Partagez|
Charogne — Mauvais sang
avatar
Messages : 105
Âge : 24
Libre pour rp? : Oui
Voir le profil de l'utilisateur
Charogne
Mer 30 Aoû - 19:48


ft. Vanessa Ives - Penny Dreadful

fiche médicale
Sous les Briques

Bonjour moi c'est Mâo. Dans la vie je m'ennuie alors je me suis dit "Pourquoi je referais pas un peu de RP ?" et puis deux-trois clics sur un top-site au pif et me voilà. J'aime pas le orange mais je suis tombée amoureuse de l'ambiance de La Maison alors pour une fois je veux bien me faire violence. Je suis sûre que je serais la plus vieille du forum et ça ça m'énerve mais comme il y a le gnuf je pardonne sheep


nom : Adelaide Beauchamp plus connue sous le doux pseudonyme de Charogne en raison de son apparence cadavérique et de l'odeur rance de tabac froid qui l'accompagne.

âge : 37 ans.

âge d'arrivée : 27 ans.

origines : Anglaises.

groupe : L'Église.

rang : Wicked

rôle : Professeur d'Histoire-Géographie.

affiliation avec l'envers : Tombant.

raison de l'admission : Prise de poste en 1982 suite aux recommandations d'un proche du Grand Pape.
Comment votre personnage perçoit-il La Maison, son folklore et ses traditions ? —
Charogne s'accorde si bien au petit monde de La Maison qu'on pourrait jurer qu'elle y a toujours vécu. Elle aime rôder pieds nus dans la cour, une cigarette à moitié consumée entre les lèvres, un livre de poésie à la main et gare à quiconque aura le malheur de se dresser sur son chemin car Charogne a les dents longues et les doigts crochus. Son péché mignon c'est de martyriser les petits nouveaux. Plus ils sont frais et tendres, meilleur c'est. Elle aime se prendre d'affection pour les Rats les plus vicieux et a une aversion particulière envers les Cygnes. Elle ne manque jamais une occasion de leur faire savoir et prend un plaisir vicieux à encourager la plupart des exactions des pensionnaires.
Parmi les rumeurs qui courent dans les couloirs, on dit qu'elle se régale de la chair des plus jeunes enfants, que quelque part dans le Grenier elle aurait une grande marmite pour y faire du pot-au-feu de morveux. En vrai, il n'est pas faux que Charogne adore ronger les os.

Comment perçoit-il L’Envers ? —
Parfois Charogne entend des voix, aperçoit quelques formes décharnées et sent dans un coin de sa bouche le goût âpre du sang. Elle court, suit une ombre au détour d'un couloir, s'arrête et laisse grimper au creux de sa main un scorpion qui erre sur le plancher puis reprend sa course. Voilà qu'elle enfonce une porte qui se brise en mille morceaux et se retrouve au milieu d'une salle de bal. Sa poitrine se soulève et s'affaisse lentement, elle sent contre son torse l'étreinte d'un corset bien trop serré contre sa toute petite taille. La voici vêtue d'une belle robe victorienne. Ses yeux verts sont recouverts de noirs et ses cheveux tirés en un chignon beaucoup trop compliqué. Son crâne lui fait mal. Qu'importe, elle s'élance sur la piste, attrape une créature à tête de loup et bras-dessus, bras-dessous entame une valse sur les notes assourdissantes d'un piano mal accordé. Ses jambes sont lourdes, elle sent les griffes de son partenaire s'enfoncer dans sa peau. Elle veut crier mais ses lèvres sont collées entre elles, alors d'un pas gracieux elle se libère, tourne sur elle-même et finie assise sur une vieille chaise en fer. Le froid lui pique les fesses, mécaniquement sa main attrape le verre de vin qu'on lui tend. Elle veut boire le nectar pourpre qu'il referme mais sa bouche est cousue et voilà que le verre se met à déborder. Elle lâche la coupe, l'entend éclater sur le sol et sent un liquide chaud couler sur ses épaules. Elle lève la tête et le plafond se met à pleuvoir. C'est une pluie rouge et nauséabonde qui dégouline sur son visage. Elle ferme les yeux, les rouvre. Charogne est dans son lit. Elle se redresse, soupire et prend sa tête entre ses mains avant de chercher frénétiquement dans sa commode son paquet de clopes. Tandis qu'elle allume fébrilement une cigarette entre ses doigts tremblants elle se demande ce que sera le prochain plongeon. Ses pieds sont en sang.

