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Tâche mâche
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Tâche
Lun 4 Sep - 13:57


ft. Lance McClain - Voltron

fiche médicale
Sous les Briques

Fanfan fait des tâches. Une grosse tâche.


nom : Tâche en fait, des belles et des moins pures.  Chaos latent, il tourbillonne, se laisse balloter çà et là à défaut d’être assez intelligent pour comprendre ce qu’il se passe. On le repousse, et il n’est même pas capable de saisir qu’on ne veut déjà plus de lui. Bêtement heureux, autant qu’il essaye de l’être. C’est ça, d’être une tâche.

âge : 14 ans.

âge d'arrivée : 8 ans

origines : Personne ne sait, lui le premier. Il a juste cette couleur de peau brunâtre qui laisse pourtant voir d’étranges tâches sur ses pommettes et son nez, à la manière de taches de rousseur. Il n’est pas roux pourtant, même si ses cheveux en ont les reflets, auburn, comme disent les savants. Sûrement métissé, probablement mixifié. Bon américain, dans le doute. Gamin de La Maison, assurément.

groupe : D’abord échoué chez les Rats, il avait beau être brutal, ses tendances à protéger les victimes de ces derniers, ainsi que les brûlures sur le T-Shirt de son chef auront eu raison de son séjour parmi ceux-ci. Les Loirs l’auraient accueilli à bras ouverts, si Tâche n’avait été aussi destructeur envers les œuvres de ces derniers. Il l’a dit, pourtant, que c’était un accident, enfin, des accidents. Et le voici à présent chez les Cygnes alors qu’on ne l’y aurait jamais pris. Rejeté des réprouvés, c’est probablement l’une de ses dernières chances.

rang : Tâche-thé.

rôle : Chien sauvage parmi les emplumés. Il fout un sacré bordel mais n’en demeure pas moins brave. Alors il utilise ses bras au bon vouloir des plus en difficultés. Il aide, ceux qui ne le peuvent, s’habiller. Pousse les fauteuils roulants, voire même, porte sur son dos. Et puis, quand il le faut, il se met en travers des projectiles, bouffe, caillou ou poing. Parfois rend ces derniers, quand bien même il finirait roulé en boule dans un coin, ou cloué au Sépulcre.

affiliation avec l'envers : Il chutait bien trop, à une époque. Comme un faon qui apprend à galoper. Et Tâche fuyait, il fuyait autant qu’il le pouvait, s’arrachant crâne et peau au passage. On l’aurait juré sauteur, tant il passait de temps à vaciller de l’autre côté mais il a refoulé ces imageries macabres loin dans une boite au fond de sa tête. Sa tête, tout était dans sa tête, s’est-il persuadé au fil des années. Et l’effacé s’est promis de ne plus jamais se laisser aller.

raison de l'admission : Intégré pour hyperactivité, sa pauvre mère ne savait plus quoi faire de cette petite tête agitée. Incapable de préserver son attention sur quoi que ce soit, considéré comme en retard intellectuellement, il n’aura cependant pas fallu attendre longtemps pour entrevoir une soudaine apathie, surprenant autant certains autres gamins que les Araignées. Celle-ci mise sur le compte d’une petite dépression, pauvre môme, ça arrive à bien d’autres, le revoilà qui s’agite sans que les traitements y fasse grand-chose. Il faudra du temps, des expériences et bien plusieurs années avant de comprendre ce dont il en retourne. Tête retournée, suivi pour ses frasques et son absence de celles-ci qui inquiètent plus encore, le diagnostic finit par tomber. Jugé atteint de trouble dysthymique, schizo-affectif négatif, les médicaments auront fait leur chemin pour l’empêcher de sombrer plus profondément dans la moindre once de démence. Soulagement général pour les Araignées, elles qui craignaient plus grave, voilà juste un autre môme à bourrer de cachets et à laisser dans un coin. L’oubli est le meilleur des remèdes dans ce genre de cas. Lui-même a déjà commencé le travail, à s’oublier.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Tâche avait des étoiles dans les yeux, des cœurs scintillants au creux de ses prunelles. Il ne voyait pas les bouts de verre sur le sol, les objets tranchants que les gamins cachent au fond de leurs poches, les regards que les adultes prennent soin de détourner. Il n’y avait que le Rouge, le rouge pétant de cette Maison et la fantaisie de ses murs décorés. Puis le rouge a explosé en coup de poing sur ces parois de beauté. Tâche y aurait trouvé sa place, brute hasardeuse et sauvage. Il en avait une, à une époque. Quand il était encore trop jeune pour comprendre à quel point l’air de la bâtisse est viciée de pourriture. Il a trainé d’années en années, de désillusions en déceptions jusqu’à avoir envie d’en vomir. Tâche ne veut plus qu’en sortir, trouver un peu de paix et vivre dans cet Extérieur sur lequel tant d’autres crachent leur bile. Pourtant il sait, quelque part, que cet En-Dehors le regarderait tout autant de travers. Il sait comme la Maison a été généreuse de l’accueillir, lui et son cœur désaxé, déphasé. Lui qui aime aussi fort qu’il hait. Et il les a aimé, ces traditions, ce folklore qui lui donnait l’impression de vivre entre les pages d’un conte.
Mais, une certaine conscience a germé, avec le temps, une foutue raison qui lui balance sans pudeur le destin d’un môme comme il l’est. Ah, c’est qu’ils en sortent pas indemne d’ici, quand ils ne disparaissent tout bonnement pas. Et c’est par la colère que Tâche évacue sa peur. Cette même hargne qui lui a valu d’être apprécié chez les Rats il fut un temps. Tâche ne veut pas fondre dans la Maison, se dissoudre sous le plancher. Il se noie dans sa tête, c’est mal, il le sait. Et il déteste cette impression, celle qui le fait se sentir bizarroïde, même parmi les détraqués. Alors, il en est venu à cracher, lui aussi, à déchirer de ses dents les racines pourries qui étranglent ces murs rouges.
Pardon, Maison. Je t’aime.
Mais mon amour est schizophrène.

