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Sonne l'heure.
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Mer 4 Oct - 20:19


ft. Levi - Shingeki no Kyojin

fiche médicale
Sous les Briques

Ah que coucou !
J'ai 21 ans, je suis étudiante en journalisme et rôliste depuis dix ans. Dans le monde virtuel hors RP j'ai adopté le pseudo Cendre. J'ai un humour un peu nul et je suis timide mais je me soigne (sauf l'humour)(faut pas déconner). Voilà j'espère que ma chose vous plaira et que je n'ai pas fait de bêtises ♥️


nom : Une perpétuelle hésitation. Son handicap a inspiré bien des sobriquets aux esprits les plus inventifs – les plus cruels aussi. Blabla, Coco, Zizi et autres répétitions plus immatures les unes que les autres. À son retour, quand les enfants l’ont vu réajuster les horloges et s’arrêter à la même heure, il a sonné comme une évidence – comme un glas : Minuit.

âge :  27 ans (né le 2 juillet 1965)

âge d'arrivée : Par trois fois Minuit a franchi le paillasson de la Maison. La Rouge l’a vu pour la première fois en 1970 : à l’époque, celui qu’on a d’abord nommé Blabla titube au sommet de ses cinq années. Son Départ cause bien des tourments – il n’aura jamais connu le Grand Massacre. Il en réchappe pour mieux revenir à l’aube de l’an 1990. Car après tout, la Maison jamais ne vous quitte tout à fait.

origines : Herbe folle à perte de vue, masse d’arbres allongée à l’horizon. Cimes grignotées par la lumière céleste. Campagne française, bucolique et crue, aux accents aussi durs que les chemins trop foulés.

groupe : Les plus âgés des Cygnes se souviennent peut-être de son passage. Désormais, il fait partie de ces Adultes honnis. Sans avoir vraiment quitté l’autre côté.

rang : Sonne l'heure.

rôle : Sous ses coups de balai la poussière s’échappe, sous ses doigts habiles les engrenages s’entrechoquent. Minuit c’est le chasseur de crasse, le traqueur de désordre, le remonteur d’horloges. L’homme à tout faire. Et la Rouge semble prendre plaisir à rendre sa besogne interminable. Il finit toujours son travail à la même heure, celle qui lui a donné son nom.  

affiliation avec l'envers : Ce n’est pas qu’il tombe, Minuit. C’est qu’Elle le dévore, l’avale tout cru, tout entier. Goulûment.

raison de l'admission : Les lettres s’entrechoquent, les syllabes se répètent comme dans un mauvais poème. Le bégaiement jamais soigné et la solitude qui en a résulté l’ont mené aux portes de la Maison. Il ne se serait jamais douté qu’il pourrait y revenir, après ces quelques années passées dans l’En-Dehors. Ici, il a toujours été chez lui. La Rouge l’a accueillie en son sein avec l’amour cruel d’une mère toxique : désormais, il se doit de la remercier.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Si nombre d’années l’ont coupé de la Rouge, Minuit se souvient toujours de ses coutumes. Il y a de quoi : son pouce manquant peut en témoigner. Maintes fois la Maison l’a blessé, meurtri, aliéné. Maintes fois elle lui a offert ses vieilles briques en épaule pour pleurer. Minuit en retient une relation conflictuelle, compliquée. Mélange subtil, un rien explosif, de tendresse et d’animosité. L’En-Dehors aurait pu l’anesthésier de la passion pour cette curieuse bâtisse. Il n’a pourtant rien oublié des codes – il s’étonne même de les retrouver inchangés. Les enfants partagent encore les mêmes tourments et obsessions. Les adultes se contentent de fermer les yeux (peu d’entre eux savent vraiment, à vrai dire, dans quel pétrin ils sont allés se fourrer). Minuit, lui, s’est laissé envahir par la torpeur de l’habitude. Ce qui devrait paraître anormal, illégal ou bizarre lui semble commun.

Comment perçoit-il L’Envers ? —
Au détour d’un couloir, Minuit soupire. Un désordre menaçant s’étale devant lui, dans toute sa crasse. Chacun de ses pas soulève la poussière en tourbillons cotonneux. L’Envers l’a avalé – encore. Il sent les effluves poussiéreux de la Rouge lui pourlécher l’échine. Il sent son rictus moqueur lui souffler sur la nuque un caquètement sourd.