Quel est son avis sur les adultes/enfants ? —
Charogne n'a plus que faire des conventions sociales. Ce sont des choses qu'elle laisse pour l'En-Dehors. La plupart des autres adultes l'ennuient ou tout au mieux l'indiffèrent et elle ne cherche guère plus que la compagnie de ses vieux livres voir parfois de quelques-un de ses chouchous de Rats. Elle exècre toute forme quelconque de faiblesse ou de sensibilité au point d'être dégoûtée par une partie des pensionnaires et n'éprouve aucun scrupule à les rabaisser. Personne ne sait trop pourquoi elle est là, c'est comme si elle se fichait totalement de son rôle d'éducatrice, qu'elle n'avait aucune affinité pour sa profession d'enseignante et surtout absolument nulle sympathie envers les enfants qu'ils soient démunis ou pas. C'est sans grande surprise qu'elle est haïe par une majorité des occupants de La Maison.
Pensées en l'air

Les jours de pluie, on la retrouve toujours sur la grande chaise tordue près du cimetière avec son grand parapluie, sa chemise de nuit longue et ses cheveux détachés.

Charogne donne toujours ses cours pieds nus. Elle ne commence jamais une leçon sans se plaindre du fait que combiner histoire et géographie dans une même matière n'a aucun sens. Dans sa classe elle a un grand placard plein d'objets tranchants dans lequel elle enferme les enfants qui l'insupportent en guise de punition. En ouvrant les tiroirs de son bureau, on trouve des paquets de clopes vides, des pages arrachées d'un recueil de poésie et des cartes de tarot. Quand le mois de mai arrive, elle se contente de passer des films d'histoire en classe et se cache derrière une vieille édition de Guerre et Paix pour roupiller. Ses cheveux sont toujours tirés à quatre épingles quand elle enseigne et elle porte souvent de grosses épingles pointues.

Charogne a un le style d'une autre époque. Elle ne porte jamais de soutien-gorges et toujours des robes longues de style victorien. Son maquillage est toujours trop chargé et elle ne fait jamais son teint, elle est bien trop pâle de toute façon et aucun correcteur ne lui va. Elle a une grande cicatrice en forme de demi-lune sous le nombril. Elle a une machine à coudre dans sa chambre et entrepose des tonnes de vieux tissus jaunis par le tabac. Elle fait du point de croix en secret.

Charogne mange peu même si elle se ronge la peau autour des ongles. Elle a horreur de ce qui est trop salé mais n'apprécie pas les sucreries non plus. À vrai dire, elle n'aime pas grand chose sauf le bon thé.

Contre toute attente Charogne est catholique pratiquante. Il y a une grande croix dans sa chambre et un prie-Dieu. Bien qu'elle n'aime ni les prêtres, ni les enfants de choeur, elle va tous les dimanches à l'Église mais pas aux heures de messe. Elle a un accent britannique assez prononcé, y compris lorsqu'elle parle en français car elle maîtrise très bien la langue de Molière. Un peu superstitieuse, elle croit à l'astrologie.  

Est-il vraiment nécessaire de préciser que Charogne fume beaucoup ? Toujours la même marque de clopes françaises. Elle laisse du rouge à lèvres sur ses mégots.
Fragment d'Âme

Comme beaucoup ici bas, Charogne porte bien son nom. Grande, la peau sur les os, le teint blafard et les yeux globuleux, elle fait tout de même partie de cette catégorie de femmes insupportablement attirantes et elle le sait. Charogne a du charme, Charogne a du chien et nul doute que quinze ans plus tôt elle fut une très jolie jeune femme. Nonobstant la maigreur de son faciès et la dureté de ses traits, il y a quelque chose d'esthétiquement plaisant sur son visage. Son nez est droit et fin, ses yeux verts vifs et glaçants, ses pommettes relevées et presque tranchantes tant elles sont marquées, ses sourcils très noirs et tout droits. Avec sa peau blanche de poupée on en dirait presque une statue grecque. Et pourtant il y a trop de noirceur dans son regard vif, dans ses cernes violâtres pour qu'elle soit qualifiée de conventionnellement belle. Sa figure entière est mangée par une chevelure épaisse, noire de jais qui tombe jusque sous ses hanches saillantes. Ses bras sont fins, ses cuisses aussi, pareil pour ses fesses, ses pieds, ses doigts. Tout n'est qu'os et peau, noir et blanc chez la Charogne. Peu de chair dans cette silhouette malingre, presque dérangeante et pourtant odieusement captivante. Elle a tout juste ce qu'il faut de poitrine et de hanches pour être féminine, pas plus. Elle aime porter du rouge sur ses lèvres même si elle a toujours l'air exaspérée et ne sourit presque jamais. Il faut dire que qu'elle a un sourire beaucoup trop grand pour elle, trop large, trop expressif, trop animal avec toutes ses dents curieusement très blanches malgré la cigarette. Elle fait peur quand elle sourit et encore plus quand elle ricane avec sa voix rauque. Elle a cette façon déplaisante de fixer les gens droit dans les yeux sans rien dire comme si elle les mettait à nu. Charogne se déplace avec l'élégance d'un félin, sans bruit, sans maladresse et il n'y a guère que son odeur qui trahisse son arrivée. Avec ses relents de cigarette, il y a toujours quelque chose de magnétique, de ténébreux et de malsain presque charnel qui flotte autour de cette Charogne décharnée et paradoxalement trop pleine de vie.
Bref, Charogne est Scorpion.  

