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Event 1 - La Fête des Loirs [Groupe 1]
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Hibou
Lun 9 Oct - 21:44
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La Fête des Loirs
Au fur et à mesure que le groupe avait avancé dans le couloir, Hibou avait senti que quelque chose ne tournait pas rond. L’atmosphère était glaciale et l’odeur… cette odeur de boue qui s’infiltrait dans vos narines pour ne plus en sortir. Immédiatement, Hibou avait compris qu’il était dans l’Envers. L’Envers de qui ? Il n’en savait rien mais ça n’avait rien à voir avec le sien. Celui là était beaucoup plus effrayant… une terreur qui revint aussitôt alors qu’un grognement se fit entendre derrière les enfants. Fange leur hurla de courir et Hibou obéit, un arbre apparu devant eux et l’albinos y grimpa, avec difficulté mais il réussit à se hisser sur une des branches. Ce n’est qu’une fois en hauteur qu’il la vit… cette bête monstrueuse qui ne pouvait appartenir qu’à l’Envers. Cette créature qui ressemblait fortement à un loup mais qui était cent fois plus dangereuse.
Hibou se cachait parmi les feuillages, essayant de voir si tout le monde était en sécurité mais il en manquait un… Guillotine. Son regard se baissa vers le sol pour voir que la bête tenait le Rat. Elle l’agrippait par sa capuche et tentait de l’étrangler. Puis tout se passa trop vite, Fange cria quelque chose que Hibou ne comprit pas, puis il prit une tout autre forme avant de sauter pour sauver son camarade. La Môme Fantôme changea elle aussi de forme et le presque muet resta le seul à garder une forme humaine. Il prit exemple sur la fillette et lui aussi se mit à jeter des choses, sans réellement savoir quoi, ni même s’il touchait quelqu’un. Il ne savait pas comment est-ce qu’il réussissait à ne pas paniquer et se mettre à hurler. Peut-être qu’être dans l’Envers lui donnait assez de force pour se battre, peut-être parce-qu’il avait confiance en La Rouge et qu’il savait qu’elle ne le laisserait pas mourir… Hibou était quelqu’un d’un peu naïf certes mais au moins, cette naïveté lui donnait du courage.

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Cheshire
Mer 11 Oct - 18:51


La fête des Loirs



Une violence sourde. Une humeur à l'émoi. Une animalité cruelle. Une rage de vivre hurlante. C'était un véritable tourbillon que se déchaînait, qui ouvrait les pans monstrueux de ses éclats tonnants tout autour, dévoilant l'intérieur de son cœur rouge dégoulinant. Soufflant les passions d'une tempête d'inimité acerbe. Les chants de la nuit et du combat entonnaient leur chœur sépulcrale dans l'Envers boueux. Il y avait les loups, il y avait les soldats, tous perdus, embourbés dans le chaos vicié dans lequel ils se noyaient gaiement, éructant en agitant leurs corps dans la danse tribale.
Chair contre chair, crocs contre crocs, les deux loups s'empêtraient dans la boue de leur rage et de leurs humeurs sanglantes, prêts chacun à arracher le cœur ou la gorge de l'autre. Merveilleuses créatures se battant au clair de lune, soulevant poussière et crasse à chacun de leurs pas monstrueux qui sonnait comme un tonnerre tonitruant. Et les soldats, au cutters ou au cailloux, lançant, crachant, perçant avec haine, avec ire la peau du chasseur combattu aveuglement. Le spectacle était fabuleux et terrible, résonnant comme un orchestre terrifiant. Et tant de passions, tant d'humeurs et de beauté s'élevaient dans les airs, imprégnaient la vieille terre sale de l'Envers, imbibaient son atmosphère et s'élevant si haut qu'elles venaient caresser la lune.

Dans son arbre, sur sa branche Cheshire observait, se délectait de la délicieuse mélodie qu'elle prenait comme offrande à la Grande Rouge. Le choix avait été fait, le chef avait parlé. Quelle mauvaise idée toutefois... Lâcher prise, vraiment ? Sans se soucier des conséquences ? Terrible erreur. Car les griffes noires, après avoir déchiré sa cible se seraient plantées dans la terre, prêtes à prendre sa course vers sa nouvelle pâture. Et celle-ci n'aurait pas été certaines de pouvoir leurs échapper. Elle même n'aurait certainement pas put les arrêter. Car il en fallait toujours plus, car rien ne pouvait combler le vide. Et car, chaque nuit et chaque jour, les Encres avaient faim.
Non. Cheshire peinait à réprimer le sourire sur ses lèvres, alors que ses grands yeux noires dans la pénombre semblaient dévorer littéralement la scène sous ses yeux, comme deux gouffres avides, se perdant dans la chaleur de ce feu de passion devant elle. Non, ce n'était pas la bonne nuit. Elle sentait dans son ventre l'autre qui grattait, l'autre qui grognait, l'autre qui désirait. Il fallait encore attendre. Elle haussa un sourcil et effaça son sourire, se rendant compte qu'un léger filet d'une mixture goudronneuse et sombre s'écoulait de la commissure de ses lèvres. L'essuyant d'un revers de la manche, elle ferma les yeux et se concentra, reprenant le contrôle alors qu'elle reposait les chaînes sur les éclats de miroir. Il serait bête de gâcher le final pour si peu.

Cheshire rouvrit les yeux, retrouvant son habituel sourire en coin. Mais il fallait bien participer à la pièce ! Apporter sa contribution. Car l'histoire ferait certes merveilleuse impression dans son Sanctuaire, encore fallait-il être sûr que les témoins puissent encore lui donner chairs et sangs. Elle s'agenouilla alors au sommet de l'arbre, étendant ses bras de chaque côté dans une position d'adoration à la Rouge. Elle ferma les yeux, baissa la tête, et son visage alors se vida entièrement de toute émotion, ne formant plus qu'un masque creux. Les feux de la passion accumulés furent reconduis, les Encres furent maintenues, puis la voix douce de la Prêtresse s'éleva de quelques notes dans les airs, chantants dans le rythme des combats. Les pas et les coups étaient ses percussions, les hurlements et les cris, ses instruments à vent. Elle pria la Rouge et lui offrit comme offrande le superbe spectacle de ses enfants déchaînés. Ses lyrismes se firent plus insistants, ses tempos plus endiablés, donnant corps à sa prière par les mouvements erratiques de ses bras et les ondulations serpentine de son buste.
Alors la Rouge l'exauça, entendant l'appelle de sa fidèle servante, elle fit s'étendre les racines noires et les herbes folles, sortant de l'humus de l'Envers encore nimbée par les encres sombres, immondes vermisseaux gesticulant et s'enroulant, ils vinrent s'agripper à aux pattes de la bête, tentant d'entraver et gêner ses mouvements, harassant le monstre de mille pattes informes, griffant et se formant dans la brume. Créatures presque invisibles, petites poupées de glaise noire, suintantes et trébuchantes. Discrètes émanations aux visages tordus et ridicules, pauvre parodies de faciès autrefois enfantin. Laideur sans nom heureusement discrètes, écrasées lors des combats, à peine remarquées du coin de l'œil. Mirages fugaces ou réalités écœurantes ? Dans un cas comme dans l'autre, bien trop furtives pour qu'on s'attarde sur l'ignominie de leur essence et de leur apparence. Elles vinrent harasser la créature, lui tirer les poils, griffer sa chair, sucer son sang. Des dizaines finirent piétinés par le monstre ou même ses adversaires, retournant à la boue imbibée d'encre visqueuse, mais tout autant parvinrent à s'accrocher et escalader la montagne de fourrure au rictus carnassier afin de lui faire sentir la colère des enfants de la Maison.

Et pendant le ballet, durant ce menuet des ombres, Cheshire souriante, Cheshire chantonnante, assise sur sa branche haut-perchée observait la scène, le regard luisant d'amusement en voyant ces minuscules engeances sortir de la brume, multitude de David s'attaquant au Goliath. Et derrière elle, derrière l'arbre mort aux grenades juteuses, la lune luisait, la lune irradiait. Et l'on aurait pu jurer que pendant un instant, une seconde, tout au plus, ce n'était pas son ombre que les rayons lunaires projetaient et dessinaient sur le sol terreux. Ce n'était pas de son ombre que sortaient ces tout petits petits êtres noires, s'en extirpant comme d'une matrice originelle. Mais celle d'autre chose, à la silhouette inquiétante, indicible, comme à demi humaine, aux membres sinueux et grotesque, à la posture à vaguement féline, et à la chevelure comme des serpents ondulants lentement dans l'air lugubre de la nuit.

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La Rouge
Mer 11 Oct - 22:20





Event 1 - La Fête des Loirs




A cor et à cris, ils se font tous petits soldats, dans leur impertinence d’enfants, à se donner de faux airs importants et mystiques lorsqu’ils ne savent pourtant rien des horreurs dont l’autre côté peut accoucher. Rictus en est l’un des plus beaux enfants. Avec son poil roussi, crasse d’un sang qui n’en finit jamais de s’écouler. C’est un vestige de plaie béante dans la ligne qui les sépare de l’irréel. Fange aura bien su lui en faire trouver le chemin. C’est qu’ils font de leur mieux, à vouloir sauver le lieutenant, agissant en meute comme pour agresser le prédateur, espérer sauver la carcasse de l’un des leurs.

Et si de son dos décharné s’extirpent les ailes dépouillées d’un drôle de volatile chiche de plumes, si à sa morphologie changeante, il doit appuyer de la patte, l’animal n’en démord pas, menaçant même au contraire de mordre la gorge. De presser entre ses crocs, à l’en faire pour de bon claquer. D’ici à ce qu’il n’y ait plus rien à sauver. Sous la plus rougeâtre des fruits qui s’abattent à sa fourrure en éco au sourire planté dans sa gorge, il ne semble pas broncher, tout juste grogner d’être ainsi dérangé dans son ersatz de repas. Il y a une pierre pour rebondir à son crâne et supplicier la victime de tirailler plus fort encore, l’emmener vers l’arrière, à en exposer la carotide. Il y a bien l’encre, mouvante mais liquide, pour s’accrocher à ses poils et mordre sa chair. Mais ce n’est pas pire que la lame, vraiment, qui se plante dans la peau et fait naître l’incision. Ce n’est pas tant un hasard, si Rictus vise la gorge.

Si quand d’une envolée supposément héroïque – allez donc lui faire croire cela – il rencontre le coupable, entre chien et loup, à rouler dans un ballet malpropre de poils et de morsures. Guillotine peut bien ramper désormais, avant que le chien ne s’intéresse de nouveau à son cas. Et, écrasant les noiraudes qui pendent encore à son corps en l’ombre d’une mare encrière, se jette dans la mêlée qu’ils forment à deux, à japper et se tordre, sous le déluge de fruits et d’actes maladroits des innocents en pleine bataille pour la survie d’un ange. Ce n’est que fracas de pattes et de griffes, de dents et d’aboiements quand il l’a pourtant trouvé fort chat.

Puis, d’un rien, comme une demi seconde dans le temps, vient mordre à son bras. Y enfonce fermement les crocs, pour tordre muscle, os et manche, à presque en faire craquer le tissu, quand son regard maladroitement humain croise le sien pour y jeter des éclairs de haine irraisonnés, d’une rancœur amère au goût d’encre, elle aussi. Et, à ne plus avoir rien à perdre, avance la mâchoire, à lui en gober le bras, l’enfonçant lentement mais sûrement dans le fond de sa gorge, avant que son corps tout entier, ne fasse les frais de sa faim.

Quand dans les tréfonds de couloir, le monde semble brûler d’une boue plus compacte encore. Bien malins ceux qui ont préféré au sol les hauteurs salvatrices de l’arbre.







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Guillotine
Dim 15 Oct - 13:47
C’est beau ca. J’ai failli me prendre une foutue branche, les autres ont l’air d’être plus des poids que des aides et je plains Fange qui est dans la merde jusqu’au cou. Je me demande ce que ça ferait si Fange meurt la dans ce couloir. La logique voudrait que Le Borgne reprenne sa place, mais il a jamais été bon pour autre chose que seconder. Aujourd’hui le plus a même d’avoir le pouvoir chez les rats c’est moi. M’effleure la pensée d’une alléchante perspective de pouvoir, un petit coup de cutter mal placé, dans le style accident finissant le boulot de la bête. Peut être qu’il se retournerait pour me regarder une dernière fois pour me sortir un « tu quoque mi fili » digne de César assassiné par Brutus, mais après cela je jouerais la contrition « il était un si bon chef » « c’est regrettable pour moi d’avoir a prendre sa place » « j’ignore si je pourrais être un chef de son niveau » etc…

Cela en oubliant que je ne déteste pas Fange. Et qu’en fait je l’aime bien. Et que j’aurais plutôt tendance a le voir comme un ami. On n’assassine pas un ami pour le pouvoir. Enfin moi je ne fais pas ça, si je mérite le pouvoir je sais bien que je le gagnerais d’une façon ou d’une autre. Si je ne le mérite pas ce n’est pas un drame, après tout beaucoup de gens vivent très bien sans la moindre once de domination sur d’autres individus.

Donc vu que c’est un ami la logique veut que j’aille le sauver et c’est ce que je m’apprête a faire avant de recevoir un degueulis de boue immonde dans la figure. L’Envers c’est fun ! (Je précise que cette phrase est ironique). Merci les scénaristes de ce monde de merde. Maintenant j ai envie de prendre une grosse douche tout de suite mais j’utilise toute la force de ma volonté pour me dire « Non Andria, tu va sauver le cul de ton chef tout de suite ». Je pense encore en me désignant par mon vrai prénom parce que j’ai un problème éthique avec mon surnom d’usage. Je me précipite du mieux que je peux, parce que je patauge dans la mélasse, dans le feu de l’action. Je dois dire que mes espèces d’ailes me gênent un peu dans mes déplacement parce que je ne sais pas trop quoi en faire. Pour ceux qui se demandent : Non ce n’est pas une bénédiction d’avoir une paire de membres en plus.

J’essaye de coller ma lame dans un flanc de l’animal, la ou il regarde pas. C’est pas létal mais ca fait un mal de chien (haha la blague), ca détournera sans doute un peu l’attention et permettra peut être au chef mi canin de gérer le coup.

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La Môme Fantôme
Dim 15 Oct - 14:48
T’étais en bas de l’arbre en train de lancer des trucs sur les combattants quand c’est arrivé. La boue a commencé à sortir des murs et elle a eu vite fait de te submerger. À plat ventre sur le sol, tu fermes les yeux et la bouche pour ne pas laisser cette substance visqueuse rentrer. D’une main, tu t’accroches fermement à ton épée comme si cela pouvait te sauver et de l’autre tu cherches à t’agripper quelque part mais seule la boue fuyante glisse entre tes doigts. Soudain, tu sens le mur. Tu t’y appuies, essaies de remonter et tu finis par y arriver. Tes phalanges craquent, la boue cherche à reprendre sa petite proie mais tu tiens bon. Tu regardes autour de toi et remarque que la coulée de boue t’as fait parcourir la distance qui te séparait des deux Rats et de Rictus. Tu te plaques contre le mur, un peu plus, en espérant que la bête ne te remarquera pas. Tu as peur, tu n’es plus révoltée mais presque résigné au sort qui vous attend tous et le filet de sang qui circulait autour de ton corps disparaît peu à peu. Les flammes, quant à elles, deviennent plus oranges, plus chaudes, comme pour te rassurer. Seul ces flammes et l’éclat de tes yeux permettent de te repérer car tu as disparue sous une épaisse couche de glaise. Petite poupée de boue perdue au milieu du chaos.

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Hibou
Mar 17 Oct - 23:08
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La Fête des Loirs
Hibou était trop concentré à jeter ses projectiles, histoire de ne pas céder à la panique. Parce-qu'il faut dire que cet Envers était terrifiant, non pas que le sien soit tout gentil mais au moins, il le connaissait et savait ce qu'il avait le droit de faire et le droit de ne pas faire. Dans celui dans lequel il se trouvait, il pouvait sentir la mort roder autour d'eux, prête à enlever le premier qui ferait un pas de travers. Ici, personne n'avait le contrôle, tous étaient à la merci de cette créature qui s'évertuait à essayer de blesser, voir tuer Guillotine (et à toutes autres créatures qui peuplaient ce monde).
L'odeur de la boue se fit de plus en plus forte et en baissant les yeux, Hibou vit que les petites coulées de boue, s'étaient transformées en vrais torrents, ensevelissant tout ce qui se trouvait sous l'arbre, même la Môme fut emportée. Il devait les aider, les faire monter sur l'arbre. Il essaya donc de trouver des branches, n'importe quoi qui pourrait aider les adolescents à remonter. Par contre, si quelqu'un s'y accrochait, Hibou n'aurait jamais la force de le remonter. Pourtant, il y croyait et tendait les branches vers le petit groupe, afin de les aider.

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Fange
Mer 18 Oct - 9:54


Event

avec Guillotine,
Hibou,
La môme fantôme,
et Cheshire.




Ils luttaient, tous, chacun à leur manière, se débattant autant contre la boue que contre les mâchoires de Rictus. Arquebouté contre lui, Fange se laissait peu à peu dévorer. Oeuvrant seulement pour protéger la meute et notamment Lieutenant, le plus proche, celui dont l’apparence laissait penser à un ange – il se foutrait peut être de sa gueule plus tard s’ils s’en sortaient.


Puis son bras disparu dans la gorge de Rictus et la boue commença à envahir son nez et sa bouche, en une liqueur épaisse de fond de poubelle mêlé à des chiottes non tirées.


Vomissant aussitôt, il tira. Et ne du son salut qu’au coup de couteau de Lieutenant qui fit relâcher la pression de cette mâchoire de monstre. Son bras s'extirpa jusqu'à ce que son poignet se retrouve coincé contre une canine.


La manche de sa chemise était prise.


« Non… » Grogna Fange au désespoir. C'était un cadeau. Un précieux cadeau. Le début de tout. 


Il attrapa la branche de Hibou de l autre main. Tira. Tira à essayer de briser le tissu mais Rictus venait de faire son choix.


Aussi il s’en dépêtra. En des jappements de colère et de tristesse mélangées. 


Se retrouvant en débardeur pour mieux entraîner Lieutenant à retrouver la sécurité de l'arbre malgré la coulée. Cueillant au passage la pauvre môme fantôme abandonnée dans son mur et presque invisible.


Tous il les hissa comme il aurait hissé Quenotte.






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Cheshire
Mer 18 Oct - 18:47


La fête des Loirs

« Chat perché »


Et le gargouillis terrible gronda et résonna dans le couloir d'Envers. Les murs et le sol tremblaient à l'unisson alors que la boue répandait son immonde fragrance, indistinctement sur les enfants et les monstres, emportant dans son sillon goudronneux ceux qui étaient trop faibles pour lui résister. Coup du sort, coup de théâtre, l'Envers qui cracha le danger crachait à présent sa drastique solution : tout emporter. Comme un reflux, un réflexe organique pour purger ce qui ne devait pas être, emportant tout sans distinction ni intelligence, certitude cynique de faire disparaître ce qui le devait. Un miracle de plus sans doute, un signe de la Rouge, un cadeau informe pour les sauver. Quelle importance ?
Sur sa branche, sur son grenadier tordue et sombre, Cheshire observait la scène, l'ombre projetait de sa capuche par la lune qui grimpait dans son dos dissimulait les bords luisants de son sourire hideux, comme un croissant répondant aux rayons d'argents. Il y avait tant de mouvement, tant de puissance, des regrets, des amertumes, des râles et des cris. Il y en avait tant et s'était si beau. Sans surprise, les rejetons de l'Encre avaient tous été emportés par la boue ou écrasés par les pas - ils n'avaient jamais eu vocation à vivre, eux qui étaient de toute manière mort-nés. Au moins avaient-ils distraient la bête avant de rendre le souffle, permettant le coup qui la fit lâcher prise. Quel beau travail d'équipe, vraiment ...
Mais à présent que l'Envers se déchaînait, à présent que la Bête s'éloignait, il y avait encore ces pauvres âmes en détresse perdues dans les courants, tentant désespérément d'accrocher les racines et les branches, de garder la tête hors de l'argile, se débattant de leurs petits bras et de leurs jambes fatiguées contre le flot incessant. Alors il fallait bien agir, n'est-ce pas ? Ne pas laisser l'histoire s'achever ici, ainsi. Oh, cela aurait certainement fait une terrible fin ! Quel pinacle ! Un sacrifice de plus à la Rouge, peut-être. Mais non... Dans le tas, il y en avait bien encore qui méritait... Un peu plus. Quelques-uns qui avaient encore tellement mieux qu'une mort stupide loin des projecteurs à offrir au spectacle. Il convenait de leur éviter ce petit désagrément. Plus tard.