« Je te l’ai déjà dit : ce n’est pas drôle du tout. »

Dans l’Envers, Minuit ne bégaie plus. Il paraît plus fort, plus mâle, plus sûr. Plus droit que le manche de son balai, il toise de ses orbes lunaires la grande horloge au fond du corridor. Dans le cadran, les aiguilles s’affolent. La petite s’est arrêtée au 12, la grande tourne dans le sens inverse. Seule la trotteuse ne s’est pas éloignée de son rôle.
Tic.
Tac.
Tic.
Tac.

Son pas décidé le mène vers cette pauvre fille qui ne tourne plus rond. Sa silhouette semble s’allonger. Ses bras se distordent, craquèlent, puis c’est au tour des doigts de pousser. Il se change peu à peu en une silhouette d’aiguilles habiles, prêtes à guérir leurs sœurs du désordre qui les tourmente. C’est alors qu’il se rend compte que le Temps s’est arrêté.
Clong.
À la place de son cœur, un cadran semble s’agiter.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —
Il a comme l’impression de n’être ni l’un, ni l’autre. Peut-être entre les deux, ou carrément en dehors. La Maison l’a marqué, à la manière des enfants ; mais il n’y est plus tout à fait attaché. Les adultes, ceux qui viennent de l’extérieur, seront toujours plus détachés : ils ne saisiront pas l’essence de la Rouge. Ne pourront vraiment lui extorquer un pan de ses jupons écarlates. Au milieu de tout cela, Minuit se sent à part. Entre deux mondes, sans jamais pouvoir s’affranchir ni de l’un, ni de l’autre.  
Pensées en l'air

1m60 • 65kg • Ses muscles affûtés compensent sa petite taille • A toujours été petit pour son âge • Vif • Anguleux • A souvent l’air fatigué • Dort peu • Travaille trop • Se couche toujours à minuit pile • Se dérobe à cette règle lors de la Nuit la plus longue • Allergique aux poils de chat • Adore les chats (et d’autres animaux) • Relâche les araignées dans la nature • Maniaque du ménage • Aime l’ordre • Tombe souvent sur des choses secrètes si elles ne sont pas rangées • Connaît donc les secrets inavouables de certains habitants • Ancien Cygne • Seuls ceux qui l’ont connu avant son Départ le savent • A été sacrifié • A de l’empathie pour ceux qui ont connu le même sort • A toujours un stock de pansements à motifs mignons • Une trousse de premiers secours aussi • Aime le sucré-salé • Cuisine mal • Possède un briquet • Ne fume pas • Ne boit pas • Bricoleur autodidacte • Fasciné par l’horlogerie • Plus sévère avec les adultes • Plus gentil avec les petits • Accueille parfois les nouveaux venus • Sait coudre et tricoter • Sait peindre (des murs) • Rafistole la toiture de la Maison parfois • L’un de ses tiroirs est rempli d’objets trouvés • Parle peu • Écrit beaucoup (surtout des poèmes) • Conserve jalousement ses œuvres • N’a jamais connu l’amour (réciproque) • Sans doute pansexuel • S’est tout de même renseigné, sait-on jamais • A enchaîné les petits boulots dans l’En-Dehors, jusqu’à se retrouver sur un chantier près d’une boîte de nuit gay • A vu son meilleur ami (et intérêt amoureux) mourir du SIDA • Ce qui s’est passé dans l’En-Dehors reste là-bas.
Fragment d'Âme

Silence. Il n’y a guère plus de bruit dans la chambre. Rien qui ne vienne troubler son calme aseptisé. Juste le sifflement d’une respiration fragile et les soubresauts d’une poitrine dévastée. La mâchoire carrée se crispe. Les yeux – d’un bleu lunaire, polaire – peinent à retenir les perles salées qui s’en échappent en silence. Ils ne se détachent plus de la carcasse qui se meurt en souriant, malgré les mèches brunes lui barrant la vue. Les poings se serrent : sous la peau déjà blafarde, les jointures blanchissent. Il ressemble presque à un enfant, du haut de son mètre soixante – à tout casser. Un enfant qui aurait grandi trop vite, tout plein d’une rage froide contenue tant bien que mal. Bien qu’immobile, sa souplesse se trahit. Musculature sèche, abrupte, dessinée. Petit monolithe sur le point de se rompre.