Exécrable est l'adjectif qu'utiliseraient la plupart des gens pour décrire Charogne. Ignoble, pourrie, vicieuse, mauvaise, odieuse, détestable, Charogne laisse toujours un mauvais goût en bouche quand elle passe. Il faut dire qu'elle n'a pas le caractère facile loin de là. Elle déteste beaucoup et n'aime que peu. Elle méprise beaucoup et n'idolâtre que son Dieu et ses poèmes. Ses journées sont répétitives, son boulot déprimant et futile. Il n'y a bien que les explosions de violence et de cruauté des autres pensionnaires qui apporte un peu de couleur à son quotidien. Elle enchaine méchancetés sur méchancetés avec une aisance si déconcertante qu'on dirait presque qu'elle ne se rend plus compte de sa propre perfidie. Et pourtant chacun sait que Charogne est trop intelligente pour faire les choses involontairement. Elle a beau ne pas avoir sa langue dans sa poche, elle mâche ses mots pour mieux les recracher avec une honnêteté tranchante. Ses propos sont cyniques, aiguisés, touchent et piquent là où ça fait mal car Charogne ne fait pas dans la demi-mesure.
Charogne semble toujours de mauvaise humeur mais pourtant Charogne jamais ne s'énerve vraiment. Il lui arrive d'avoir des colères froides, des accès de rage terribles où ses yeux verts brillent d'une lueur encore plus mauvaise que d'ordinaire. Pourtant elle n'hausse pas la voix, ne crie pas. C'est comme si son coeur était tellement sec et glacé qu'elle était incapable d'être vraiment furieuse. Il y a bien la bête en elle qui gratte et qui hurle mais c'est une partie d'elle qu'elle ne montre plus à personne.
Sous ses airs de sorcière, tout le monde se demande ce qu'il y a par-delà la carcasse de la Charogne. A-t-elle jamais aimé quiconque ? Pourquoi abhorre-t-elle autant les enfants ? On dit qu'elle n'apprécie personne, pourtant elle a ses favoris parmi les pensionnaires, ses loulous qu'elle les appelle. Elle glisse des chocolats dans leurs poches, leur susurre des mots doux et se laisserait presque attendrir jusqu'à les étreindre. Puis du jour au lendemain c'est le désintérêt total. Mais voilà que deux mois plus tard, elle est reprise d'accès de tendresse.  C'est qu'il y a un peu de chaleur sous le manteau de froideur et de fierté de Charogne. Un tout petit peu. Et pour les autres ce sera punitions et remarques condescendantes. Surtout pour les faibles, surtout pour les Cygnes tout blancs, tout frêles, tout purs. Elle leur tordrait bien le cou à ceux-là car tout ce qui est malade la répugne.
Elle est si maigre Charogne, elle voudrait croire qu'elle n'a plus la place pour tout ce qui est faiblesse et bienveillance. Trop de rancoeur, d'obscurité et de ferveur en elle. Pourtant, depuis août, depuis que Banshee a disparu, tous les matins Charogne a les yeux rouges comme si elle avait pleuré.
Le Début du Conte



Adelaide est assise en face du grand bureau en cerisier, ses cheveux sont défaits, son maquillage à moitié effacé, à moitié refait. Son eyeliner a coulé le long de ses joues blanches. Elle ronge ses doigts en fixant la pendule accrochée au-dessus de la fenêtre. Tic tac tic tac. Une de ses jambes remue frénétiquement sous sa longue jupe noire. Tic tac tic tac.
Enfin la porte s'ouvre et l'avocat rentre dans la pièce, les bras plein de paperasse. Il a toujours l'air élégant ce Smith dans son costume parfaitement repassé. Sûrement que sa femme doit avoir du temps à perdre pour faire sa chemise tous les matins. L'homme d'une cinquantaine d'années s'assoit, laisse ses dossiers s'écrouler sur le bureau et pousse un soupir qui en dit long.