Comment perçoit-il L’Envers ? —
Cauchemar dont on ne s’éveille jamais complètement. Légende, jeu auquel il se prêtait avec rires et agitation. Il sourit, Tâche, il sourit à s’en faire mal aux joues, alors un endroit rien qu’à lui, modelé par son esprit ne pouvait faire que sourire aussi. Mais il est tombé autrement. On ne lui avait pas dit, personne ne l’avait prévenu comme cet autre côté aller lui souffler à l’oreille des mots déplaisants. L’Envers n’est pas un lieu, c’est lui. La face qui remplace pile. Elle lui ressemble mais il pourrait presque jurer que ce n’est pas lui. Presque. Parce qu’il se reconnait, dans certains de ses gestes, dans ses volutes. C’est l’excès de ses sentiments torves, l’abus de son émoi usé. Il y a la haine et il y a la torpeur. Colère sourde qui cherche à le noyer, Tâche a appris à se méfier de ses flaques plus profondes qu’elles n’y paraissent. Ah qu’il s’est relâché, au début. A s’en pisser dessus. C’est de l’eau, une étendue infinie qui parait si scintillante, avant qu’on ne s’y trouve immergé. Là, seulement, on peut voir comme elle s’enfonce vers des profondeurs noires dont on ne perçoit pas le fond. Alors il a hurlé, Tâche, il s’est débattu entre les vagues, entre les draps. Ça coule encore et toujours et ça vient de lui. Il fallait juste rejeter toute cette fantaisie. La haïr en bloc, aussi fort qu’il a aimé ses jolis reflets tentateurs. C’est dans sa tête, l’Envers n’existe pas. Il n’y a que lui, et son envers de chair. Celui qu’il doit s’esquinter à repousser toujours plus fort. Celui qu’il doit oublier jusqu’à ce que ses relents viennent chatouiller ses narines. Mais, il finira par y arriver.
Parce qu’à la fin, il n’y a qu’un seul vainqueur.
Et Tâche ne compte pas perdre.
Pas cette fois.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —
Grosse boule d’amour, Tâche en avait beaucoup trop à offrir. Trop disparate. Trop brutale. Il bousculait déjà, tirait les cheveux, quand le coup ne partait pas tout seul. Tâche, il aime à coup de grand sourire et de dents qui mordent férocement. Alors, une grosse Maison comme ça, c’était pour lui l’occasion de se faire pleins de copains, de ce qu’il en pensait. Cette sauvagerie ambiante lui allait, quelque part. Tête solide quand cette dernière heurte le nez de celui qui l’embête. Ca saigne mais c’est pas plus mal. C’est pas un chouineur, Tâche, il ne l’a jamais été. Au contraire, il aimait bien se mettre au-devant en tendant les bras et bombant le torse, sauf que le héros de pacotille se retrouvait bien souvent à cracher ses dents dans un coin. Tâche ne fait pas de favoritisme, il aime tout le monde, quel que soit leur clan, leur passif, s’ils lui ont explosé la joue ou pas. Il les repousse en grognant, n’arrive plus à leur parler. Non, Tâche ne fait pas de favoritisme. Il omet ce qu’on peut dire sur lui, tant que c’est pas en face. Il oublie comme on le prend pour un con, crétin qu’il est sûrement en vrai. Cependant, dans son boubiboulga d’affection malléable comme du chewing-gum trop mâché, il y a bien un clan dont le garçon sait mieux se boucher les oreilles. Ce sont les Cerfs leurs regards louches, les histoires bizarres qu’ils écrivent dans leurs archives. C’est peut-être parce qu’ils sont les plus proches de la Maison et de ce qui bat dans ses veines de bois. Tâche ne veut rien entendre de tout ça, il veut l’oublier, comme il désire oublier ses premières années et ses anciennes chutes dans sa tête. Parce qu’il n’est question que de ça, que d’esprit malade. Seulement, les cerfs ne l’ont pas encore réalisé et Tâche ne se portera jamais volontaire pour le faire savoir. C’est le travail des adultes, après tout, quand ce n’est pas celui de l’âge.
Mais ces derniers ne sont pas mieux, avec leur distance, leur désintérêt notable. Qu’il était bête, Tâche, quand il était encore tout garçonnet, à vouloir leur attention. Il apportait ses cadeaux – collier en macramé et cailloux peint – avec le sourire et le cœur gonflé. Tout ça pour ne recevoir que dédain ou éloignement, quand il ne s’agissait pas des deux à la fois. En même temps, le garçon ne leur a pas facilité la tâche. Il s’agite en classe, remue et fait bouger ses camarades, quand il ne provoque tout bonnement pas des catastrophes. Et le tout, pour revenir, la gueule enfarinée – ensanglantée – avec le même grand sourire imbécile. Alors il les rejette, comme il les aime, comme les enfants en somme mais, avec pour grosse différence une jalousie indéfectible. Ils ont le contrôle – ou bien croient-ils l’avoir – ils les regardent de haut avec leurs années, leur expérience passée. Ils sont posés, ils savent bien plus le faire que lui. Ils savent même réfléchir. Ils ont été les premiers à le prendre pour un abruti fini, comme si l’enfance est une maladie. Depuis, ses marques d’affection envers eux se font plus discrètes, parce qu’il ne peut pas s’en empêcher.
Parce qu’il veut enfin se sentir apprécié.
Quand il rejoindra leurs rangs.