Et du corps bronzé et asséché qu’il ne cesse de regarder, une voix s’élève :

« T’es quand même sacrément coincé, JP. Allez, détends-toi. J’aimerais te voir sourire avant de claquer. »

Mâchoires serrées. Le rictus se force mais ne vient pas.

« Bah. T’inquiètes pas. T’es pas du genre à sourire pour de faux. Désolé. »

Il est comme un puits d’émotions menaçant à tout moment de déborder. L’honnêteté crue de ses sentiments transparaît à une vitesse folle sur son visage. On ne dirait pas, comme ça : il paraît aussi sec que sa stature. D’une propreté impeccable, rien qui dépasse. Flegmatique. Il a bien appris qu’un garçon ça ne devrait pas pleurer. Ou plutôt qu’il vaut mieux se cacher pour le faire. Et pourtant aujourd’hui il ne retient plus ses larmes. Il en a trop vu. Des amis, des connaissances, des fragments de rencontres : tous partis. Leurs corps lentement détériorés sous les coups de la maladie. Et il n’a que ses yeux pour contempler leur agonie. Il a trouvé pire que l’Envers – il en est persuadé.

« C’est gentil d’être venu. T’es un vrai pote. »

Ah, s’il savait. Comme ça le déchire d’entendre ça. Comme ça le tue de le voir crever sans rien pouvoir faire.

« J’t’ai dit que t’étais pas obligé de me ramener des poèmes en plus. Mais c’est chouette. »

Sur la table de chevet, de maigres feuillets gribouillés s’empilent. Le papier de mauvaise facture commence déjà à se gâter. Pourtant l’écriture, nerveuse et droite, semble survivre autant que son lecteur. Plus pour longtemps. Il secoue la tête. Essaie de ne plus penser. Imprime en secret les traits de celui qu’il a tant aimé – et qui ne le saura jamais.

« Tu sais, ton orphelinat, là. Tu devrais y retourner. »

Son regard fatigué se lève, comme éveillé avec brutalité.

« T’as plus rien à faire ici. Le chantier est terminé, et le Brickroof est fermé. Tu vas vite t’ennuyer si t’as rien à bâtir. Me regarde pas comme un ahuri. C’est une vieille baraque, non ? Y aura sans doute besoin de tes services. Et puis, tu répares les choses, mais tu peux réparer les gens aussi. »

Les larmes ne coulent plus. Il se contente de le regarder, surpris, les mots enfouis dans la gorge. Ça fait comme un drôle d’écho. Comme un réveil qui sonne. Il s’humecte les lèvres. Visualise la Maison soignée, réparée, ses brèches colmatées, ses tuiles refaites. Imagine la Rouge contempler le renouveau. Le Bâtisseur.

Le Début du Conte

La gorge sèche et l’estomac noué, il sort.

La clinique est comme entourée d’un voile ensoleillé. Impossible de se retourner sans plisser les yeux. Il hausse les épaules et, d’un pas rigide et vif, vient s’asseoir sur un banc.

Minuit.
Il ne se souvient plus vraiment de sa petite enfance. Avant la Maison. Fils de paysans, les gambettes potelées, constamment embourbées. Maman, son compte en banque tout neuf et son amour des livres. Papa, l’amour au cœur et les paluches aussi grandes. Tous deux les mains dans la terre. L’inquiétude constante pour leur troisième enfant – le deuxième garçon – qui a toujours été un peu différent. Il parle peu, quand il ne galère pas à aligner deux mots. C’est un gamin silencieux, quelque peu solitaire. Il faut dire que ni son frère et sa sœur, ni ses petits camarades ne sont tendres avec lui. Il y a les petites phrases, les mots vicieux, la honte qui s’installe avec fourberie dans son petit corps. Les coups ne pleuvent pas, mais les mots heurtent. Maman lui a donné quelques livres – s’il ne parle pas, il peut au moins écrire. Papa lui donne le goût du bricolage – s’il ne parle pas, il peut au moins réparer. C’est un petit bonhomme rêveur, un peu grave aussi. Plus doué avec les choses qu’avec les gens. Jusqu’à en devenir éreintant.

Six heures.