▬ Je vous cache pas que votre situation est très compliquée Mademoiselle Lam-
▬ Beauchamp. Le coupe-t-elle d'un ton sec.

Il la regarde d'un air contrarié, hausse un sourcil et reprend. Il sent le Chanel. Elle le trouve insupportable. Il devrait savoir qu'elle a repris son nom de jeune fille.

▬ Oui à ce propos votre ex-mari a tenu a apporter son témoignage à l'affaire et... Il fouille dans ses papiers, sort une enveloppe qu'il déballe et se racle la gorge. De derrière le bureau, Adelaide reconnait l'écriture noire de son ex-mari à travers le papier blanc. Ce snob utilise toujours la même marque de stylo dont elle reconnait l'odeur de l'encre. « Inapte à la vie sociale, mère déplorable et épouse odieuse, Mme Beauchamp n'a jamais eu d'instinct maternel, ni même d'instinct de survie tout court. Elle n'a jamais eu la décence d'entretenir le foyer familial, négligeait ses propres enfants, leur faisant sauter des repas et sécher l'école et piquait de telles crises d'hystérie qu'il a fallu engager une aide pour tenir notre maison. »
▬ Une aide ? Vous voulez dire la petite trainée qu'il baisait derrière mon dos en pensant que je ne voyais rien. Adelaide se souvient. Une fois Constantin lui avait dit que faire l'amour avec elle c'était comme faire l'amour à un cadavre tellement elle était raide et coincée.

Imperturbable, Mr. Smith continue :  « Pour tout dire je suis étonné qu'un tel incident n'ait pas eu lieu plus tôt. Voilà pourquoi deux ans plus tôt, je suppliais le juge de ne pas lui laisser la garde des enfants. Il aura fallu une tragédie pour que soit mis à jour la vraie nature de Mme Beauchamp. Cette femme est un danger pour la société et pour elle-même, elle devrait être internée ne serait-ce que pour recevoir les soins qu'elle mérite car Mme Beauchamp souffre de crises de démence et d'anorexie. Je la soupçonne même d'être atteinte de schizophrénie... »
▬ Tsss pour qui il se prend ce con ? Il est psy maintenant ? Les médecins ont jamais rien trouvé d'autre qu'une dépression. Ma tête fonctionne parfaitement bien. Maintenant dîtes ce que vous avez à dire, je vous paye pas à l'heure pour que vous me récitiez les bobards de mon ex-mari.

M. Smith soupire à nouveau, pose son papier et met ses deux coudes sur la table. Son air gêné n'annonce rien de bon. Serait-ce une perle de sueur sur son front ?

▬ Hé bien les propos de M. Lambert à votre égard sont accablants. Il décrit en détails votre vie couple et notamment plusieurs incidents avec les services sociaux.
▬ Ils ont aucune preuve je vous dis, le procureur a clos l'enquête. J'ai jamais levé la main sur mon gosse. Ces bleus c'est pas moi.
▬ Quoiqu'il en soit après ce qu'il s'est passé, j'ai bien peur que le juge ne vous retire la garde d'Isidore.
▬ Quoi ?

Adelaide hoquette. L'avocat continue de lui parler, lui dit qu'il sera bien placé, qu'il continuera à aller dans son école qui lui coûte la moitié de son salaire, qu'elle aura peut-être des droits de visite mais Adelaide n'entend pas, n'entend plus. C'est comme si le plafond lui tombait sur la tête. Elle voudrait pleurer mais n'y arrive pas. Elle reste là, figée et bête et elle attend. C'est pourtant évident mais elle n'y a jamais vraiment pensé. Comme si elle se voilait la face. C'est dit comme un grand seau d'eau froide à la gueule. Et elle se sent couler. À quoi bon se battre, c'est déjà perdu. Elle le sait, elle le sent. De toutes façons Isidore voudra jamais plus vivre avec une mère comme elle. A-t-elle jamais été maman ? C'est pas comme si elle avait été heureuse le jour de l'accouchement et encore moins quand elle avait compris qu'elle était enceinte. Elle se sent toute petite du haut de ses 1m78, les fesses coincées dans sa chaise.