Posant ses paumes noircies sur l'écorce sombre, Cheshire pria à nouveau, silencieusement, demandant à l'Envers et la Rouge une dernière aide, pour ses pauvres enfants perdus. Elle planta et griffa les branches en entendant sa conscience jusqu'aux racines et aux branches pour appeler leurs derniers secours. Alors, à la manière des bras squelettiques aux articulations démentes d'une mère protectrice, racines et branches refermèrent leur emprise sur les enfants pris au piège, doucement, grinçant dans le courant, ramassant les petits. Juste de quoi les empêcher de sombrer eux aussi dans le torrent. L'arbre se tordit légèrement comme pour recueillir la marmaille entre ses griffes démesurées, avec sur son épaule le chat transi. Puis le végétal sans vie s'immobilisa, tenant en son sein les petits corps salit de boue.
Cela dit, le risque n'était pas encore entièrement écartée. Mieux valait pour eux que les enfants grimpent loin du sol et des flots sombres. Alors Cheshire détacha l'une de ses longues bandelettes qu'elle accrocha solidement à la branche la plus épaisse. Après quoi, elle lança l'autre bout vers le petit Chef qui tenait les autres, lui adressant un regard concerné, visiblement prête à les aider. Sa mine était calme et sereine, son regard quant à lui luisait légèrement, perçant l'obscurité de sa capuche, laissant échapper les épaisses boucles de sa chevelures d'argent.

"Tiens, attrape ça." Lui lança-t-elle d'une voix sereine, douce comme un souffle. "Si ça peut vous aider." Son regard intense se plongea un instant dans le siens, comme si elle cherchait quelque chose au fond de ses yeux. Suite à quoi, tandis qu'elle lui tendait la main au premier enfant arrivé en haut pour l'aider à grimper, elle reporta son attention sur le petit chef. Un léger sourire, mêlant douceur et amusement, presque un sourire amical, étira légèrement les lèvres rosées de la créature arboricole.

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La Rouge
Jeu 19 Oct - 0:12





Event 1 - La Fête des Loirs




Touchée au flanc par la lame mutine d’un ange en désespoir de cause, la créature se tord, se distend dans le noir et se perce d’un cri amer. Dans son embardée terrible, il accroche le tissu d’un croc, tiraille sur ce bras pour en sectionner les tendons mais déjà la proie lui échappe, dénudée de sa chemise arrachée. Il en régurgite le bras, recrache l’appendice pour n’en garder que la chemise. Par son flanc cela pisse, mais par sa gorge aussi, sang noir et vicié qui se confond avec la boue devenue maîtresse. Il s’efforce à bondir, à claquer d’une mâchoire avide aux chevilles des malheureux qui se hissent, sans succès. Se prend même à choir lourdement dans la faiblesse de son corps blessé.

Aboiements au désespoir lorsqu’il doit se contenter du tissu comme trophée, tiraillant et mordant, étirant puisqu’à leur chair il ne peut se faire les dents. S’engonçant dans ses propres miasmes boueux, il s’y enfonce comme à sa venue, les pattes empêtrées, piètre prédateur, face au danger qui gronde, Autre et Inconnu, en fond de couloirs obscures où déjà le déluge menace. La boue aurait peut-être bien pu leur être salvatrice tout compte fait. Et c’est en plongée qu’il s’échappe et s’évade, la gueule striée de carreaux rouge et noirs pour tout souvenir volé de cette soirée.

Et dans l'obscurité, alors que de chien, il se fait presque homme, tout de boue et de rousseur crasse, un cri retentit. C'est terrible et cela s'engouffre, par les oreilles et par la peau, animant les corps de funestes augures. Et lorsqu'elle se fait souveraine, envahi tout l'espace d'effluves ordurières, c'est au néant qu'elle les recrache, pour la fin du spectacle.







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