On l’a déposé tôt, ce matin-là, devant la porte de la Maison. Il ne sait plus trop pourquoi. Le docteur a dit qu’il devrait être pris en charge par des « spécialistes ». Parce que ses parents, aussi volontaires soient-ils, ne pourraient jamais l’aider à « guérir ». Quoi que tout cela veuille dire. Il n’a jamais vraiment compris ce qu’il s’est passé, à ce moment-là. Il se souvient d’avoir eu très peur et d’avoir pleuré, quand on lui a dit qu’il y resterait quelques années avant de sortir « quand il sera grand ». D’avoir été jeté dans la Vente aux Enchères, sans avoir vraiment été disputé. Personne n’a trouvé grand intérêt à ce marmot aux fripes soignées, la morve au nez et la bouche balbutiante. Il s’est tout naturellement retrouvé chez les Cygnes. C’est tout aussi naturellement qu’il a été sacrifié.
Il n’a jamais compris comment cette Maison pourrait le guérir. Quand on se moque de son bégaiement. Quand les adultes font mine de ne pas voir. Il se souvient de tant de choses, pourtant. Quand il s’est réveillé en chemise de nuit au beau milieu d’un couloir, tout ruisselant de sueur et d’urine, après son premier passage dans l’Envers. Quand il a fait lire ses écrits aux autres Cygnes – moins bon public que les Loirs ou les Cerfs. Quand il a réparé tout et n’importe quoi – des vieilles montres aux cœurs brisés. Quand il s’est pris d’affection pour les étranges pendules d’époque. Quand il s’est rendu compte que, dans l’Envers, son bégaiement disparaît.

Midi.

Le Départ. Moment terrible et craint. Les adultes auraient dû prévoir le Grand Massacre. En son temps, les Départs étaient déjà difficiles. Houleux. Délétères voire meurtriers. À l’approche de ses dix-huit ans, Blabla a senti la différence des regards. Les reproches jusque dans l’Envers. Les noires pensées ancrées dans sa tête. Rien qui ne le pousse à se pendre ou à se mutiler, non : plutôt à grincer des dents contre ceux qui font soudain attention à lui. Il ne l’a pas fait. Il s’est contenté d’attendre l’heure, après avoir déréglé les horloges de la Maison. Pour qu’il n’y ait pas d’autre drame. Pour que personne ne s’éveille avant qu’il parte. Pour qu’on le laisse découvrir cet En-Dehors dont il ne conserve que des éclats.
Quand il s’est retrouvé sur le perron de la Rouge, quelque chose a failli le faire basculer. Le faire revenir. Comme l’impression que cet édifice branlant lui a arraché quelque chose. Une trace – alors qu’il s’est échiné, en bon Cygne, à n’en laisser aucune.

Dix-huit heures.
« Eh ! Te perds pas surtout ! »
La voix qu’il connaît si bien le fait se retourner comme un automate. Il répond en souriant à la main levée qui l’appelle. Se fraie un chemin parmi les silhouettes à moitié nues, colorées de paillettes, cuirs et tissus. La Décadence de la Nouvelle-Orléans. Six jours de fête et d’hommage. La musique bourdonnante fait vibrer ses muscles et vriller ses tympans. Il a l’impression de flotter dans un cortège de chair et de couleurs. Flotte comme les drapeaux arc-en-ciel portés par une joyeuse armée hétéroclite. Il se glisse parmi eux, comme il se faufile dans les échafaudages du chantier, pour rejoindre celui qui l’appelé. Joaquim. Son colocataire et meilleur ami – et amour secret. Tout son contraire. Il est grand, fort, et porte un bouc brun laissant ondoyer des reflets cuivrés. Une multitude d’anneaux aux oreilles. Un torse velu luisant de sueur, offert au soleil. Des yeux brillants, happant au passage qui veut se laisser séduire. Mais ce qui l’a pris au piège, surtout, c’est ce grand sourire solaire. Lapidaire. Aussi efficace qu’une bonne claque. Il ne s’en lasse pas, de cette étendue de dents blanches imparfaites. Deux rangées de quenottes qu’il laisserait volontiers le dévorer. Il secoue la tête. Il s’est promis de ne rien montrer. Il n’a pas honte : il préserve la brûlure. Prend plaisir à manier la flamme qui carbonise la tendreté de sa chair. Et puis Joaquim ne voudrait jamais. Il ne le lui a jamais demandé, ils n’en ont jamais parlé, mais il en est persuadé. Il ne semble pas s’être rendu compte de ses regards, ni de ses débuts de gestes.
Ils ont été embauchés en même temps, sur le chantier à proximité du Brickroof, un sanctuaire dédié aux amours masculines. Joaquim l’a vite fréquenté ; son colocataire s’est toujours tenu à l’écart. Il s’est parfois rendu là-bas, pour un souci de plomberie ou une brèche béante. Jamais pendant les heures d’ouverture. C’est amusant, une boîte de nuit de jour, sans personne pour l’égayer. Un peu terrifiant aussi. On lui a parfois proposé de venir, pour le remercier. Il a toujours décliné. La vue d’une grande drag queen toute de rouge vêtue, entraperçue par hasard, lui a rappelé de mauvais souvenirs. La couleur, en général, lui donne arrière-goût de nostalgie bileuse.