Elle voudrait mourir, disparaitre sur place en laissant comme seule trace un petit nuage de cendres. Elle frotte nerveusement l'allumette contre la boîte mais la flamme ne prend pas. Ses yeux sont rivés sur la tasse en face d'elle. Le thé est devenu froid.

▬ J'ai entendu dire que les funérailles s'étaient bien passées ?

Elle relève les yeux, regarde son interlocuteur d'un air incrédule. Si elle ne se sentait pas aussi mal, elle lui demanderait pourquoi il est aussi con. Mais aujourd'hui Adelaide a l'estomac noué. Comme tous les jours d'ailleurs depuis vingt-huit jours.

▬ Jamais vu de cercueil aussi petit de ma vie. C'est tout ce qu'elle a à dire.

Enfin une étincelle apparaît, disparait et l'allumette prend feu. Elle allume sa clope, tire une grosse latte et n'en ajoute pas plus. Elle repense à Isidore dans son costume noir d'adulte. Il n'a pas pleuré. Elle non plus. Elle ne sait pas s'il tient ça d'elle. Elle espère que non.

▬ Tu t'es remise à fumer ?
▬ Ouais.
▬ Et ton fils ?
▬ On s'en fout je le reverrai sans doute plus. Silence gênant. Il a dit à l'assistante sociale qu'il voulait pas me voir ce petit con.
▬ Faut pas dire ça. Il est encore sous le choc. C'est ton fils après tout.
▬ Ah oui ?

Elle laisse le sentiment de malaise s'installer, perdurer et se concentre sur le son de la pluie qui bat les carreaux du café. Plic, ploc, plic, ploc. Cette atmosphère pesante lui va très bien.

▬ Tu as repensé à mon offre ?
▬ J'ai pas quitté mon poste au lycée pour enseigner dans un institut de dégénérés.
▬ Parle pas comme ça. Isidore pourrait être dedans.
▬ De dégénérés ingrats alors.
▬ Tu sais ce serait une bonne opportunité pour toi. Tu seras logée et nourrie et j'ai déjà parlé de toi au directeur, il est d'accord. En plus ça passerait bien devant le juge.
▬ J'ai dit non.
▬ Regarde quand même.

Il lui tend un article de journal qu'elle prend à contre-coeur. Son regard s'arrête sur une photo de La Maison. Elle a une drôle d'allure cette baraque pour un établissement de rejetons. Plic, ploc, plic, ploc.


Deux mois et quelques coups de fils plus tard, Adelaide fait ses valises, direction la Louisiane. Trois mois plus tard, elle devient Charogne.
Ça fait dix ans maintenant et elle attend toujours qu'Isidore lui écrive. Il a le même âge que Banshee, il est adulte maintenant. Petit con.




Animal, tu n'as pas le choix, tu auras mal ✝️ Animal.
Award du meilleur prof 2k17:
 
avatar
Messages : 77
Âge : 20
Libre pour rp? : 4/4 mais ouvert a la reservation
Voir le profil de l'utilisateur
Ours
Mer 30 Aoû - 19:53
Oui bonjour.

J'aime ce perso. Je voudrais prendre une reservation de lien

Edit : je voudrais faire un pave pour decrire mon sentiment mais ca sort pas sur plus de deux lignes desole


Merci Quenotte:
 
avatar
Messages : 84
Âge : 33
Libre pour rp? : Yep
Voir le profil de l'utilisateur
Moustache
Mer 30 Aoû - 19:55
Salut a toi.

C'est toujours un plaisir de voir de nouveau adultes au milieu de tous ses enfants. o/
Bon courage pour le reste de ta fiche et ne temps fait pas ce n'est pas sûr que tu sois la plus âgée du forum ;)


Mer 30 Aoû - 19:56
bananaintensifies
Le coup de foudre existe et je suis en train de le vivre.
Je vais attendre chaque mot de cette fiche avec dévotion.
(Comment ça j'exagère.)
avatar
Messages : 135
Âge : 27
Libre pour rp? : Libre.
Voir le profil de l'utilisateur
Brèche
Mer 30 Aoû - 19:56
Bienvenue Charogne ! Une dame aux allures victoriennes et embrumée dans sa propre fumée, ça me plaît. love Le passage sur l'Envers donne tellement envie d'en savoir plus sur ce qu'elle vit en tant que Tombante.