Pensées en l'air

✘ Ne supporte pas qu’on touche ses cheveux. Lien de cause à effet, Tâche des croutes à force de s’arracher nerveusement le cuir chevelu avec ses ongles sales et il en a affreusement honte. Complexe de tête, caché sous les bouclettes
✘ Se noie dans les post-it et les petits papiers déchirés. Il a besoin de ceux-ci, ainsi que des mots d’encouragement griffonnés, pour se sentir exister, quand ses propres gestes, ses propres pensées, ne paraissent plus lui appartenir
✘ Ne touche pas aux liqueurs, ne touche pas aux alcools, aussi artisanaux peuvent-ils être. Se veut capable de se contrôler autant qu’il s’en peut. En revanche, essaye régulièrement de fumer, en piquant çà et là, mais ne parvient qu’à s’étouffer, crachant ses poumons
✘ Ses dents crissent quand il dort et il lui arrive de se réveiller avec une affreuse douleur à la mâchoire
✘ Sait jouer de la guitare – enfin, il sait gratouiller surtout – mais préfère de loin taper sur ses genoux ou tambouriner sur une surface pour faire de la musique
✘ A souvent l’impression qu’il pourrait être capable de voler. Ou qu’il l’a su, un jour, mais qu’il l’a oublié depuis. Ne peut s’empêcher de ressentir une grosse nostalgie en regardant le ciel
✘ Aide ceux qui ne le peuvent pas à s’habiller, mais oublie régulièrement de s’habiller lui-même. Ironiquement, ce semi-nudiste est terriblement pudique
✘ Quand il porte l’uniforme des cygnes, il boutonne ses boutons de chemise de travers, ou alors, il porte un sweat-shirt en trop. Il aime bien son sweat-shirt gris – pratique le gris, comme l’uniforme – il peut rabattre sa capuche sur son crâne
✘  Tâche a peur de l’eau. Il craint son contact et cette crainte se transforme en véritable peur panique lorsqu’il vient à immerger sa tête. Même boire un verre d’eau, c’est compliqué. Veut passer l’épreuve trop vite, sans prendre de pause pour respirer, a tendance à s’étouffer
✘ Parle trop fort. Sait à peine poser sa voix, encore moins chuchoter
✘ Dieu est un poisson. Personne ne sait vraiment quand ni comment Tâche est arrivé à cette conclusion. Selon Tâche, on peut voir l’âme des gens – ou sa propre âme – au travers de l’œil d’un poisson mort
✘ Le traiter de ‘‘débile” ou “d’idiot” le met dans une colère noire et irraisonnée, parfois soudaine, souvent surprenante
✘ A différents tics quand il s’énerve ou panique – les deux arrivent souvent en même temps – en particulier, il se griffe le visage et se gifle, comme pour se reconcentrer. Il a besoin de s’accrocher pour se calmer, à ses bras, ou à celui de quelqu’un, griffant de plus belle l’épiderme du malheureux
✘  Il n’est pas rare que ses propos soient incohérents. Si on lui demande l’heure, il répondra qu’il fait beau
✘ Colle beaucoup de – saloperies – choses dans son journal intime. C’est pas faute de se faire réprimander, ce qui arrive régulièrement mais, comme pour tout autre blâme, Tâche en oublie la raison et recommence de plus belle
Fragment d'Âme

Il y a Pile et il y a Face.
L’ondée et l’air qui se mêlent. Des bulles sous l’eau.

Il sourit, Tâche, on pourrait croire qu’il ne passe son temps qu’à ça. Petite brute de bonheur qui ne contrôle pas sa force. Il est fort, oui, il l’a toujours été pour son âge. Peu douillet, il cogne pour rire, se relève tout sourire. Il prend pour jeu ce qui fait pleurer. Tâche n’est pas très malin, il faut lui répéter les choses, les lui expliquer, pour qu’il comprenne enfin. Ce n’est pourtant pas lui qui pousse à la patience. Il s’invite, s’excite. Tâche fourre son petit museau retroussé dans tout ce qui semble l’intéresser. Il oublie comme il est capable de déranger, comme beaucoup soupirent à juste l’entendre s’exprimer. Le garçon est un torrent, une avalanche, qui renverse tout ce qui se trouve sur son passage. Mais, ce n’est nullement par désir sadique ou un besoin de destruction, non. La seule faute revient à son unique existence. Puis, quand il réalise ses maladresses, l’anxiété fait boule de neige puisque, comme l’oiseau affolé, Tâche piaille pour tenter de se calmer. Lui qu’on jurerait inquiet de rien, l’est de peu. Il se bouffe les lèvres et se gratte machinalement jusqu’à écorcher sa peau brune, faire saigner son cuir chevelu. Le cœur bat fort, et les couleurs viennent vite grimper sur son visage. Ses émotions sont lues par tous, comprises par bien moins. Elles affluent et refluent sans grande logique. Variations dissonantes, on lui attribuerait un caractère changeant.

Pourtant, Tâche est stable, Tâche est droit. Il veut aider, être aimé, il bombe le torse. Héros des faibles, monstre protecteur aux saccages innombrables. Le brun apprécie le contact et voudrait être royalement entouré, tout comme il aime se porter volontaire pour aller au secours d’une âme esseulée, quand bien même il n’est pas le mieux placé pour conseiller. Amour sincère et tendresse pure, au moins autant qu’un cristal aux angles encore coupants, Tâche ouvre les bras et se noie dans sa propre affection. Le moindre charme plait bien trop vite à son œil, son cœur, sensible. Et il s’applique alors à se pavaner, tel l’animal princier qu’il ne sera jamais. Il envoie missives emplies de fautes qui déchirent la rétine, et joue des ballades. Celles-là, au moins, n’écorcheront les oreilles de personne. Alors non, le garçon aux yeux lagon et à la phalange du pouce en moins n’a rien de l’instable que l’on croit.

Mais il y a sa maladie. Celle qui pompe son énergie ou lui en offre bien trop. Celle qui le maintien dans le péché de l’excès. Pour sûr, c’est elle qui l’enverra en enfer. Tâche n’aime pas les mots qu’il s’entend proférer, ou bien murmurer au creux de son crâne. Quand il a le contact facile, son mal rend la moindre parole plus douloureuse que le plus tranchant des rasoirs. Heureusement, Tâche sait taire ses larmes. Repousser les vagues du plus noir des océans. Il sait se parler, dans ses balbutiements noyés sous les couvertures où il s’enterre. Il force, avec le temps, à regarder la lumière. Il sait qu’il doit être fort.

Pour un jour, être digne de l’Extérieur.

J’ai pas peur des mots.
Mais des maux, j’en ai à plus savoir qu’en faire.

Le Début du Conte

Ma Maman, c’est la plus belle .
C’est ce que crient ses grands yeux bleus comme un lagon, hurle son sourire édenté de môme. Alors, s’il faut arracher les fleurs du pot de la voisine pour lui en offrir un bouquet, ce n’est pas bien grave, parce que sa maman, elle mérite toutes les plus belles choses du monde. Des choses aussi belles que ses cheveux chocolat aux boucles crépues, que ses yeux noirs dans lesquelles Mato aime se noyer, que sa peau brune qui sent bon, contre laquelle il pourrait se blottir toute la journée. Mince, comme il l’aime, sa maman. Elle qui travaille si dur toute la journée, qui rentre tard le soir, juste pour pouvoir payer le loyer de la place du mobil home. Nita est si fatiguée qu’elle rentre en titubant et s’écroule sur leur canapé tout défoncé. Alors, Mato, qui est resté éveillé pour l’attendre, circule entre les affaires renversées et va tirer sur son bras.
« M’man ! Maaaamaaaan ! »
« Quuuuooooi ? » lui lance-t’elle d’une voix trainante et rauque.
« Je t’aime ! »
Et elle grimace en recouvrant son visage d’un coussin. Mato courre déjà pour rejoindre son lit où il sautillera pendant des heures, faisant grincer les ressorts usés de l’objet de sommeil. Il n’a pas besoin de beaucoup dormir, parce qu’il est un grand maintenant. C’est ce qu’il se dit. En vrai, c’est parce qu’il n’y arrive pas. Tout comme il n’arrive pas à suivre les exercices à l’école publique du c –

Mato ne connait pas son père. Sa maman – qui est la plus gentille du monde – lui a dit qu’il était parti pendant qu’elle avait encore le ventre tout rond. Mato a essayé de lui poser plus de questions, mais il n’a réussi qu’à tirer qu’il avait des cheveux aux reflets de feu, et des yeux comme les siens. Tout pareils.  Il pense qu’il est le plus beau, parce que si sa mère a aimé les yeux de son père si fort qu’elle a fini par être enceinte, elle doit l’aimer très fort lui aussi. Nita lui dit qu’il est stupide et Mato se met à rire. Il parait qu’il a un joli rire, c’est ce que raconte la vieille du fond de l’allée.

Le mobil home est poussiéreux. Sale. La vaisselle s’entasse et les moucherons sont maîtres au sein de l’endroit. Mato s’amuse à leur courir après et à essayer de les attraper. Il voudrait tous les mettre dans un bocal, il en a vidé un exprès – celui des cornichons – à cet usage. Nita se plaint et a déjà tenté de lui faire faire quelques tâches ménagères, parce qu’elle n’a pas le temps. Rien à faire. Mato commence à passer le balais, puis, son attention est attirée par un nouvelle tâche noire passant devant ses yeux. Alors, il lâche l’objet, qui tombe par terre dans un gros bruit et repart à la chasse. Il n’y a que la boue, que Mato frotte frotte à se faire mal aux bras. Celle qu’il ramène de ses grolles qui prennent l’eau quand il part courir dans le bayou. Mais, ça n’a pas le résultat escompté. La trace est grosse, sur la moquette beige – Mato croit se souvenir qu’à une époque, elle était blanche – et il se bouffe les lèvres. Au moins, il n’est pas revenu les mains vides, il a chipé des vieux journaux dans les poubelles et en a fait des sculptures qu’il a peintes. Il y a un crocodile et un poisson tout bariolé, comme celui dont il devait s’occuper. Mais, il a oublié de changer l’eau, et Mato l’a perdu de vue jusqu’à ce que la bête remonte à la surface. Le garçon l’a, à ce moment, récupéré entre ses paumes sales – plus encore que l’eau – et l’a regardé longtemps. Très longtemps.

Parfois, Mato est triste. Il ne sait pas pourquoi. Mais, dans ces périodes, il dort beaucoup. Parfois toute la journée et une grosse partie de la nuit qui suit. Nita ne prend même pas la peine de le réveiller pour lui dire d'aller à l’école quand elle part travailler. Elle recevra une lettre de cette dernière, un papier qui finira dans la poubelle la plus proche. Parce que sa maman, c’est la meilleure, et elle sait ce qu’il y a de meilleur pour lui, comme toutes les bonnes mamans. C’est pas elle qui l’a dit, Mato l’a entendu quelque pa –

Quand il tend les animaux en papier mâché, Nita a un pauvre sourire – qu’est-ce qu’elle travaille beaucoup – et les attrapes avant de partir en trainant des pieds. Mato la suit, comme un poussin. Parce qu’il est son poussin. Mais la porte se referme devant son nez. Il colle alors son oreille contre celle-ci et il entend des sanglots.
Pauvre Nita. Il fera tout pour lui remonter le moral.



Il me fatigue, ce môme, il m’épuise.
Qu’elle pense déjà, Nita, avant même qu’elle ne passe la porte. Aujourd’hui, elle a perdu son travail alors, elle a passé la journée ainsi que la soirée au bar le plus proche. Elle voulait juste oublier qu’elle allait devoir tirer sur sa pension de veuve de militaire, le trou pourri dans lequel ils vivent, là même où l’on entend toute la vie des voisins qui, eux, ne se gênent pas pour venir toquer et se plaindre que le petit fait trop de bruit. Ce dernier lui saute dessus alors que tout ce qu’elle veut, c’est dormir. Son corps, lourd, tombe contre le canapé, et elle le sent lui tirer le bras, les vêtements.
« M’man ! Maaaamaaaan ! »
« Quuuuooooi ? » lui lance-t’elle d’une voix trainante et rauque.
« Je t’aime ! »
Et elle grimace en recouvrant son visage d’un coussin. Merde. Fous-moi la paix. Avant de sombrer, de se noyer tout au fond de cette torpeur alcoolisée.

Elle a honte Nita, quand on lui dit que son fils est plus lent que la moyenne. Elle se frotte le visage entre les mains et demande à l’instituteur si ça va le bloquer dans l’avenir. Celui-ci lui dit que non, simplement que ce sera plus compliqué pour lui. Elle sent ses jambes flancher, alors qu’elle sait que ce n’est pas grand-chose. C’est ce qu’on lui dirait. Ça aurait pu être bien pire. Seulement, pour une fois, Nita voudrait qu’on lui dise que tout va bien. Elle ne sait pas comment faire, déjà avec son hyperactivité. Alors, jamais elle ne lui fera suivre de cours supplémentaires, déjà, c’est bien trop cher, ensuite, elle n’est même pas certaine que ça servira à quelque chose. La mère voit son garçon tirer bêtement sur la courroie de son sac jusqu’à ce qu’elle lui pète entre les doigts et ne le gronde même pas. Elle se dit qu’il est fort, au moins sera-t-il un bon sportif. Ça suffira peut-être à le sortir du Trailer Park et, grâce à lui, elle le suivra.

Ils ont une baignoire, minuscule, dans leur salle de bain tout aussi petite. Mais, Mato est difficile à faire entrer dans l’eau. Il s’agite, renverse plus qu’il ne barbotte. Sa mère s’use les bras, la gorge. Ses injonctions feraient presque penser à la dispute qu’ils entendent à côté, parce que Georges n’est pas très doux avec sa femme, mais il faut faire comme s’il n’y avait rien. Ce n’est pas eux qui viendront frapper à la porte ce soir.
« Arrête de bouger Mato ! Stop ! » Et il rit, le môme. Il prend ça pour un jeu et se tortille, ver mouillé, pendant que Nita peine à le savonner. La colère gronde, cependant rien n’y fait. Elle bouillonne et fait danser des points blancs devant ses yeux. Puis, le sifflement revient, comme parfois. Celui qui fait mal au crâne, sûrement à cause des cris du garçon. La femme secoue la tête quand sa vue se trouble et ses doigts s’accrochent aux épaules de Mato.
Elle explose.
« ARRÊTE J’AI DIS ! J’EN PEUX PLUS ARRÊTE FOUTU GOSSE ! » Elle le secoue et le crâne de l’enfant heurte le rebord de la baignoire. Il couine. Mais elle n’arrête pas et ses ongles se plantent dans sa peau. « LA FERME ! JE TE DETESTE ! »  Elle appuie sur lui jusqu’à ce qu’il ne puisse plus crier. Il s’agite encore. Elle voit ses grands yeux bleus écarquillés. Ces yeux. Ses yeux. Elle ne les supporte plus.
Elle voudrait les lui arracher.

Une bulle éclate. Quelque part. Loin. L’immobilise. Ses cils papillonnent et Nita réalise.
Comme son garçon ne remue plus.
« …Non…non… » Elle le hisse hors de l’eau, dans ses bras. Elle tremble de tout son corps tandis que les larmes coulent toutes seules « …Non…Non ! MATO ! Ouvre les yeux ! »

Quand Mato finira par cracher l’eau savonneuse de ses poumons, Nita, elle, n’aura pas terminé de pleurer.




Le garçon frappe dans les cailloux du sentier. Parfois, il essaye de filer pour aller voir les arbres mais, sa mère le tient fermement par la main. Alors, Mato s’accroche à celle-ci, il serre ses doigts, probablement trop fort, tout en se tortillant. A défaut de courir, il laisse ses yeux faire de même. Ils pétillent, dévorent les feuilles et leurs couleurs, les petits animaux qu’il croit voir bondir au loin mais, ce sont les murs rouges qui attirent son regard d’enfant. Il lève la tête bien haut, à s’en donner le tournis, à se faire mal à la nuque. Bientôt, il pourrait tomber sur les fesses.

C’est ‘‘La Maison des Enfants’’. C’est comme ça que sa mère la lui a présentée et Mato n’en peut plus d’impatience depuis longtemps, déjà. Il y a un grand homme, qui les attend à l’entrée, avec un joli costume et le garçon lui offre son plus joli sourire. Il n’écoute pas leur discussion, de toute manière, il ne comprendra pas. Puis, quand il posera des questions, on lui dira que Nita est malade et qu’elle a besoin de soins. Mato, lui, ne se doute pas qu’elle s’est elle-même enfermée dans une maison du même acabit. Sauf que c’est pour les adultes et que les murs sont blancs. Tristement vides.
Ici, l’enfant se croit dans un rêve. Il y a pleins d’autres gamins et tellement de couleurs. Il n’attend pas pour faire trainer ses pattes dans un pot de peinture qui était abandonné dans un coin. Il se salit, et une fille, une Grande, le regarde. Elle lui annonce que son nom, ça sera Tâche, comme il en a tout plein partout, jusqu’au bout de son nez. Tâche est fier. Tâche se pavane en criant son nouveau nom.
Il est heureux.

Trop heureux pour voir la violence avec laquelle se battent les chefs. Trop heureux pour comprendre à quel point les Rats, son clan, font si mal. Son rire extatique se transforme en cri, quand il est choisi comme Sacrifice. Il essaye alors de filer plus haut, de refouler la douleur et la crainte, tant qu’il finit par tomber. Une première fois.
Il vole, Tâche, avec ses ailes d’écailles. Il n’a peur de rien, il a des griffes, il crache du feu, il est plus fort que tout. C’est ce qu’il pense. Ce qu’il croit. C’est avec une euphorie proche de l’extase qu’il plane, prêt à déchirer tout ce qui lui tombera entre les crocs. Jusqu’à ce qu’un jour, il soit attaqué par des mots. Des mots qui volent, le heurtent. Des mots vicieux qui ont le son de sa propre voix.
Et il chute. Il tombe à l’eau. Ses ailes n’arrivent plus à le porter. Peut-être que c’est parce qu’il passe trop de temps dans le bureau de l’adulte qui s’occupe de sa psychologie. Peut-être parce qu’il commence à réaliser des choses.
Parce qu’il commence à grandir.
Depuis, Tâche refuse de se noyer.

On lui a conseillé d’écrire des choses réconfortantes, des paroles qu’il pourrait dire à un ami. Et il s’exécute, quand ça ne va pas. Il s’entoure de ses millions de confettis gribouillés et se roule en boule au milieu, là où plus rien ne pourra l’atteindre. Ni les mots, ni les autres.
C’est pas faute d’essayer de se lier, pourtant. Il tente de repasser des T-Shirt avec un grand sourire, mais les brûle. Encore que ça, ce n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’erreur de trop, dans son torrent de maladresse, de bons sentiments. Et, sous les plaintes répétées, Aspirine le fait renvoyer.

Les Loirs sont un peu plus conciliants et Tâche croise les doigts – ceux qu’il peut encore croiser – pour se faire de nouveaux amis. Il se confond en sourires et excuses quand il détruit accidentellement les peintures, quand il s’assoit sur les pauvres sculptures en papier mâché. Très vite, même les plus doux ne peuvent le supporter mais, pour Tâche, hors de question de finir chez les Cerfs et chez ce grand gars tout blanc qui le fait trembler de peur. Avec le reflux, c’est la colère qui monte, celle-là même qui bouillonnait sous les jolis cheveux de la pauvre Nita.

Alors, le nid des Cygnes devient son foyer. Il le salit, parfois, ramène de sa poussière de chien galeux mais, fait plus d’efforts que jamais. En plus, son nouveau traitement fait effet, il lui permet de se calmer, d’envahir de brume son crâne trop survolté, trop englué par des paroles qu’il ne se reconnait pas. A présent, il est convaincu qu’il se trouve à la meilleure place pour pouvoir enfin sortir de la Maison.

Et il attend.
Impatiemment. Malgré les regards qu’il jette en arrière et les pincements au cœur.

Ce dernier été qu’il verra se lever sur les murs rouges de son plus beau foyer.

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Quenotte
Lun 4 Sep - 15:32
Eh bien.
Tu m'avais touché deux mots de ce double compte mais je suis déjà sous le charme ._.
Autant pour son avatar que pour ce que je lis déjà de lui! C'est un petit bout de mal être qui n'attend que La Maison pour funambuler et j'ai bien hâte de le voir en action, et, avant toutes choses, d'en savoir un peu plus sur lui **




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Richter
Lun 4 Sep - 15:40
mirobolant

PLUS SÉRIEUSEMENT
je
je voilà, ce perso est vraiment magnifique sous toutes ses coutures et j'attends avec impatience la suite pour savoir tout son passif. il fait tâche (ahah) chez les cygnes mais il est parfaitement à sa place tout de même ? c'est un drôle de contraste que je ne sais pas expliquer mais ptn qu'est-ce qu'on a envie de le prendre dans nos bras. il est fort mais faible ET TU LE DÉCRIS SI PARFAITEMENT ?? puis lance quoi, ce visu colle tellement à l'étiquette de presque héros/labrador qu'on donne à tâche.
je l'aime cette enfant et je suis très fier que mon personnage en soit le supérieur !!!
re-bienvenue, on aura un lien pour sûr.
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Raspoutine
Lun 4 Sep - 16:50
Aaah Tâche. J'attendais sa venue et ne suis pas déçu de le voir nous rejoindre- ton petit boulet maladroit, malaisé, mais emplis de tendresse. Ton flamboyant et attachant loser. TA GROSSE TÂCHE. Mais la plus belle de toute, pardon. Il est beau, il est grand, il est fort.
Et je l'aime déjà tant et plus, l'adorable garçon.


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Cicatrices
Lun 4 Sep - 18:58
Bienvenue à toi !

J'aime bien ton personnage. ^^

Bonne continuation pour ta fiche. :)


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Brèche
Mer 6 Sep - 13:31
Re-bienvenue donc (et allez je tente de deviner la personne derrière, dc de Fantoche ?) Je fonds pour Tâche, contrairement à ce que sous-entend son nom il est totalement intégré à la Maison et il invite à la pitié, à vouloir le prendre dans ses bras pour lui coller des bises sur les joues. Sa vision de Dieu m'a fait rire sachant que le poisson était le symbole des chrétiens, au final sa logique fait sens. fabulous Courage pour la suite de la fiche.



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Feu/Brèche par Fantôche
Ven 15 Sep - 22:23
Tâche est vachement touchant, complexe, je le trouve merveilleux (et je trouve pas qu'il fait pitié ohno ). J'ai envie de lui faire plein de calins jpp. Et pis j'aime beaucoup comment t'écris, l'expression des "veines de bois" de la maison m'a frappé je sais pas pourquoi. TROP HÂTE DE VOIR LA SUITE.
REBIENVENUE ♥️
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Raspoutine
Sam 16 Sep - 18:54



Tu es validé


Mais oui Tâche, t'es un putain de dragon.

Dieu que je l'aime ce personnage. TU LE SAIS DÉJÀ. Il fait partie de cette espèce rare et précieuse : c'est un brave type. Irradiant de joie naïve et vibrant d'aider, de faire de son mieux. Maladroit en tout, fondamentalement jamais à sa place nul part, usant sans le vouloir, plein de bonne volonté mais enchaînant les flops. Désaccordé, il ne capte pas la même fréquence que le commun de mortels- il est sur une autre onde, et il essaie pourtant de communiquer avec le reste du monde, depuis son île déserte. Émouvant parce-qu'il continue d'essayer, qu'il se rend confusément compte qu'on ne veut pas de lui, mais qu'il ne comprend pas vraiment pourquoi et essaie d'y remédier sans se plaindre. Il est trouble, avec ses peurs, sa part d'ombre contre laquelle il n'a rien pu faire (le pauvre bichon)(lézard) ET POURTANT je le trouve plein de lumière. Tâche est un petit fanal brinquebalant dans une bourrasque. C'est un personnage qui fait du bien, avec toute sa douceur, sa délicate étrangeté, son optimisme qui passe en boucle, et se heurte aux difficultés de la vie sans pour autant finir disloqué. J'aime son rôle chez les Cygnes, j'aime son histoire, j'aime ta prose, j'aime son rapport à l'Envers aux Cerfs à Banshee son fatras joyeux ses craintes sa nature instinctive J'AIME J'AIME J'AIME (j'ai pleuré à un moment)(oui)(je ne dirais pas lequel)
Je suis immensément heureux de voir Tâche rejoindre le forum, et non, je n'éprouve toujours aucun remord à t'avoir incité à faire un DC ~~~~, parce-qu'il EST FABULEUX. Adorable. Touchant. C'est un personnage plein de tendresse, et bien que le sort s'acharne sur lui, et bah il fait du bien, Tâche, on en ressort à moitié triste seulement. C'est un gros pansement avec des girafes dessus. Qui arrache la peau quand on veut le retirer.
ALORS LAISSE LE EN PLACE

Je ne t'apprends rien pour la fiche de liens ni la recherche du rp perdu, mais je te file les liens parce-que c'est plus rapide et que je suis sympa.
Aller, va voler, courageux petit Draby
Et éclate toi lol
pardon.






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Tâche
Sam 16 Sep - 19:09
Wow merci à vous ! Je suis tout émotionné !
J'AI FINI PAR LE TERMINER YOUHOU. runforyourlife

Quenotte - merci beaucoup ♥️ Je vais essayer de ne pas décevoir pour la suite ! Et au plaisir de te faire du charme * wink wink * ...hem.

Richter - MON CHEF. MON PAUVRE CHEF TOUT EMBÊTÉ ! Je suis là pour te protéger ! et j'ai droit à un mirobolant, omg

Raspoutine - Trop d'amour, je peux pas handle fangirls JE SUIS UNE BELLE TÂCHE OH MERCI ! ( et puis, tous ces compliments, mes chevilles ne tiennent pas. ça enfle, dieu que ça enfle )

Cicatrices - Bien le merci !

Brèche - Merci beaucoup ! Eh oui ! on le prend pour un idiot, mais en fait, il y a de l'intelligence quelque part ! Bien cachée. * tousse *

Acide - Hey merci merci beaucoup ♥️ Heureux que mon petit bonhomme fasse ressentir des trucs. TENEZ VOUS BIEN. J'ARRIVE.

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