Minuit.


Et puis Joaquim est mort.
Comme tant d’autres.
La maladie l’a emporté comme nombre de leurs amis, collègues, frères et sœurs d’armes. Elle les a rongés en douceur, méthodiquement. À chaque fois il s’est tenu à leurs côtés, silencieux. Volatile pudique, il a dissimulé ses larmes. Se disant que sa douleur ne serait rien face à leur agonie. Joaquim est une exception. Pourtant les mots sont restés bloqués. Ils n’ont jamais coulé. Il laisse volontiers un déni hypocrite s’insinuer en lui. Une multitude de raisons pour justifier sa lâcheté : après tout, il serait ridicule ; Joaquim n’est pas du genre fleur bleue, il serait malheureux avec un bègue ; il est trop petit… et autres raisons fallacieuses de se détourner de la flamme qu’il a volontiers laissé brûler.
Alors, pour se racheter peut-être, il a laissé tomber la Nouvelle-Orléans et sa merveilleuse Décadence, le chanter terminé et le Brickroof en déclin. Il a glissé son drapeau dans sa valise, remballé ses pendules, pris ses outils et jeté ses vieux poèmes.
Puisqu’il le faut, il ira retrouver son vieux démon, tapi dans l’Envers. Fouler le paillasson de la Maison, pour s’y cogner encore. De l’autre côté de la barrière, cette fois. De ces adultes qui ne font pas attention aux jeux dangereux des enfants. Lui-même n’est plus là pour s’amuser. Quand le Grand Pape l’a reçu, il n’a pas fait allusion à sa vie dans l’En-Dehors. Son maigre CV et son passé de pensionnaire ont suffi. La Maison a besoin d’être rénovée – pourtant ses briques écorchées semblent intemporelles. Même le directeur ne semble pas avoir pris une ride – il est toujours aussi apathique.
Et le voilà, tout seul, dans les corridors qu’il connaît si bien. Il a repris ses habitudes d’enfant, diluées dans ses responsabilités. Les moutons de poussière voltigent paresseusement sous ses coups de balai. Un maigre sourire creuse son visage quand il aperçoit les dessins des Loirs danser sur les murs ; sa main mutilée ne viendra pas les effacer. Il opte pour la grande horloge là-bas. La grande aiguille est en retard. Sans mot dire, il plonge ses mains habiles dans les entrailles de métal.
Et, de nouveau, sonne l’heure.

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Richter
Mer 4 Oct - 20:22
"vienne la nuit, sonne l'heure
les jours s'en vont je demeure"

BIENVENUE EN MAJUSCULE
j'aime déjà beaucoup ce perso ??? déjà un bègue, un ancien cygne ILS VONT AVOIR DES CHOSES A SE RACONTER AVEC RIRI
ta plume est vraiment super cool et tes avatars trop beaux, j'approuve tout et même le rôle !!!
j'attends la suite avec impatience,
bonne chance ♥️
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Mer 4 Oct - 20:33
excited MERCI EN MAJUSCULES DU COUP excited
Et vive les Cygnes, les autres ils sont jaloux aaaah
Et du coup je vais essayer de pas trop tarder ♥️



MINUIT (RÉ)SONNE
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Bégaie en midnightblue.
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Mer 4 Oct - 20:41
LES CYGNES ILS PUENT 

et ils deviennent hommes de ménage en plus hahaha

(il n'y a pas de sot métier et bienvenue sur le forum !)
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Mer 4 Oct - 20:47
ohno

'tention, j'ai un balai-brosse ! #badass

(merci !)


MINUIT (RÉ)SONNE
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Mer 4 Oct - 21:03

pffffff vous êtes tous des rageux les cygnes c'est des ouf malades


Bienvenue Minuit ! Quelle jolie plume que tu nous amènes là. Bon courage pour la suite !
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Pieds-Nus
Mer 4 Oct - 21:05
Hello et bienvenue! ^_^ Oh un ancien qui revient vers notre mère La Rouge. love J'ai hâte de lire plus de cette fiche qui est déjà bien prometteuse. pompomgirl


Lorian gribouille en #99cc66.