PortraitCarnet

Avatars par Quenotte et Cassiel. Award par Quenotte
Feu/Brèche par Fantôche
Mer 30 Aoû - 20:34
j'étais déjà beaucoup trop heureuse en voyant ce choix d'avatar (penny dreadful ♥), et en plus avec ce début de fiche, j'ai vraiment hâte de voir la suite !

bienvenue parmi nous ♥
avatar
Messages : 37
Âge : 28
Libre pour rp? : Oui
Voir le profil de l'utilisateur
Vautour
Mer 30 Aoû - 21:48
bonsoir...

Une charogne pour un vautour, le hasard créé les liens. je suis enchanté de ce personnage et je suis particulièrement charmé par ta plume. bienvenue sur notre forum, bonne continuation à toi et à très vite.

n'hésite pas à me contacter pour toute question.

*s'incline sobrement*


Rigor Mortis
Jeu 31 Aoû - 0:01
Nos adultes ont décidément des patronymes bien animaliers... émerveillé
Bienvenue, je tombe sous le charme de ce personnage wonderful
avatar
Messages : 105
Âge : 24
Libre pour rp? : Oui
Voir le profil de l'utilisateur
Charogne
Jeu 31 Aoû - 2:50
Vous êtes tous trop mignons, je ne sais pas quoi dire sinon que je vais (presque) me sentir mal d'être odieuse avec vous à travers Charogne.

@Ours > Oui biensûr. Je vais me faire un plaisir de te faire vivre l'enfer des bisounours car ton perso est juste trop adorable.

@Moustache > Merci mon Grand ! Au moins je vois que grâce à toi Charogne n'est pas la plus vieille du forum.

@Acide > bananaintensifies bananaintensifies bananaintensifies Arrête tu vas me faire rougir et je vais devoir te prendre comme favori. Ta fiche est à tomber par terre.

@Brèche > Merci ! Je vais faire de mon mieux alors !

@Porcelaine > Enfin quelqu'un qui connait et apprécie le génie de cette série. Merci !

@Vautour > Je suis allée faire un tour sur ta fiche et il y a tellement de points communs entre nos deux persos jechialeputain Il FAUT qu'on fasse un topic ensemble, comme ça ce serait à moi de profiter de ta jolie plume.

@Oubliette > Merci ! Entre persos Tim Burtonien il faut se serrer les coudes !

Voilà je crois que j'ai fini et dit tout ce que je voulais dire. J'espère que ça convient. Il est 2h du matin, je m'en vais décéder sous ma couette, salut !



Animal, tu n'as pas le choix, tu auras mal ✝️ Animal.
Award du meilleur prof 2k17:
 
avatar
Messages : 74
Âge : 14
Libre pour rp? : no
Voir le profil de l'utilisateur
Richter
Jeu 31 Aoû - 3:23
JE SUIS PARFAITEMENT INDIGNÉ PAR CETTE FICHE cette haine contre les cygnes je pleure, que va devenir richter qui est le chef de ce malheureux groupe
BIENVENUE et mis à part le "détail" (snif) sur les cygnes elle est parfaitement géniale, exécrable à souhait et super humaine !!
toute cette fiche est merveilleuse, je vais venir te quémander un lien sans aucun doute !!
avatar
Messages : 136
Âge : 28
Libre pour rp? : Complet / prends les projets en mp
Voir le profil de l'utilisateur
Fange
Jeu 31 Aoû - 11:46



Tu es validée



Eh bien eh bien eh bien...


Nous sommes en face d'un sacré personnage. Percutant, délavé, sarcastique, abandonné, sec comme ces branches asséchées qu'on retrouve près des rivages, qui ressemblent plus à des os qu'à du bois.


En tant que chef des rats il était de mon devoir de venir te valider et je le fais avec un grand plaisir. Cette fiche toute pincée et pourtant drôle à sa manière m'a beaucoup plu. En espérant pouvoir très vite compter sur un lien comme un rp... 


Bienvenue et bravo. 

N'hésite pas à créer ton carnet de liens et à poster une demande de rp comme de remplir la chronologie du forum. Amuse toi bien par ici et encore une fois, bienvenue !








Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Ne vous faites pas de mauvais sang
» Don de sang
» Sénateur Anacacis; entre l'échec et les mauvais choix du peuple haitien
» Monture sang-froid et homme lézard
» Entre éthique politique et mauvais tour de la communauté internationale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: