un enfant qui vient de comprendre que le père Noël n’est en fait qu’oncle John, avec un faux ventre, une fausse barbe, de vrais cadeaux et deux vrais litrons de rouge dans le sang. Il se tient là, les bras ballants, après avoir avancé et suivi ce putain de chat – parce qu’il ne faut pas perdre le chat ou la sœur sera furieuse. Et l’oppression de ces murs indigestes qui se referment sur lui n’est pas plus tangible, ni plus efficace que celle qui lui broie soudain la cage thoracique.

Le courant d’air froid, évidemment, n’est pas pour l’aider. Et frissonnant, comme sous le choc, Fange se retrouve alors bousculé par Brèche, comprenant enfin, dans le peu d’espace qui règne encore dans sa cervelle, le blasphème qu’elle a osé prononcer. Alors il la saisit, aux épaules, et la secouant un rien tout en la relevant, postillonne à son visage blafard.

« T’avises pas de raconter ces conneries ! La Rouge n’est PAS quelqu’un comme nous. La Rouge c’est comme Dieu. La Rouge c’est la Maison. C’est au-delà de ce qu’on peut être… Ca a toujours été ainsi ! » Et les fantômes qui se glissent entre les briques jusqu’à former ces corridors malsains ne fut pas aussi pitoyable que eux, ça non, Fange ne veut pas l’admettre.

Une silhouette de fille, pourtant, tourne à l’angle, plus au loin. Et ses yeux effrayés geignent à la place de sa bouche.

« C’est cette saloperie de meurtrier qui vous nous tromper… » Jure-t-il presque dans sa barbe avant de cracher au sol, manquant de peu le chat. Puis son corps fit volte-face, à l'égard d'eux tous, Lardon le tremblant que Richter avait du envoyer en première ligne par pure lacheté, Personne avait ses délires de marionnetiste à la con et même Ephi - qu'est ce qu'il foutait là d'ailleurs cet abruti, même si de le savoir loin de Quenotte ne pouvait que le rassurer. « Continuons d’avancer et Brèche, fait gaffe à ton cul. La Rouge nous protégera. Mais le petit enculé qui joue avec nos nerfs, je vais lui rétamer la gueule de manière à l’calmer. »

Des mirages, des voix qu’il déchire comme autant de toile d’araignée. Quelque chose résonne pourtant en lui comme une alarme – qui est Johan ????– mais Fange n’a ni l’imagination, ni le calme, ni l’intelligence nécessaire pour s’y poser et interroger son cœur qui bat la chamade. Il a vu pourtant maintes fois, penché sur son lit, ce profil bestial aux bois écorchés, et ces yeux de biche rougeoyant, le fixant jusqu’à le bercer. Que cette apparition presque démoniaque et sauvage fut finalement que l’Envers d’une gonzesse à la plastique classique lui foutait une rage comme pas permis.

Et qu’elle put, surtout, appartenir à un autre, était encore encore plus intolérable.

Mais qui est Johan ? Un prénom, non un surnom. Un garçon, digne, à la canne sourde, au discours trop plein de mots et de louanges pour être honnête. Une déception, pour sa Rouge. Une victime ?

« Avançons. »


Le couloir sembla s’allonger pour la peine. Comme sous un terrible effet d’optique et Fange, humant l’air, commença à comprendre.

Ils n’étaient plus réellement dans les murs désormais.
Mais la différence entre voir, et croire, était si infime qu’elle en était presque effacée.







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Ven 16 Fév - 21:34

Dans les Murs
I had a lot of friends till I drove them round the bend.

Bien contraint de suivre le mouvement, c’est à la suite du satané greffier qu’il se lance avec le reste de la petite troupe. Créature putride mais manifestement dotée d’intelligence. Le spectacle s’ouvre sous leurs yeux et lui, bien qu’attentif, n’y comprend pas grand-chose. Rouge. Le mot résonne, se fiche dans son crâne comme une flèche bien lancée. Dans l’obscurité, et puisqu’il est le seul à ne pas tenir de lampe – béquilles obligent – il plisse les yeux pour discerner sur le mur les derniers vestiges des ombres aux voix blanches. Et, cherchant la lumière, un éclat, une ébauche, c’est l’éminence cornue qu’il rencontre de l’œil.

Elle est là, toute tranquille en fin fond de couloir. Impériale dans sa peau noire et lisse qui se découpe à peine dans la pénombre. Les yeux rouges et la tignasse traînant au sol. La Grande Rouge – Rouge ? – qui s’effondre, se tord à quatre pattes de ses membres longilignes pour s’élancer, disparaître. Les guider, peut-être ? Il se souvient sans trop de peine, de sa première rencontre avec la créature. De la peur, plus exactement. L’inquiétude qui l’a ce jour-là assailli, lorsque dans L’Envers, il a croisé son chemin. Et qui lui, tout de plumes vêtu, contraint à l’immobilité, s’est vu inspecté, reniflé de fond en comble par la bête. Elle s’en était allé avec un rien de déception dans ses yeux aux pupilles renversées.

Au cœur du bref souvenir, la voix de Brèche créer une faille, attirant de nouveau son attention sur la donzelle en tenue stricte. Reluque son chignon, son chemisier pincé. Se dit, d’ailleurs, qu’elle aurait bien besoin de se reprendre. Qu’elle pourrait être jolie, même, sans cette crainte pisseuse qui lui colle à la peau. Dodelinante, elle panique, se hérisse dans le noir et lui fait presque peine. Jusqu’à ce qu’elle chute, s’étale au sol en un milliard d’éclats maladroits qu’il esquive brusquement. Non pas par méchanceté – pas encore – mais parce qu’il serait bien, dans son état, incapable de la retenir. Et cela reviendrait à les condamner tous les deux, s’il venait à s’écorcher les reins à la pierre dur du sol. Pas le temps de la redresser, Fange s’en charge bien avant lui, la secouant à grand renfort de vociférations rageuses. Et lui de faire claquer sa béquille au sol. Qu’il ne commence pas à s’en prendre aux autres en plus de sa sœur.

- Putain Fange, c’est pas le moment pour ta crise identitaire ! Elle gambade dans les murs aussi, ta Grande Rouge. T’es l’élu non ou je sais pas quoi ? Elle doit vouloir te montrer un truc. – Frisson, souffle enfumé de dragon bicéphale. – Il fait froid putain…

Plus qu’à leur arrivée et la constatation le hérisse. Quelques plumes frémissent sous sa peau, menacent de sortir, se révéler au grand-chose. Un point de rupture entre la réalité et L’Envers qui semble ici plus dense que jamais. La direction est en revanche tout indiquée, réside dans les échos du couloir de gauche. Un coup d’œil à Personne dont la marionnette s’est tue. A Lardon qui dans son mutisme crache toute la haine qu’il a pour lui. Et quoi, tu veux me cogner ? Viens merdeux. J’ai hâte de voir ta gueule quand tu sauras ce qui finira par éclater sur les murs. Car rien, dans La Maison, ne demeure à jamais secret.
 







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Ven 16 Fév - 23:43
Tout allait bien se passer. Vraiment ? Lardon voudrait y croire mais difficile de trouver la foi quand tout son être intérieur lui hurlait de déguerpir. Seulement pas de sortie, d'échappatoire sinon peut-être cet étrange couloir aux embranchements fantasques.

▬ Mer... Mais il ne finit puisque par réflexe, le Cygne attrapa la Loir, bras-dessus, bras-dessous, tout tremblotant devant cet étrange spectacle d'ombres chinoises.

▬ Richter ? Qu'il souffla, abasourdi devant cette silhouette avec sa cane. Mais non ce n'était pas Richter, c'était autre chose. Et Lardon, suspendu à Brèche écouta, aussi fasciné que terrifié par la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Quel drôle de cinéma. Il tourna la tête, cherchant mécaniquement la présence de filous capables de jouer pareil tour mais rien. Rien. La Maison leur parlait. Et il fallait se taire pour mieux l'entendre. Mais déjà le silence revint.

Il parut presque déçu lorsque soudain tout s'arrêta, clignant des yeux comme émerveillé. Ce fut un souffle glacé sur son échine qui finit par le ressaisir puisqu'il frissonna et passa une main sur sa nuque comme pour s'assurer qu'elle était encore intact. L'air froid lui emplit les poumons. Que se passait-il ? Il crut voir une ombre, humaine, probablement, disparaitre dans un raclement à peine perceptible et à ce stade-là Lardon ne savait vraiment pas si c'était son imagination qui lui jouait des tours ou s'il y avait véritablement quelque chose ou quelqu'un qui les attendait, les guidait presque. Il avait cette sensation de sortir d'un rêve épais, collant, de s'extirper d'un assoupissement lourd et assommant. Des fois trop nombreuses où son esprit était debout mais son corps immobile et lourd. La paralysie du sommeil. Cependant, il pouvait parfaitement bouger et cela se confirma lorsque Brèche se mit à hurler, le faisant sursauter et lâcher prise.

Il voudrait à son tour la rassurer, lui dire que ça va bien se passer mais demeura silencieux et impuissant, le coeur battant la chamade tandis que Fange la releva en braillant et en la secouant vigoureusement. Lardon observa la scène sans avoir vraiment l'impression d'être là, comme s'il n'était qu'un simple spectateur derrière son écran de cinéma. Tout ceci n'était que comédie n'est-ce pas ? Et Éphélide vint confirmer ses pensées puisque le roux tapa de la béquille, réprimanda l'autre rat, son propre chef. Incroyable. Il en aurait presque de la sympathie pour lui. Presque si leur deux regards ne s'étaient pas croisés et que Lardon y aperçut tout le mépris et toute la colère sourde qui lui étaient adressés. Et le Cygne fronça des sourcils car dans ses yeux ambrés à lui brillaient aussi des éclairs de rancoeur sous des nuages lourds de condescendance. Curieusement, l'aigreur suffit à le regonfler, lui donna assez de contenance pour aller se faufiler à nouveau du côté de Brèche dont il ramassa la lampe qui était encore échoué au sol avant de la replacer entre ses mains pleines de bleues.

▬ Tu peux marcher ? Tu peux t'appuyer sur moi si tu veux... Regardant Fange qui avait pris les devants et lâchant un reniflement résigné : À gauche alors j'imagine... Et se tournant vers l'androgyne muet pour vérifier qu'il était encore là. Tu viens ? Il vaut mieux ne pas séparer... Il avait vu trop de films d'horreurs pour savoir que ce n'était effectivement pas une bonne idée. Et en parlant de séparation : Où est s'enfui le chat ? Et pourquoi il faisait si froid soudainement...


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UNE CHUTE


Personne : Il a senti le câblage rouge les retenant au monde réel qui cédait, et il a ramené dans ses mains un morceau de laine déchiré. Il a penché la tête. Il a fixé la canne et la silhouette, les morceaux de souvenir. Il a dévisagé Rouge, une grande fureur dans les yeux. Le narrateur n’aurait jamais pensé écrire cela mais pourtant c’était bien le cas : à ce moment là de l’histoire, Personne et Fange avaient exactement le même avis sur une chose et cette chose c’était que la grande Rouge irréparée ne pouvait ressembler en rien à cette gamine en puissance. Il n’avait rien dis lorsque Brèche avait parlé, un peu effrayé, mais n’en avait pas pensé moins. Il faisait un peu froid, mais ça ne dérangerait pas Personne, ça lui rappelait même drôlement son Envers à lui : il a regardé sa main, toujours silencieux et muet à l’agitation autour de lui. Il perdait ses couleurs, voilà. Le basculement commençait.

(qui est Johan (putain, Fange, c’est pas le (avançons (richer ? (il fait froid putain il (dites lui que je suis ( la Rouge c’est comme Dieu (désolé (il vaut mieux ne pas se séparer))))))))) — rouge ce n’est qu’une couleur, mais la Rouge, c’est la Rouge.

Personne : il a subi de plein fouet le retour explosif des émotions des autres, comme un rasoir poli. Il y a d’abord eu Brèche, celle qui tombe, et le doux Lardon, celui qui rattrape — il lui a lancé un regard reconnaissant, même si c’est un signe, mais s’il visiblement, il ne voyait pas. Il pourrait peut-être lui fabriquer des lunettes pour voir, au grand brûlé. C’était chose que le Fabricateur pourrait considérer — un aveugle dans une exploration, c’était un cadavre qui marchait encore et parfois sur les mains, rien de plus. Il a doucement effleuré la main de Brèche, pour lui montrer son empathie — Personne grand empathe mais désastreux pour les démonstrations — et dans la paume, il lui a mis un petit bout de laine (rouge). Un autre talisman. Il a haussé les épaules avec un air stupidement sérieux, a hoché la tête en regardant Lardon et ouvert un grand oeil vers le grand cassé (Éphélide). Un sauteur expérimenté comme Personne pouvait distinguer les manifestations les plus infimes et les plus douces, elles résonnaient dans ces oreilles comme des promesses et des avertissements. De même que lui perdait ses couleurs et que son ombre se tordait sous ses pieds (ignorant visiblement les règles de l’optique les plus simples), l’oiseau de malheur n’était pas loin — il le scrute avec un air de reproche muet et agaçant. Il a hoché la tête encore une fois, et avec un dernier coup d’oeil vaguement inquiet vers Brèche (probablement que Hérisson le jetterait par une fenêtre s’il arrivait quelque chose à l’insensible littérale), il rattrape Fange et Minuit — ainsi le groupe se déplace vers la gauche.

Figure : il se tait parce que l’Envers le transforme. Il aurait drôlement de choses à dire et à critiquer, et déjà pour commencer, il insulterait bien Rouge, pour qui se prend-t-elle celle là non mais vraiment mais trop tard car dans le fond là-bas il la distingue enfin ;
Personne : la grande Rouge, la bête irréparée.
Figure : Et je vais lui retamer son cul aussi moi, au petit malin qui se croit malin je vais le défoncer (c’est ce qu’il pense en gros mais il ne peut pas parler, d’ailleurs l’ombre de Personne est drôlement lourde parfois on croirait y voir des yeux rouges (décidément, c’est une couleur à la mode)).

Et d’un sauteur à un autre, d’une puissance ancienne à une autre, sans vraiment le regarder et en fixant un point de lumière inexistant, là-bas, Personne parle, comme un murmure, ou plutôt une constatation froide et mordante, triste et lourde de sens — en même temps, enragé et furieuse (il ose les provoquer sur leur terrain ?). « On tombe. »  






Résumé a écrit:
Personne ne dit rien mais étrangement wtf, est plutôt d'accord avec Fange : cette Rouge n'est qu'une grosse imposteur et n'a rien à voir avec la Grande Rouge à eux. Il constate aussi que le fil de laine qu'il utilisait pour marquer le chemin s'est cassé. Il donne un bout de laine à Brèche comme un talisman pour la rassurer, et aussi lance un regard approbateur à Lardon. Il fixe un moment Éphélide et devine l'influence de l'Envers — sa propre forme en Envers commence à se manifester parce que Figure ne peut plus parler et que Personne commence à perdre ses couleurs. A la fin du post, il rattrape Fange à l'avant du groupe et chose rare et incroyable, parle. Mais seulement pour dire une évidence, quel boulet ce Personne. :<
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