Forme dans l'Envers:
Spoiler:
 


Opaline, doudou favori:
Spoiler:
 

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Mer 4 Oct - 21:06
Merci à vous deux ! \o/


MINUIT (RÉ)SONNE
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Brèche
Jeu 5 Oct - 0:41
Bienvenue Minuit !

Le métier de ton personnage, le poste auquel il officie m'a fait écho au Grand Horloger (une formule pour désigner Dieu par je ne sais plus quel philosophe) et à la comptine dans Alice Madness Returns parlant d'un homme là haut qui est le grand mécanicien. (et dans le contexte du jeu c'est aussi rassurant qu'une nurse rhyme) J'ai grande hâte d'en découvrir plus, curieuse de voir ce qui se cache derrière cet Adulte qui refuse de couper le cordon et qui se sent mieux dans la Matrice de la Rouge qu'au sein de l'En-Dehors.



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Avatars par Quenotte et Cassiel. Award par Quenotte
Feu/Brèche par Fantôche
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Jeu 5 Oct - 0:51
Merci !

Le Grand Horloger il me semble que c'est de Voltaire ^^ (edit : loupé, c'est de Descartes !) Et ooh, référence à Alice Madness Returns, je n'y avais pas pensé mais je suis joie ! (j'adore ce jeu)(d'ailleurs American McGee prévoit d'en faire un troisième et je suis hype)

Et du coup ça arrive bientôt héhé ♥️ #teaserdequalité
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Quenotte
Jeu 5 Oct - 9:47
Le train du marchand de sable lève les voiles
Ses sièges douillets et ses roues en étoiles
Vite mes petits ne craignez rien
L'homme dans la lune est le mécanicien.


BON VOILA MAINTENANT QUE J'AI MIS TOUT LE MONDE BIEN DONC.
Alice Madness. Ohlol le fun. Ohlol je connais ce jeu PAR COEUR.

Je suis curieuse d'en savoir plus sur ton "petit" Minuit - même si c'est le nom de mon chat - et j'apprécie de voir un Cygne rester et revenir à La Maison <3




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Dim 15 Oct - 0:36
Merci Quenotte <3

Tout ça pour dire que j'ai terminééé ! Voilà désolée de l'attente, j'espère que tout est bien, et j'ai hâte de pouvoir gambader parmi vous !


MINUIT (RÉ)SONNE
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Raspoutine
Dim 15 Oct - 11:59



Tu es validé


J'aime j'aime j'aime, beaucoup ta prose ainsi que ton personnage. Tous les mots sont justes, toutes les phrases sont ciselées- c'est fluide, c'est mélodieux, et le fond n'a rien à envier à la forme. BREF C'EST UN COUP DE CŒUR. J'aime beaucoup Minuit. Le fait qu'il soit revenu, qu'il ait été un Cygne, son histoire- avoir parlé du Sida, ce dont je ne trouve jamais le courage, par peur d'en faire trop.
C'est un personnage plein de silences, mais suffisamment de choses sont dîtes avec délicatesse pour le rendre touchant, tendrement sinistre parfois. Son rôle au sein de la Maison, ses motivations à y revenir, son rapport à l'horlogerie, tout est très bien ficelé, très bien dit, tout s'emboîte et fonctionne parfaitement, comme une petite boîte à musique. Et voilà. PARDON MAIS JE SUIS FAN. Et quand je suis fan, j'ai du mal à trouver les mots. Encore bienvenue sur le forum, j'ai hâte de suivre tes rps :D (et sans doute d'y contribuer).

Tu peux désormais créer ta fiche de liens et quêter unrp, ou à en rejoindre un libre. Je me charge de t'inscrire à la chronologie !
Bon ménage, remontage d'horloges et traumatismes à venir parmi nous.
bananaintensifies






- Fiche
- Carnet de liens

Merci à Fantâche pour mon avatar <3
Award du plus beau parleur (mais pas suffisamment pour réussir son coup):
 
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Dim 15 Oct - 12:50
bananaintensifies bananaintensifies bananaintensifies
JE. IIH. MERCI.
Je suis très le bonheur  aaaah love *sautille partout*
Du coup je vais faire tout ça de ce pas ! *v*


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