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Mites attirées par la flamme
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Mer 6 Sep - 20:22
Oui, pas mal, je dois dire. L'ocre de ce mur décrépi, les craquelures de ta peinture, avec cette étrange fresque incompréhensible pleine d'étoiles et cette fougère naissante, coincée entre ces deux éléments, on peut le dire, le détail pictural que tu ajoutes à cet édifice, est, hein ? Oui, et ? Tu ne parles jamais, il faut bien que je le fasse pour deux.
Si tu as un souci avec moi, ne te sens pas obligée de le garder pour toi tu sais. Je suis ton ami, je comprendrais si tu n'avais plus besoin de moi et que je devais partir.
D'accord, comme tu veux, je reste. Te plains pas alors ! Hein ! Oh, regarde ! Là, qui vient de passer ! Tu as vu la lueur ? Oui, c'est sûr, vu qu'il fait tard, on ne peut voir que ça. On la suit ? Qui c'est ce que c'est. C'est sûrement intéressant. Tout l'est, ici. Allons-y ? Très bien. Je te suis. Pas comme si je pouvais faire autre chose.

Hé, attends ! N'oublie pas d'éteindre la lampe. Bah oui, déjà parce que si tu la laisses allumée ça va gâcher la batterie, ensuite parce qu'on va te la piquer. Oui, et tu as raison, c'est aussi l'occasion d'admirer une dernière fois ton dessin. Il finira recouvert d'ici peu, sans doutes.
Une large étoile, à cinq branches, jaune, de la taille de ta main, avec à sa droite quatre plus petites. Tu as fait ça pour me faire plaisir. J'en suis flatté. Et il va très bien avec la vague en haut à droite, certainement dessinée par un enfant plus grand, avec plein d'écritures et des étoiles. Par contre, le dessin et blanc sale, le tien jaune sale. C'est dommage. Non, tu n'as pas le temps de recouvrir l'autre de jaune. Regarde ; la lueur est presque invisible. Je crois qu'elle va tourner à l'angle, et elle est loin. Tu vas devoir courir pour la rattraper. Dans le noir. Tu n'aimes pas courir dans le noir, hein, Laura ?

Hé, mais quoi, j'ai dis quoi ? Arrête, tu me fais de la peine. Oui, bon, d'accord, ce n'est plus vraiment ton nom, mais tu ne crois pas qu'il y a plus important qu'un détail patronymique ? Sans rire ? Aller, file, va la rattraper.

La lueur est portée par une personne. Tu as aperçu son visage à la dérobée en grimpant à la fenêtre pour regarder.
Tu te souviens de ton nom ? Moi non. Un truc en -gi. Magie ? Non. Rougit ? Non. Technologie ? Non, je rigole. Gilet ?

Oups. Fais attention à où tu mets les pieds. Quoi ? Ma faute ? Hé, tout de suite ! Ma faute ! Ce n'est pas ma faute ! Ce sont tes pieds que je sache. Et je le sais, il se trouve. En même temps, qu'est-ce-que ce caillou fait ici ? Aucune importance, là, je suis d'accord avec toi. Si on devait se demander pourquoi chaque caillou est ici et pas ailleurs, on n'en dormirait pas.
Bon, elle est où ? On est dans la cour, tu l'as aperçue à une fenêtre dans le couloir, elle allait vers la droite - personne n'est parfait - et tu es partie vers la gauche pour rejoindre l'entrée, donc elle devrait être à droite. Tu sais où es ta droite ? Oui, voilà, c'est là où il y a la main avec laquelle tu ne dessines pas. Allons-y alors. Elle a dû tourner au coin de la maison.

La voilà. Elle fait quoi ? Du feu ? C'est ça ? Je crois que oui. Planque-toi ! Elle regarde dans ta direction ! Elle ne t'a pas vue. Mais elle t'a entendue. A tous les coups. Comment ça ? Tu veux que je me taise ? Oui, je te l'accorde, si je parlais moins, tu aurais plus d'oreille disponible pour t'écouter marcher et essayer d'être discrète. D'accord, je me tais. Un peu. Le plus que je peux tenir.

Tu t'accroupis dans une broussaille.
C'est Bougie ! C'est ça ! Bougie ! Rapport à la bougie qu'elle traîne partout. Et au fait qu'elle est en train de rassembler des feuilles mortes pour leur bouter le feu. Tu l'as déjà vue faire. Ça t'a intrigué. Et elle fait de jolies choses.

« Mao, Mao. » Tu chuchotes mon nom. Je suis là. C'est excitant d'être cachée. Tu l'observes. Elle non. C'est comme si tu était dans une réalité spatiale et elle une autre, que tu étais là sans être là, immanente et omnisciente, mais en même temps, à cause de l'obscurité et la distance, dans un flou sur les intentions de ton sujet d'étude, et, oui, bon, je parle trop, d'accord. Je me tais !
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Lun 11 Sep - 20:38

La nuit tombait doucement sur la Maison et ses alentours. C’était là l'heure où Bougie finissait de ramener les mauvaises herbes, branches coupés ou les feuilles tombées dans une partie bien précise de la cour. C’était son rôle de brûler les mauvaises herbes du potager et du reste de la Maison. Elle n'avait plus qu'à les récupérer pour les brûler.

Et en ce début de soirée Bougie avait pris son temps. Il n'y avait pas un grain de vent et elle avait sa petite bougie sculptée en forme de livre qu'elle avait posé sur une pierre à côté d'elle. Bougie se demandait ce qu'elle allait dessiner aujourd'hui avec tout ça. Une tête de lapin ? Non elle l'avait déjà fait plusieurs fois la semaine dernière. Il lui fallait quelque chose d'autre. Bougie se mit à chantonner et de là était venue une idée, un peu comme une épiphanie.

Et si elle faisait une clef de Sol ? Ce fut en chantonnant du Schubert que la demoiselle se mit à dessiner avec tous les débris végétaux. En une bonne demi-heure la clef de Sol était représentée presque parfaitement sur le sol.

Il était temps maintenant d'y mettre le feu et cela vint dans les secondes qui suivirent grâce à la flamme de la bougie. En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire il y avait une clef de Sol en feu sur le sol. Pendant une courte seconde Bougie avait cru entendre quelque chose. Mais les flammes maintenant captaient toute son attention. Bougie s'était assise en tailleur le regard perdu dans le feu. Bougie se sentait bien. Le feu était là face à elle, réchauffant sa peau et se reflétant dans ses iris.

Feu purificateur, feu apaisant, feu qui faisait fondre la mèche de sa vie. Bougie voulait que ce moment dure pour toujours comme elle le désirait chaque fois qu'elle devait brûler les déchets végétaux.


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Mar 12 Sep - 22:45
C'est sensé être quoi ? Tu le vois ? Moi non. Si on allait voir ? On pourrait grimper à cet arbre, là. Si elle ne nous a pas entendu, elle ne nous entendra pas. Non, pas cet arbre, celui-là c'est un avec des aiguilles, pas assez de branches et après tu pues la résine. Je pensais à celui-là, avec sa branche en forme de croc de sanglier.

C'est le moment, elle a la tête ailleurs. Tu fais le tour, en restant bien dans son dos. Attention la branche ! Marche pas dessus, ça fait du bruit. C'est bon, là. Ah oui, bon, je le reconnais, il est plus haut qu'il en avait l'air depuis notre broussaille. Tu crois que tu peux le faire, Mimi ?
Mm ? Non, certainement pas. Ce n'est pas ton nom. Du coup, je trouve un entre-deux. Un pis-aller. Un compromis. Un -
« Mao ? »
Ça va, ça va, je la boucle.

Tu dois être à deux mètres du sol, à vue de nez. De là, on voit bien ce que Bougie a voulu dessiner dans les flammes. Je lui demanderais bien quel est son vrai prénom, mais tu ne ferais pas ça à ma place, n'est-ce-pas ? C'était une question rhétorique, Mimi. Ça veut dire que je ne m'attendais pas à ce que tu y répondes. Pourquoi je te l'ai posée  alors ? Dis-donc, tu m'embêtes, hein ? Concentre-toi sur ta prise, tu glisses. De rien, je suis là pour ça.

C'est fou, ça me dit un truc ce symbole. Tu te souviens, quand grand-mère faisait de la musique sur sa flûte ? Il y avait un dessin comme ça, non ? C'est un truc de musique,
sans doutes. Je ne sais pas ce que ça veut dire, on lui demandera ? Elle a pas l'air méchante. Tu sais, tu pourrais t'en faire une amie. Tu as besoin d'amis. Sinon tu vas être toute seule et toute triste, alors oui, je te vois venir, tu as moi, mais hé, c'est pas pareil, j'ai la RPC à gouverner, alors je suis gentil je veux bien t'accompagner quelques mois, mais d'une je serais pas toujours là et de deux c'est pas sain d'avoir le fantôme d'un mort pour seul ami. C'est rigolo ça, le fantôme d'un mort. Tu crois qu'un mort peut être autre chose qu'un fantôme ? Ou qu'il peut y avoir un fantôme d'êtres vivants ? Tu devrais lui demander, vu qu'elle est plus -

« Maaaaaaaaaaaaaaaaooooo... »
Pourquoi tu as poussé ce hurlement là en fait ? Je croyais que tu voulais passer inaperçue.
Là, Bougie t'a vu, c'est obligé. Tu lui fais coucou, agrippée à ta branche. Fais attention à ne pas tomber. Je te rappelle que tu fais un mètre, à tout casser, et que donc il y a deux comme toi entre la branche et le sol. Et tu vas avoir du mal à sauter, donc tu vas devoir dé-escalader, et oui, bon, c'est vrai, l'arbre c'était mon idée. Mais hé ! Je ne peux pas penser à tout. Elle peut essayer de te rattraper, mais il faudrait que tu lui demandes, donc que tu lui parles ? Tu vois où je veux en venir ?

« Mao mao... »
Alors oui, là, avec ton petit geignement plaintif, tu fais très bien le chat qui arrive plus à descendre. Tu la désignes du doigt,
puis tu te montres du doigt, puis le sol. En boucle. En espérant qu'elle comprenne.
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Jeu 21 Sep - 21:06

Le hurlement fit sursauter Bougie qui leva la tête, ses mains se renfermant sur sa bougie en un réflexe de protection, comme une maman avec son enfant. C'est qu'elle y tenait à ses cierges, ses enfants qu'elle créait elle-même et lui permettait de tenir. Sans feu elle n'était rien, rien d'autre qu'un gouffre insondable de terreur et de perdition. La Loir cligna des yeux en voyant une petite fille accrochée à un arbre. On aurait dit un petit singe suspendue ainsi, ou un chat qui se retrouve coincé après avoir tenté d'attraper un oiseau. Au final elle tenait plus du chat. Elle miaulait à l'encontre de Bougie. Était-ce un nouveau jeu des pensionnaires ? Bougie ne les suivait guère. Tout jeu n'incluant pas de brûler quoi que ce soit, ou la moindre petite flamme, ne l'intéressaient pas. Il en était de même pour les cours et les histoires Ce n'était pas pour rien qu'elle retenait surtout le conte de La petite fille aux allumettes et les événements tragiques en histoire comme l'incendie du Bazar de la Charité (oh et les chasses aux sorcières, elle aurait pu être inquisitrice à cette époque).

Du coup, ne comprenant pas, Bougie observa la gestuelle opérée par la jeune inconnue. Son visage lui disait bien vaguement quelque chose mais Bougie ne retenait guère ni noms, ni visages, pas même des autres Loirs. Croyant que Miauleuse désignait le brasier qui se trouvait entre elles, Bougie eut un sourire, celui du peintre ravi de montrer sa toile.

—  Quelle majesté, n'est-ce pas ? Tant d'emphase, tant d'éclat... Un jour j'érigerais une bougie qui aura la splendeur d'un phénix. Et sous la flamme il brûlera, renaîtra de ses cendres... comme moi. 

Oh oui ça aurait pu être un joli nom que cela : Phénix. Bougie l'aurait porté avec honneur comme on arbore une décoration épinglée à sa veste. Un craquement se fit percevoir et l’ouïe de la Loir discerna que cela ne venait pas de son feu. Une brindille ne craquelait pas ainsi lorsqu'elle se consumait. Elle vit alors la branche où Miauleuse s'agrippait s'abaisser, se tendre.

— Vous devriez descendre avant que la branche ne... Oh. 

Elle venait de comprendre, étincelle ravivant son regard. Reposant sa bougie par crainte de la briser dans son exercice, Bougie se précipita vers Miauleuse, les pans de sa robe voletant autour de ses jambes. Elle tendit les bras, le nez levé vers la petite fille, prête à la réceptionner.

—  Lâchez donc céans, je vous rattraperais. 

L'exercice ne l'empêchait pas de regarder son art s'évaporer en fumée et étincelles. Il était hors de question qu'elle lui tourna dos.


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Lun 25 Sep - 17:51
Elle vient de parler, là ? Alors je sais pas toi, mai j'ai pas compris mot. Oui, il va de soi que si je n'ai rien compris, toi non plus.  Je crois, tout de même, à son ton, qu'elle s'est laissée porter par une envolée lyrique suite à la joie que lui procure son brasier. Oui, c'est beau,
mais tout de même, c'est dangereux et puis ça fait un peu peur.

Tiens, un craquement. Trop proche pour venir du feu. Tu sens pas que ça bouge ? Dis-donc Mimi, tu as forcé sur les bonbons, ou bien tu as pris des briques dans tes poches ! Hé, me regarde pas comme ça,
et ne serre pas cette branche si fort, ça sert à rien et tu vas t'abîmer les ongles ! Appelle la grande fille plutôt, pour qu'elle vienne t'aider ! Oui, en anglais ! H-E-L-P tu devrais y arriver quand-même !*
« Mao-mao-mao-mao-mao-mao-mao-mao-mao-mao-mao »
C'est un début. Au ton de ta voix, si elle n'a pas compris l'urgence, c'est qu'elle est sourde. Après, je te dis ça, mais question rentabilité, il serait plus efficace de simplement dire « Help. » avec un petit air suppliant, m'enfin moi je dis ça, je dis rien.

Elle est en-dessous. Tu peux lâcher. Mais oui, ça va aller. Au pire, si elle est pas capable de te rattraper, elle est plus molle que le sol et amortira ton poids. Lâche. Lâche je te dis !

Et poum. Ça c'est mieux passé que prévu. Non, non, je ne veux pas dire par là que je prévoyais que tu te fasses mal, ne dis pas des choses pareilles, tu me fais de la peine. Je veux juste-

Oh et puis tu sais quoi laisse tomber. Tu t'es vue, à la regarder avec de grands yeux de... de chat ? Quoi ? Hé ! Oui, c'est moi qui t'ai dit que tu devrais trouver plus d'amis, mais c'est pas une raison pour envoyer dans les orties tes anciens amis. Comme moi. Jaloux ? Pffff. Je te rappelle que je suis président de la République Populaire de Chine, j'ai aucune raison d'être jaloux. Aucune. Et aller, tu fais ça pour me vexer, avoue, de la prendre dans tes bras, de te coller contre son torse alors qu'elle a du mal à te maintenir et n'aimerait que te poser, vu que tu pèses ton poids. Tu vas pas... Oh si elle le fait. Semblant de s'endormir. Oh alors ça c'est fort. Tu exagères. Tu profites de sa générosité, et c'est pas très beau.

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Ven 29 Sep - 22:32

Bougie lâcha un soupir lorsque Miauleuse tomba dans ses bras. Elle pesait son poids la petite. La Loir agrippa l'enfant pour ne pas la lâcher. Ce qui était d'autant plus difficile vu qu'elle se tordait le cou pour continuer à admirer les flammes qui dévoraient le bois mort. Personne ne se devait de briser son rituel quotidien ! Entre ses bras Miauleuse pesait de plus en plus, comme si son corps se relâchait. Bougie bougea la tête pour observer Miauleuse.

Elle s'était endormie, dans ses bras. La Loir pesta. Était-ce vraiment l'instant et l'endroit pour piquer un somme ? Tâchant de ne pas prêter garde à son corps qui se plaignait de l'effort, la Loir se baissa, déposa Miauleuse par terre. De la main elle lui tapota doucement la joue pour la réveiller.

— Si vous êtes éreintée, vous devriez rejoindre votre dortoir. Il est tard pour la veillée.

Elle devait avoir, allez, quelques années de moins que Bougie. C'était normal, à son âge, de piquer du nez à cette heure.

— Moi je dois rester ici jusqu'à ce que tout ait brûlé. Vous voulez que j'appelle un Adulte pour vous emmener au dortoir ?

Il devait bien y en avoir un qui traînait dans les environs.


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